Un coup d’avance

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  • Les leurres à récupération rectiligne comme le spinnerbait ne jouent pas sur l’effet de surprise. Il faut surtout savoir quand les utiliser.

    Les leurres à récupération rectiligne comme le spinnerbait ne jouent pas sur l’effet de surprise. Il faut surtout savoir quand les utiliser.

  • Grégaires, les percidés entrent souvent en concurrence lorsqu’il s’agit d’intercepter un leurre métallique rapide de type jigging rap. Mais attention, la touche à souvent lieu sur une phase lente voire d’arrêt.

    Grégaires, les percidés entrent souvent en concurrence lorsqu’il s’agit d’intercepter un leurre métallique rapide de type jigging rap. Mais attention, la touche à souvent lieu sur une phase lente voire d’arrêt.

« Les journaux de pêche ressassent toujours les mêmes choses », entend-on parfois. On ne peut pas reprocher à Jean-Christian Michel de nous faire le coup du «en mai, pensez à la mouche de mai !». Car pour ce qui est de penser justement, notre homme bouillonne littéralement de l’intérieur. En s’efforçant de mettre au point des nymphes qui nagent différemment des autres, Jean-Christian touche ici à un domaine vierge et ô combien intéressant pour arriver à se démarquer lorsque les poissons connaissent mieux les nymphes que certains pêcheurs. 

Qu’il est loin le temps où les conditions hydrologiques et météorologiques étaient régulièrement favorables, à la faveur d’un petit coup d’eau. Partout le climat a beaucoup changé en une petite dizaine d’années. Lorsqu’il ne pleut pas pendant plusieurs mois et que le niveau de l’eau ne cesse de descendre, difficile d’espérer une folle activité des truites et des ombres. De plus, les meilleurs parcours subissent une pression de pêche très forte, qui fait que les pois- sons deviennent plus difficiles à leurrer qu’avant. Faut-il voir en cela un problème insurmontable ou au contraire une occasion idéale pour se démarquer des autres pêcheurs ? En pratiquant toute ma vie sur des parcours publics très fréquentés (parfois au-delà du raisonnable) sur le Doubs, la Loue, l’Ain et aujourd’hui sur la Touques, cette adaptation ne fut pas un choix, mais une obligation. La pêche fine n’est pas une invention récente. Nous pêchions déjà en 10/100 et même en 8/100 l’été il y a trente ans, pas pour faire les malins, mais parce que, sur certains parcours, les poissons refusaient les mouches et les nymphes présentées sur des diamètres de fil obsolètes. C’est à cette période que la pêche à la mouche a subi sa transformation la plus radicale, laissant ceux qui n’ont pas voulu évoluer à la traîne, dépassés par un phénomène qu’ils refusaient, la sur- pêche. En pêchant 2 à 4/100 plus fins que la moyenne, nous avions ainsi un gros coup d’avance. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus toujours.

La réussite ne dépend pas uniquement du matériel, mais de la façon de l’utiliser. Un fil fin c’est bien, mais une dérive réellement naturelle c’est mieux. Mais, sans une bonne approche par eaux basses, la meilleure dérive ne vaut rien. Et cet ensemble de choses explique l’insolente réussite de certains pêcheurs – dont certains veulent limiter le talent au seul fait d’être souvent au bord de l’eau – comparé au reste de la troupe, pour qui sauver la bredouille reste l’objectif principal de la journée par eaux basses.

Avec ses nymphes désaxées, Jean-Christian, apporte une solution très efficace qui touche directement au comportement de la nymphe

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