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PS109

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Pêches sportives magazine numérique n°109

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PÊCHES
sportives
N° 109
Un coup de tonnerre (de Brest). Difficile de qualifier autrement
la très vraisemblable décision de Bruxelles de fermer le bar en
2017 dans une zone qui va de la Bretagne nord à l’Irlande et au
sud de l’Angleterre. Toute capture, qu’elle soit professionnelle ou
en amateur, devra être suivie d’une remise à l’eau.
5 000 tonnes du poisson le plus prisé des gourmets seront ainsi
graciées, ce qui va fortement pénaliser nombre de petits artisans
pêcheurs dont c’était la principale ressource. Un mauvais sort
économique pour éviter une catastrophe écologique à laquelle un
demi siècle de démission de la classe dirigeante française a
largement contribué.
Ainsi a-t-on laissé jusqu’à l’année dernière, avec la complicité des
pouvoirs publics, des élus et des scientifiques de l’Ifremer, les gros
chalutiers pélagiques massacrer les concentrations de poissons sur
leurs frayères.
Ainsi a-t-on fait mine d’ignorer les statistiques terribles qui
annonçaient rien de moins que la disparition possible d’une
espèce très lente à reconstituer ses stocks.
Ainsi a-t-on mis du temps à comprendre les mises en garde et les
recommandations des scientifiques européens.
La bonne nouvelle dans tout cela est qu’il n’est peut-être pas trop
tard pour que le bar soit sauvé. Et que
Dicentrarchus labrax
bénéficie de ce statut de poisson de luxe que les prédateurs
bipèdes vont devoir enfin respecter.
Vincent Lalu
EDITO
Fermer le bar
Une passion dévorante…
Pour Muriel Lovichi,
« la dame de Haute-
Savoie», la pêche, et plus
particulièrement la pêche
à la mouche, représente
tout ou à peu près tout
ce qui vaut la peine d’être
vécu. Muriel dort au bord
de l’eau (gardée par son
chien), vit au rythme
des éclosions, pense pêche,
respire pêche et aime
un pêcheur. Ainsi,
les histoires que raconte
la dame de Haute-Savoie
vous emmèneront tour
à tour sur les torrents
de sa montagne, mais aussi
et surtout sur la haute
rivière d’Ain, sa rivière
préférée, les grands lacs
alpins et jusqu’en
Nouvelle-Zélande,
où cette spécialiste
de la capture des grosses
truites en nymphe à vue
vous donnera envie
de voyager.
Caractéristiques techniques :
Format : 150 mm x 220 mm
176 pages.
Réf. : 110359
Prix public : 19,00
Bon de
commande
page 81
Vient de paraître
mune mesure avec celui créé
par les microcentrales qui ne
représentent que 1% de la
production électrique en
France !
Voilà Madame la ministre,
l’énergie dite Propre ! (.…)
Demande de construction
de nouveaux barrages
Demandée principalement
par la FNSEA pour l’irrigation,
elle est non fondée, car si
certains agriculteurs évitaient
la monoculture du maïs de-
puis plus de trente ans dans
certaines régions, la plupart
des terres agricoles ne se-
raient pas réduites à un sup-
port stérile et pollué, tout
comme les nappes phréa-
tiques. Nous ne serions donc
pas obligés de prélever da-
vantage dans nos rivières afin
d’avoir de l’eau potable. Il est
grand temps que le monde
agricole s’adapte et prenne
conscience de l’économie de
ce bien précieux qu’est l’eau
au lieu de la gaspiller chaque
année pour des productions
purement spéculatives. C’est
aussi cette même fédération
qui voudrait voir certains ruis-
seaux rayés de la carte des
cours d’eau afin de pouvoir
se dispenser des contraintes
qui sont imposées pour leur
protection. Madame la minis-
tre, vous n’êtes pas sans sa-
voir que la France (…) s’est
engagée auprès de ses parte-
naires européens en octobre
2000 – Directive Cadre Euro-
péenne Eau – à atteindre un
bon état écologique de ses
cours d’eau, en 2015 ! Non
seulement l’objectif fixé n’a
pas été atteint en 2015 mais
pire encore l’état des lieux de
2013 est inférieur à celui de
2009 avec seulement 41,3 %
des masses d’eau en bon
état ou bon potentiel écolo-
gique sur la métropole (45 %
en 2009). L’échéance a été
repoussée en 2021 et nous
vous demandons de bien
vouloir respecter cet objectif
(…). Madame la ministre,
avec plus de 1 500 000 pê-
cheurs pratiquants, vous
devez écouter la grogne qui
monte. A défaut, nul doute
que les pêcheurs et autres
personnes déçues, ainsi que
leurs familles, soit plusieurs
millions d’électeurs, sanc-
tionneront le moment venu
dans les isoloirs, les respon-
sables de la forte dégrada-
tion de leur biotope ainsi que
de leur loisir. (…) Nous ne
pouvons accepter au niveau
national le projet de nou-
velles microcentrales ou de
nouveaux barrages. Certains
sont d’ailleurs obsolètes et
n’ont toujours pas été réno-
vés ou démantelés. Nous
n’accepterons plus les catas-
trophes écologiques des vi-
danges de barrages.
