Six mouches à tout faire pour la rivière, le lac et le réservoir

  • Montage mouche 58 FOCUS/montage Chironome corps détaché

    Chironome corps détaché. Un montage à corps détaché, très réaliste et facile à faire. La mouche se tient bien droite, collée à la surface grâce à l’hameçon, en grande partie séparé du corps et qui joue le rôle de quille. Cette excellente mouche figure au catalogue des Mouches Devaux.

  • Montage mouche Chironome D Rib

    Chironome D Rib Ce n’est pas la première fois que l’on vante les qualités du vinyl D Rib. Avec ce modèle, aucun risque de ne pas plaire aux poissons ! Toutes les teintes sont possibles : rouge, olive, brun ou noir.

  • Montage mouche Nymphe passe partout

    Nymphe passe partout Il s’agit d’une des nymphes de la collection des Mouches Devaux de la série Jacques Boyko (réf : JBNT31). Un modèle qui convient autant en rivière pour la pêche au fi l notamment ou en lac.

  • Montage mouche Buzzer UV

    Buzzer UV Imitation classique d’un chironone à utiliser avec une soie plongeante ou fl ottante généralement en train de mouches devant une mouche plus lourde. Incontournable en réservoir. Cette version est passée à la résine UV et à la lampe pour un rendu lisse et une immersion plus rapide.

  • Montage mouche Damsel

    Damsel C’est la larve de libellule, athlétique, véloce et vorace (la larve est carnassière, n’hésitant pas à attaquer des têtards et éventuellement des alevins). L’imitation proposée ici est bien plus paisible…

  • Montage Mouche streamer noir casqué

    Streamer noir casqué Un autre classique, universel, qui marche bien partout. Attention toutefois, si le poil de lapin, avec lequel il est conçu ne manque pas de vie dans l’eau, il s’immerge lentement. C’est parfois sa principale qualité, mais à éviter s’il faut descendre profondément. Le marabou est dans ce cas préférable.

Partout dans le monde, les truites des rivières calmes et des lacs se nourrissent de chironomes, de larves de libellules et craquent aussi pour un streamer noir, même s’il n’imite rien de particulier. Ces six mouches classiques doivent figurer dans les boîtes de tous les pêcheurs voyageurs. En réservoir, elles font merveille quelque soit la saison.

On peut penser que les modèles de mouches que nous vous proposons dans ce numéro viennent directement de la pêche en réservoir. Il est vrai que ce sont des grands classiques de la pêche des truites arcs-en-ciel en eaux closes. Mais il est non moins vrai que les mouches pour la pêche en réservoir sont toutes nées en lacs, bien avant les premiers réservoirs de pêche à la mouche. Les Irlandais notamment ont recours aux imitations de chironomes, de larves de libellules et de streamers depuis des lustres sur les immenses “loughs” peuplés de truites farios sauvages. Dans l’hémisphère sud, en Tasmanie notamment, la pêche en lacs des grosses truites demande également des modèles de mouches adaptées aux eaux calmes.

En rivières lentes, les chironomes font partie de l’alimentation des truites sauvages. Les pêcheurs à la mouche ont tendance à l’ignorer, pensant que ces bestioles moins nobles que les éphémères ou autres trichoptères ne vivent qu’en lacs ou dans les rejets des stations d’épuration. Hormis dans les torrents de montagne, la moindre portion lente de rivière comme il est existe un peu partout suffi t à voir se multiplier les chironomes, qui n’est qu’une famille de diptères nématocères (antennes en forme de fils) qui compte environ 5000 espèces dans le monde dont environ 700 en Amérique du Nord. Ces insectes aux exigences biologiques très faibles se trouvent à l’aise partout et d’autant plus que les eaux sont lentes et dégradées. Pour autant, la diversité de ces insectes est telle qu’il en existe pour toutes les eaux, des plus pures aux plus immondes ! Et si les monteurs de tous les temps avaient tout faux ?

Est-ce qu’une truite de rivière qui prend une imitation de gammare dans un cours d’eau qui en est presque dépourvu s’apprête à prendre ce qu’elle considère comme un petit crustacé ou au contraire un chironome, ou encore juste quelque chose qui doit en théorie être comestible parce que vivant ? Certaines imitations de gammares en “boby stretch”, “corplast” ou en “medallion” ont davantage la plastique d’un vers de vase que celle d’un gammare ! Voilà qui fait réfléchir. D’autant qu’en rivière comme en lacs, certains insectes ne sont jamais pris par les truites. C’est le cas des gerris, ces grands insectes qui font du patinage artistiques à la surface de l’eau avec quatre de leurs six pattes. Jamais les truites ne cherchent à s’en nourrir. Encore une belle enigme qui prouve bien que les truites peuvent peut-être confondre certaines choses, mais que d’autres ne les intéressent pas du tout ! Florent Bailly nous propose sa vision du montage de quelques fameux modèles de chironomes à trois stades différents, d’un modèle de larve de libellule et d’un streamer. Ces montages ne présentent pas de difficultés particulières. Ils demandent en revanche de bien respecter les proportions de matériaux pour rester dans l’esprit des modèles.

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