Salmonidés migrateurs, vive l’autosatisfaction !

Un communiqué de presse de la Fédération Nationale pour la pêche en France, daté du 5 novembre 2015, fait état des captures de saumons et de truites de mer en France pour l’année 2013. Selon ce communiqué, les chiffres viennent seulement d’être rendus publics. On y apprend que “la région où le nombre de captures est le plus important est la Bretagne avec 1169 saumons capturés en 2013”. Il aurait été bon de faire la part des choses entre les castillons (saumons d’un hiver de mer) et les grands saumons de printemps, de moins en moins nombreux, voir proches de l’extinction sur certains cours d’eau. En 2013, 4581 timbres migrateurs ont été vendus aux pêcheurs de saumons et de truites de mer. Au total, 1975 saumons et 257 truites de mer ont été déclarées cette année là. Ce communiqué nous apprend également que 776 “grands saumons (âgés de plusieurs hivers de mer) ont été pris à la ligne en 2013 et plus particulièrement dans le gave d’Oloron et le gave de Pau”. Si l’objet, simplement comptable de ce rapport, ne dit pas si ce chiffre est bon, satisfaisant ou mauvais, on peut s’étonner de deux choses. Premièrement, qu’il ne soit pas fait état des crues dévastatrices du gave de Pau (18 et 19 juin 2013), qui auront forcément des conséquences sur l’avenir et deuxièmement que la FNPF ne joue pas de tout son poids pour limiter ou faire interdire la pêche au filet dans l’estuaire de l’Adour, dont une poignée “d’inscrits maritimes” privent les gaves d’une bonne part de leurs saumons. Dans toutes les îles britanniques, les pêcheurs à la ligne ont fait barrage aux filets estuariens, soit en rachetant les droits de pêche, soit en faisant évoluer la réglementation. En France, on est heureux dès qu’un chiffre se situe au dessus du zéro absolu !

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