Protégeons nos rivières !
Nous vous prions de croire,
Madame la ministre, à nos
sentiments les plus respec-
tueux mais attristés.”
Pour les collectifs de signataires et soutiens :
Alphonse Arias, Jean-Pierre Jenn et Fabrice Pons.
Une pétition nationale, via les réseaux sociaux et soutenue
par la presse halieutique spécialisée dont
Pêches sportives
est en cours.
www.change.org
BIENVENUE DANS LA NOUVELLE
BOUTIQUE DE PÊCHES SPORTIVES
Les livres c’est bien, mais il y a toujours un moment où il faut passer aux travaux pratiques.
Désormais, vous pouvez acheter autre chose que des livres sur la BOUTIQUE Web de
Pêches Sportives
. Pour
autant, nous ne souhaitons pas devenir un vrai site de vente par correspondance. Notre projet est seulement
de donner un prolongement à ce que nous écrivons dans le journal. On vous parle de mouches à longueur
d’année. Et il est, certains d’entre vous nous l’ont dit, quelques fois difficile de faire son choix.
Et bien, nous avons décidé de lancer, en collaboration avec
, les sélections
Pêches
Sportives
pour toutes les techniques de pêche à la mouche.
Le cycle de la mouche de mai :
• six modèles de la larve au spent pour coller à
l’éclosion du moment. Mouches montées par
Alain Barthélémy (AB Fly) proposées dans une
boîte de 18 mouches (3 par stade).
• Mouches non vendues au détail.
Toutes les mouches AB Fly sont montées sur des
hameçons Tiemco.
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Réf. : 229 235
la boîte
de 18 mouches
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Ou a commander sur :
www.peches-sportives.com
Une sélection de 18 mouches sèches et émergentes de la collection AB Fly. Des modèles
qui font toute la réputation de la collection d’Alain Barthélémy. Hameçons 14, 16, 18 et
20 selon les modèles.
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Une sélection de 18 nymphes de la collection AB Fly parmi les incontournables de cette
collection réputée. Permet de pêcher la truite à vue durant toute la saison.
Hameçons n° 16 et 18.
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Assortiment de 6 mouches à saumons pour découvrir cette pêche. Sélection adaptée aux eaux
françaises (Bretagne), à l’Irlande, l’Ecosse ou l’Islande. Hameçons n° 10 à 4 selon les modèles.
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La Fressane de Philippe Boisson : la célèbre nymphe de trichoptère enfin disponible
dans sa version originale. 18 mouches, deux tailles, 16 et 18 et trois lestages : pas de lestage
(fil de montage noir), cinq tour de fil de plomb (fil rouille), dix tours de fil de plomb (fil vert).
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Un assortiment de 6 mouches à brochet parmi les meilleures pour la pêche de ce carnassier.
Tailles maxi 20 cm, faciles à lancer.
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Un assortiment de 6 mouches mer pour la pêche côtière et notamment pour la pêche du bar.
Tailles 6 à 15 cm.
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Une boîte “réservoir” de 18 mouches pour faire face à toutes les situations courantes.
Idéale pour découvrir la pêche en réservoir. Pêche légère avec de petites mouches
et pêche au streamer. Tailles 16 à 6.
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Pour sa deuxième saison, le réservoir de Rumilly
ghlhgghghghghg
Actualités
Car le bar est un poisson à
croissance plus ou moins
lente selon les régions. Un
bar de 42 cm, l’actuelle taille
légale (au lieu de 36 pendant
des années) est âgé de 5 à 6
ans, un bar de 70 cm peut
avoir jusqu’à 20 ans. Cette
caractéristique de l’espèce
n’aidera pas à la reconstitu-
tion des stocks.
Le bar dont les scientifiques
et autres professionnels de la
surveillance des ressources
marines nous disaient encore
jusqu’en 2013 qu’il n’appar-
tenait pas à la catégorie des
espèces menacées, au point
de ne pas faire l’objet d’un
TAC (total admissible de cap-
tures) comme le maquereau,
la morue, le merlu ou l’an-
chois, le bar dont la France
est de loin le premier pro-
ducteur européen (5000
tonnes jusqu’à ces dernières
années contre 1000 à chacun
de ses voisins anglais, irlan-
dais, hollandais) le bar,
Dicentrarchus labrax
est
peut-être en train des dispa-
raître. Sans que, en France,
personne parmi les pouvoirs
publics ou les lobbies et syn-
dicats de la pêche profes-
sionnelle ne se soit à ce jour
mobilisé pour empêcher
cette catastrophe écologique
dont les principales victimes
seraient des centaines d’arti-
sans pêcheurs dont c’était la
principale ressource.
