Rivières de Franche-Comté, une journée de barrages contre l’inaction politique !

Comme annoncé il y a quelques jours, ce 29 avril fut placé sous le signe des ralentissements du trafic routier dans quatre villes de Franche-Comté : Ornans, Saint-Hippolyte, Morteau et Saint-Claude. Quatre bourgades qui souffrent en ce moment de gros problèmes de pollution et de mortalités de poissons. Pour le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises (LRC), aidé par les fédérations de pêche et de nombreux bénévoles, le but était d’informer les automobilistes au sujet des problèmes environnementaux et de santé publique qui touchent chaque Franc-Comtois, et de dénoncer l’inaction politique face à des maux identifiés depuis des années, reconnus par les services de l’Etat en 2011. De mesurette en mesurette,  d’étude en étude, force est de constater qu’il n’existe aucune réelle volonté de s’attaquer aux problèmes.

Les Français doivent savoir que dans cette région, le traitement des eaux usées, les réseaux d’eau potable ne sont absolument pas aussi performants que les normes officielles veulent bien nous le faire croire. Que 80 000 tonnes d’un comté fatalement industriel et les 500 000 m3 de lisier qui en découlent sont incompatibles avec les zones karstiques des plateaux du haut Doubs et du haut Jura. Il existe des solutions (méthanisation, arrêt des épandages hivernaux, etc.) que les politiques se refusent d’imaginer par crainte d’affronter le monde agricole. Un monde qui se permet de crépir les bureaux des DDT ou de l’Onema de lisier en toute impunité. Ce 29 avril, le Collectif LRC a renversé le contenu de trois poubelles remplies d’algues et d’une remorque d’ombres et de truites morts, provenant de l’hécatombe du Dessoubre, devant la mairie de Saint-Hippolyte. Geste symbolique, mais très éphémère, car suite à un minable chantage que l’un des adjoints au maire a fait aux pêcheurs, toute cette puanteur a dû être remballée fissa.

Ce 29 avril, les militants auront bien compris que ce combat n’est qu’un rapport de forces, et cet épisode humiliant les a remontés comme jamais ! Le temps des courtoises négociations avec les services de l’Etat est désormais révolu.

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