Sans compter l’effet induit
que cette affaire d’État risque
d’avoir sur le tourisme ha-
lieutique et les milliers d’em-
plois concernés par le fiasco.
Car il s’agit bien d’une affaire
d’État : depuis des années
des voix de moins en moins
isolées s’élèvent pour dire
que le discours officiel sur
l’état des stocks est menson-
ger, pour dénoncer l’ineffica-
cité stupéfiante de l’Ifremer,
l’établissement public et
commercial dont la princi-
pale mission aurait du être
d’alerter les autorités.
(Comme il le dit lui même,
«L’Ifremer contribue, par ses
travaux et expertises, à la
connaissance des océans et
de leurs ressources, à la sur-
veillance du milieu marin et
du littoral et au développe-
ment durable des activités
maritimes. À ces fins, il
conçoit et met en œuvre des
outils d’observation, d’expéri-
mentation et de surveillance,
et gère des bases de don-
nées océanographiques. »
Sauf que là, il n’a rien sur-
veillé du tout :
« depuis 20
ans,
accusent les membres
de la plateforme de la pêche
artisanale française,
nous
alertons les scientifiques sur
la diminution de la ressource
Jusqu’à aujourd’hui, pour l’Ifremer,
il n’y avait rien à signaler
Plus ou moins 42 cm ?
Ce petit bar va retourner à l’eau.
Actualités
la chute des stocks et par les
mesures radicales qu’elle va
obliger à prendre. Son ba-
teau est basé au Diben sur la
commune de Plougasnou
(29). Quand il a commencé à
pêcher le bar à la traîne, il y a
21 ans 80% de ses prises,
soit 5 à 6 tonnes par an,
étaient des bars. Aujourd’hui
il n’en prend plus que
1,4tonne.
« Avant on faisait des jour-
nées à 100 kg, aujourd’hui, à
30 on est content. L’analyse
des apports moyens en criée
au Guilvinec ou à Concar-
neau confirme l’évolution :
on est passé de 200/ 300kg
à 60 kg. »
Régis Moal pêche depuis
36ans. Surf casting à 12 ans,
chasse sous marine plus tard
puis pêche à la traîne comme
inscrit maritime. Il connaît les
baies de Morlaix et Lannion
comme sa poche.
« On avait une multitude de
coins qui se sont éteints les
uns après les autres comme
des lumières que l’on dé-
branche … »
Des constats que confirment
hélas les statistiques du
CIEM. Pour les scientifiques
européens la chute du recru-
tement a commencé au mi-
lieu des années 2000 et
« la
combinaison de l’accroisse-
ment important des captures
(du à la seule flotte fran-
çaise) et d’un très faible re-
crutement entraîne un déclin
rapide des populations. »
Ainsi l’ensemble des cap-
tures des flottes françaises et
anglaises pour la zone nord
est estimé par le CIEM à
4132 tonnes pour la seule
année 2013 alors que le res-
pect du RMD (prélèvement
durable) imposait que ces
captures ne dépassent pas
1200 tonnes.
riodes et des aires de repro-
duction jusqu’au moratoire
total sur les captures (Ir-
lande) ont commencé à
hausser le ton auprès de la
commission européenne.
Et l’Ifremer dans tout ça ?
L’Ifremer et ses 210 millions
d’euros de budget, ses 1 464
agents dont 595 ingé-
nieurs/chercheurs, ses 450
articles scientifiques parus en
2015, ses 5 centres couvrant
une ou plusieurs régions (At-
lantique, Bretagne, Manche-
mer du Nord, Méditerranée,
Pacifique), ses 20 implanta-
tions côtières, ses 6 navires
(dont 3 hauturiers), son sub-
mersible habité, ses 2 engins
télé-opérés ?
L’Ifremer, il a surtout fait l’ac-
tualité par deux fois, d’abord
quand on a limogé le dg qui
n’avait pas l’heurt de plaire
aux personnels, puis quand
certains des dits personnels
(en l’occurrence ceux du
siège d’Issy-les-Moulineaux),
se sont engagés dans un bras
de fer avec leur tutelle pour
empêcher qu’on ne les ins-
Le CIEM a dans ses recom-
mandations suivantes aug-
menté le niveau d’alarme,
allant jusqu’à suggérer une
baisse de 75% des captures
dans la seule zone nord. Tou-
jours sans réaction des Fran-
çais dont les bateaux avaient
pourtant de plus en plus de
mal à trouver des bars.
Dans le même temps nos
voisins irlandais et anglais
qui n’ont pas attendu l’Eu-
rope pour prendre des me-
sures courageuses allant de
la sanctuarisation des pé-
Actualités
Comment accepter qu’un
institut en charge d’une mis-
sion de service public, qui
consacre le tiers des pages
qu’il publie à des questions
de méthodologie puisse se
contenter d’enquêtes par té-
léphone pour donner une
idée quasi définitive du ton-
nage de poissons capturés
par la pêche de loisir.
En réalité l’Ifremer, et pas
seulement lui, mélange deux
choses ce qui lui permet de
mettre tout le monde dans le
même panier. Il y a les plai-
sanciers dont la pêche est
vraiment un loisir. Ceux là
ne font pas grand mal à la
ressource. Et puis il y a, de
plus en plus nombreux du
fait de la crise, des pêcheurs
au noir dont la prédation
estsûrement conséquente
même si elle reste peu éva-
luable.
Jusqu’à ce que la crise de la
ressource s’aggrave l’omerta
protégeait ces pêcheurs qui
font pourtant une concur-
rence déloyale aux profes-
sionnels qui acquittent
impôts et taxes. Et puis les
forces de l’ordre et les procu-
reurs ont commencé à faire
le ménage. La presse locale,
Ouest France,
Télé-
gramme de Brest
ont consa-
cré des articles à quelques
saisies de bateaux et voitures
assorties d’amendes specta-
culaires. A chaque fois les
quantités saisies (en di-
zaines, voire centaines de kg
de bars ou de filets de bars)
ont donné une idée un peu
plus précise de ce que pou-
vait représenter cette écono-
mie parallèle.
Aujourd’hui le CIEM évalue la
part de la pêche de loisir à
30% du total des captures et
l’inclut dans les recomman-
dations qu’il fait chaque
année en fonction de l’état
supposé des stocks. Cela dit
la question de la pêche de
loisir n’est pas que statis-
Il suffit parfois d’un coup de châlut
pour pêcher plusieurs tonnes de bar.
tique. Elle est culturelle, éco-
nomique et politique.
Culturelle.
Plus qu’en eau
douce la pêche en mer s’ac-
commode mal du no kill.
C’est en toute innocence que
de nombreux plaisanciers
remplissent les congélateurs,
font plaisir aux voisins ou…
jettent à la poubelle.
Appelons le Bernard. Il a
68 ans, un très beau bateau,
une retraite de chef d’entre-
prise, une fortune person-
nelle composée de biens
immobiliers et des revenus
qui doivent tourner autour
de 200 000 euros par an.
Bernard est passionné de
pêche, au bar surtout. Il y est
tous les jours si le temps le
permet. Et il connaît par
cœur les parages de son petit
port du Finistère.
Bernard a un problème : il
est presque incapable de re-
mettre un poisson à l’eau. Au
début il a mangé et distribué
aux amis, à la famille, aux
voisins. Mais ceux là se sont
vite montrés incapables d’ab-
sorber la production de Ber-
nard.
Alors Bernard le rentier s’est
mis à vendre son poisson. Et
il a trouvé des clients : des
particuliers et même des
commerçants. Voilà pour le
culturel.
Economique.
La pêche de
loisir est un vrai bon marché.
Elle pourrait générer des cen-
taines d’emplois et des mil-
lions de chiffre d’affaires.
Ainsi aux États-Unis, sur la
côte Est, le cousin américain
de labrax, le bar rayé est
presque partout interdit à la
pêche professionnelle. Les
pêcheurs amateurs n’ont le
droit d’en conserver qu’un
par jour. Son exploitation
touristique, qui ménage la
ressource, est ainsi devenue
un excellent business.
Politique.
En France, à l’in-
verse de ce qui se passe dans
de nombreux pays, les res-
ponsables politiques n’ont au-
cune considération pour le
loisir pêche qui n’a besoin
pourtant que d’un peu de vo-
lonté pour se développer et
rapporter activités et devises.
Heureusement il y a l’Europe.
C’est à elle que l’on doit la plu-
part des mesures restrictives
actuelles. La taille à 42, le no
kill intégral en zone nord pour
les plaisanciers de janvier à
juin et même l’obligation de
couper en biais la queue des
bars pour les empêcher de re-
joindre les poissons du com-
merce dans les chambres
froides des restaurants.
Mais l’Europe sait bien, elle,
que les plaisanciers ne sont
pas le fond du problème. Et
puisque la France, principal
pays concerné ne faisait rien et
que l’urgence commandait de
passer à l’action, elle a pris les
choses en main. En faisant
enfin voter par le conseil des
ministres des mesures limi-
tant les captures des gros ba-
teaux. Ainsi en 2016, la pêche
a été interdite les 6 premiers
mois de l’année pour les cha-
lutiers et senneurs et deux
mois pour les ligneurs et fi-
leyeurs. Des limitations men-
suelles de captures ont été
ajoutées pour dissuader cha-
lutiers et bolincheurs de cibler
le bar.
Un début. Avec deux bémols:
d’une part ces mesures ne
concernaient que la zone
nord et d’autre part les auto-
rités françaises ont pris leur
temps pour publier les dé-
crets d’application ce qui a
permis aux pélagiques puis
aux chalutiers de fond de finir
le boulot.
Surtout, on se demande à
Bruxelles s’il n’est pas trop
tard. Scientifiques et respon-
sables européens étant
maintenant d’accord pour
imposer aux Français des
mesures de moratoire qui
sont sans doute la dernière
chance de
Dicentrarchus la-
brax.
La mauvaise volonté des autorités
françaises est aussi à l’origine
du durcissement de Bruxelles
Le bar « touristique » a mille fois plus
de valeur que l’autre.
Je ne pêche pas… je m’entraîne
Éric Joly
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Le Sorcier de Vesoul
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Bulletin d’abonnement page 9
Bon de commande page 81
Constat. L’activité humaine a
davantage changé le visage
des rivières de France en un
siècle qu’en des millénaires.
Endiguements, recalibrages,
seuils, barrages : des décen-
nies plus tard, les pêcheurs
se comptent au premier rang
des témoins qui compren-
nent l’impact que ces trans-
formations morphologiques
des cours d’eau ont sur la vie
des espèces aquatiques. Ces
bouleversements ne sont
pas neutres car si en appa-
rence l’eau coule toujours à
peu près au même endroit,
les espèces aquatiques, elles,
voient leur milieu de vie
modifié au point de le rendre
inhabitable. Pourquoi des
rivières jadis productives
voient encore et toujours
leur biomasse s’effondrer
malgré des progrès réalisés
en terme d’assainissement et
de gestion quantitative des
débits ?
Pourquoi sur ces rivières, les
populations de salmonidés
autochtones sont-elles
saines (présence de repro-
duction, de juvéniles, de
sub-adultes et d’adultes)
mais beaucoup plus faibles
que par le passé (divisées
par deux ou par dix en
quelques décennies) ? Une
des principales causes
réside dans le déficit sédi-
mentaire (surtout en PACA)
dont souffrent les cours
d’eau impactés par les acti-
vités anthropiques. Ce phé-
nomène est encore plus
accentué dans les rivières
de régime méditerranéen
au lit naturellement très
large et fluctuant où la diva-
gation des sédiments et des
bras de rivière après chaque
crue était caractéristique de
l’identité et de la dyna-
mique de ces cours d’eau.
La disparition des sédi-
ments entraîne une perte
de diversité des écoule-
ments et donc de l’habitat
piscicole pour des poissons
d’âges et d’espèces diffé-
L’écho du radier
L’écho du radier
Déficit sédimentaire :
des causes connues mais quels remèdes ?
Privées d’une bonne part de leurs sédiments piégés dans les bassins des barrages, les rivières
alpines et méditerranéennes ont au fil du temps perdu leur substrat et avec lui leur vie. Depuis peu,
des programmes de recharges sédimentaires sont mis en place sur ces rivières sous contrôle de
l’Onema et de l’Agence de l’eau.
Par Jean-Christian Michel
comprendre les siennes,
comme si notre puissance
technicienne pouvait tout
surmonter. Le problème a
pris la proportion qu’on
connaît au vingtième siècle,
au point qu’aujourd’hui, pra-
tiquement plus aucune
rivière de l’hexagone ne peut
se prévaloir du titre de rivière
sauvage. Mécanisation et
génie civil aidant, les rivières
qui s’épanchaient dans de
larges plaines alluviales ont
été endiguées afin de
gagner quelques hectares de
maïs et les lotissements
construits en zone inonda-
ble et protégés -pour un
temps- par des barricades se
sont multipliés.
C’est ainsi que l’espace de
mobilité des rivières à été
réduit de façon excessive :
des lits naturels de 200
mètres de larges se sont vus
coincés entre deux digues et
ramenés à un lit artificiel de
moins de 50 mètres.
En rétrécissant ainsi la lar-
geur du lit des cours d’eau
nous avons concentré leur
énergie en période de crue
et en quelques décennies
leur lit s’est enfoncé de plu-
sieurs mètres.
Extraction
L’extraction des granulats
dans le lit des rivières a
amplifié ce phénomène. En
amont des gravières se pro-
duit un phénomène d’éro-
sion régressive : les
matériaux extraits laissent
alors place à un trou produi-
sant un enfoncement du lit
de la rivière, la pente du
cours d’eau augmente et
avec elle la vitesse des écou-
lements qui emportent les
matériaux qui composent le
matelas alluvial. En aval des
exploitations de granulats,
les matériaux venant de
l’amont ayant été retirés
pour être vendus, on
observe le phénomène
symétrique, à savoir une éro-
sion progressive, les maté-
riaux extraits ne pouvant
plus transiter dans le lit du
cours d’eau, le désert avance
peu à peu, laissant apparaî-
tre ces si jolies dalles qui
plaisent tant aux baigneurs
et à ceux qui ne savent pas
que leur apparition signifie
le déclin de la vie dans un
cours d’eau. Ce phénomène
est particulièrement visible
dans les rivières méditerra-
néennes où le charriage était
très important et où l’extrac-
tion des granulats a été pen-
dant des décennies une
activité lucrative. Dans le Ver-
don ou dans la Durance, les
extractions de granulats
représentaient des milliers
de mètres cubes tous les
ans. Vous n’avez qu’à ajouter
un zéro pour avoir une
petite idée de la manne
financière pour des régions
où les activités économiques
étaient très faibles avant
l’avènement du tourisme de
masse de ces dernières
années… Pendant des
décennies, l’extraction des
granulats a été une activité
florissante car la rivière vidée
de ses matériaux se remplis-
sait toute seule avec chaque
crue. Les matériaux charriés
semblaient aussi inépuisa-
bles que leurs eaux. Cultu-
rellement, il allait de soi de
prélever cette manne. Dans
mon enfance, quand nous
avions besoin de sable pour
faire de la maçonnerie, tout
naturellement, nous allions
L’écho du radier
L’écho du radier
Depuis plus de cent ans, on
connaît le problème mais
tout le monde ferme les
yeux. Les turbines tournent,
les sédiments s’entassent en
silence sous les grands lacs
à pédalos et en aval, le
contribuable paye pour
construire des barricades et
des digues pour protéger les
lotissements, pour retenir
les routes qui sont emporté
et désormais, comme la
nappe phréatique s’enfonce
et se réduit et que les terres
jadis humides deviennent
sèches, on arrose les
champs de maïs à grands
coups d’aspersion et de sub-
vention au beau soleil pro-
vençal de juillet…
Ce n’est pas grave ami lec-
teur, ce sont tes impôts qui
financent cela.
La prise de conscience
et les remèdes
Depuis quelques années,
des projets de recharge sédi-
mentaire voient le jour.
Quand une grande entre-
prise n’est pas responsable
du piégeage des matériaux,
l’Agence de l’Eau peux finan-
cer à 80% des chantiers
visant à recréer un matelas
alluvial de plusieurs mètres
permettant de redonner aux
cours d’eau leur visage et
leurs fonctionnalités origi-
nelles : un cours d’eau alpin
ou méditerranéen riche en
galets, cela veut dire des
nappes phréatiques plus
hautes, plus étendues et
dont la capacité auto-épura-
trice est accrue, des écoule-
ments diversifiés, des zones
humides en connexion avec
le cours d’eau, des crues
moins violentes et donc
moins de routes emportées
et de digues à reconstruire
(1 km de digue en zone
urbaine coûte 2 millions
d’euros !). Dans le Drac
amont, ce sont ainsi 3,6 km
de rivières qui ont retrouvé
leur visage originel lors de la
plus importante recharge
sédimentaire réalisée à ce
jour en France. Le chantier a
duré six mois et coûté qua-
tre millions d’euros pour
mobiliser 450 000 m
matériaux par déblais-rem-
blais. Ailleurs, de façon
moins lourde, la recharge
sédimentaire peut prendre
la forme de galets déposés
dans un coude de la rivière
afin qu’ils soient mobilisés
progressivement par les
crues. Le problème majeur
vient des grandes retenues
EDF où la question de la
gestion des sédiments sem-
ble bloquée au propre
comme au figuré. A titre
d’exemple, on estime que le
transport solide du Verdon
est de 45 000 m
par an et
celui de la Durance de 125
. Quelle gestion
pour assurer le profil
d’équilibre des rivières en
aval des ouvrages ? A ce
jour aucune. En acceptant
de prendre la concession
des barrages, le titulaire
devient responsable de la
gestion des sédiments qui
s’accumulent en queue de
retenue. Sur certains grands
lacs, le titulaire de l’opéra-
tion fait donc intervenir des
exploitants de granulats
pour curer (par arrêté pré-
fectoral) les matériaux qui
s’accumulent en queue de
retenues bien que l’extrac-
tion de matériaux en rivière
soit interdite depuis 1997…
et bien que les rivières en
aval des barrages soient
classées en déficit sédimen-
taire par le SAGE (Schéma
d’Aménagement et de Ges-
tion des Eaux). Cela fait dés-
ordre, surtout lorsqu’on sait
que le décret ministériel du
30 mai 2008 encadrant les
opérations de curage stipule
en toute lettre à l’article 9
que :
« Les matériaux mobilisés
dans une opération de
curage doivent être remis
dans le cours d’eau afin de
ne pas remettre en cause le
mécanisme de transport
naturel des sédiments et le
maintien du lit dans son
profil d’équilibre. »
Un jour, il faudra peut-être
envisager de rendre à ces
rivières leurs premières
pierres… et s’orienter vers
un véritable plan de ges-
tion des sédiments.
Cela fera du bien aux
milieux aquatiques et au
portefeuille du contribua-
ble.
Sur le moyen Verdon, les
rochers stabilisent les graviers et
les galets. Ailleurs dans ce
secteur, il ne reste plus que du
substrat grossier.
Les turbines tournent, les sédiments s’entassent en silence
sous les grands lacs à pédalos et en aval, le contribuable paye
pour construire des barricades et des digues pour protéger
les lotissements, pour retenir les routes qui sont emportées…
trois modèles de taille et de
poids identiques mais de teintes
différentes pour pallier l’indif-
férence ou le refus ? Parfois,
c’est une infime différence de
poids qui débloque la situation.
Au final, face au seul poisson
pris dans cet exemple théo-
rique, on se retrouve avec la
nécessité d’être en mesure de
pouvoir proposer au moins
deux lestages et trois teintes. Et
comme tous les postes sont dif-
férents, on en revient à décliner
chaque modèle en quatre les-
tages et entre trois et cinq tailles
d’hameçons. C’est pour cette
raison que je n’aime pas multi-
plier les modèles, car cela
implique au final des milliers
de nymphes. Pour la truite, je
n’en ai que six ou sept au maxi-
mum. Il faut comprendre
qu’une nymphe comme ma
Fressane, une imitation de tri-
choptère dans les tailles 16, 14
et 12 ne pourra jamais m’aider
lorsque que je bute sur une
truite en alerte dans 20 cm
d’eau au mois d’août. C’est
pourquoi certaines imitations,
comme un gammare ou une
pheasant-tail à tête orange fluo,
sont indispensables mais dans
certaines conditions seulement.
Ces nymphes ne sont complé-
mentaires que des modèles qui
se montent dans les mêmes
tailles. A l’inverse, une phea-
sant-tail, modèle ultra généra-
liste est totalement déclinable
de l’hameçon de 24 au 10. Il
existe aussi dans mes boîtes
quelques bizarreries que je n’ai
jamais montées autrement que
d’une seule et unique façon,
lestage compris. Tous les ans, je
me dis qu’il faudrait décliner,
mais j’ignore pourquoi je n’ai
jamais franchi le pas. Le
pêcheur le plus rigoureux à la
fois dans les déclinaisons et
dans le plus faible nombre de
modèles était Norbert Morillas.
Nous avons consacré un article
dans notre dernier numéro à sa
pheasant-tail très particulière. Il
existe aussi des grands pêcheurs
à la nymphe qui ne montent
pas leurs mouches. J’avoue que
je ne comprendrai jamais com-
ment ils peuvent pratiquer ainsi
et j’espère qu’ils ne regrettent
pas trop tous les poissons qu’ils
ont dû laisser derrière eux faute
de munitions adaptées !
Un nombre de passages
limité
Avec des poissons habitués à
voir des nymphes artificielles,
que ce soit “au fil” ou “à vue”,
la “bonne” nymphe, de taille,
de poids et de couleur qui
convient, à toutes les chances
d’être prise. Si ce n’est pas le cas
ou si vous avez raté votre fer-
rage, vous devez immédiate-
ment changer pour tenter de
séduire de nouveau ce poisson
qui se méfiera du modèle qu’il
vient de prendre en gueule et
qui n’était pas très comestible.
En espérant que cela n’ait pas
suffit à le mettre en fuite, vous
devrez lui présenter autre chose.
La taille et le poids étaient visi-
blement justes, donc la diffé-
rence concernera la couleur.
Avec les truites sauvages, nous
avons rarement l’occasion d’es-
sayer plus de deux ou trois cou-
leurs, ce qui représente une
dizaine de passages tout au
plus. Agacé, le poisson se
bloque généralement dans un
premier temps puis déguerpit :
1-0 pour le poisson ! L’ombre
est beaucoup plus tolérant,
mais c’est toujours mieux de le
prendre avec la première
nymphe choisie ou la seconde,
qui est souvent prise parce
qu’elle diffère de la première.
L’ombre réagit favorablement
aux changements de couleurs.
Ça semble le mettre en appé-
Les bonnes couleurs
Tous les pêcheurs à la nymphe
n’aiment pas les mêmes cou-
leurs mais globalement pour la
truite on trouve le noir, le
presque noir, le brun en diffé-
rentes variantes, l’olive plus ou
moins foncé, différents gris,
différents beiges et jaunes. Per-
sonnellement mes préférences
vont vers le noir, le presque
noir, le brun foncé et l’olive
foncé. Avec le temps, j’ai éli-
miné les teintes claires comme
le jaune, le brun clair, tous les
gris et tous les beiges. J’ai en
revanche un faible pour les tons
ocres foncés de type terre de
Sienne. Je retrouve ce brun rou-
geâtre avec un produit comme
le Corplast ou le Boby Stretch.
Leurs noms varient avec les
marques, ainsi que le nom de la
On peut dire qu’il
existe autant de
boîtes à nymphes
qu’il y a de
pêcheurs. Certains
jouent la carte de
la diversité, au
détriment des
déclinaisons en
tailles et lestages
d’un même modèle.
Pour la truite à vue,
les trois premiers
passages sont
primordiaux. Inutile
d’avoir des dizaines
de modèles. Si ces
passages sont réussis,
des nymphes
éprouvées et bien
choisies (tailles et
lestages) ont toutes
les chances d’être
prises. Si le poisson
est alerté, les
couleurs
complémentaires ne
servent à rien. Il est
en revanche
confortable de
disposer de deux ou
trois modèles à
proposer en cas de
refus et de pouvoir
les adapter. Un tout
petit peu de poids en
plus ou en moins par
exemple.
De la cohérence d’une boîte à nymphe
La pêche à la nymphe est une pêche de simplicité dont la nymphe artificielle
n’est que l’élément le plus visible mais sans doute pas le plus important… Pour-
tant, ce sont bien ces petites créations de plumes et de poils qui obnubilent l’ima-
ginaire des pêcheurs et qui remplissent les revues de pêche, les catalogues et les
boîtes. Il y a du fétichisme dans tout cela et une bonne dose de croyance ma-
gique en des pouvoirs occultes dont seuls les initiés maîtriseraient l’alchimie !
Plutôt que de vous livrer mes
modèles magiques (vous rêvez
ou quoi ?) et de vous en mettre
plein la vue avec des montages
catégorie champion du monde,
je vous propose plutôt de cher-
cher à comprendre ce qui fait la
pertinence du choix d’une
nymphe et donc, la cohérence
qui va présider à la construction
de votre boîte.
Il faut bien comprendre que
dans une boîte bien pensée, les
mouches doivent prendre sens
les unes par rapport aux autres
et répondre à des besoins précis.
S’il y a une chose dont j’ai hor-
reur, c’est de la bonne âme que
l’on croise au bord de la rivière
et qui décroche une nymphe de
sa boîte pour vous la donner en
disant avec une sincère gentil-
lesse : “tiens, prends celle-là,
avec elle, j’ai fait des pêches du
tonnerre dans les gorges du
Pouflon”. Bien évidement, vous
ne pouvez pas connaître le les-
tage du cadeau mais le pire c’est
que vous ne savez rien des cir-
constances et des choix qui, le
jour J, ont fait de son machin
insignifiant une arme fatale.
Ainsi naît cette croyance en un
pouvoir occulte des nymphes
artificielles au nom de l’idée que
ce qui a été bon un jour sera
bon toujours. Je connais
quelques crédules dont les
boîtes à trésors sont remplies de
machins glanés ici ou là, au gré
des lectures et des rencontres,
remisées et multipliées avec une
superstition médiévale ! Une
collection au petit bonheur,
sans savoir. Parfois c’est suffi-
sant… mais rarement.
Alors bien sûr, si vous vous ren-
dez dans les gorges du Pouflon
Nouveau et interessant
La petite classe est une nouvelle section de
Pêches Sportives
consacrée
à l’initiation et au perfectionnement. Cette séquence, cela fait des
années que nos lecteurs la demandent :
“ Vous êtes trop techniques, trop pointus, pensez aux débutants, aux
pêcheurs qui veulent découvrir de nouvelles techniques, à ceux qui
veulent progresser…”
Nous avons fini par comprendre qu’ils avaient raison. Enfin, il est plus
juste de dire que nous étions conscients du problème mais que l’on ne
savait pas trop comment l’aborder.
La vulgarisation est souvent proche de la caricature. En matière de
pêche c’est encore plus vrai : que de clichés ressassés année après
année par de soi-disant spécialistes sous couvert de pédagogie.
La presse halieutique a vécu pendant des décennies sur l’idée qu’un
mauvais dessin pouvait suffire à donner le sens de l’eau (pas celui du
cours d’eau).
Le contraire de ce que nous voulons faire aujourd’hui dans “la petite
classe” avec cette
troisième séquence
consacrée à la pêche en réser-
voir
Elle s’adresse tout à la fois aux débutants et à ceux qui veulent se per-
fectionner dans cette technique complexe qui a beaucoup évolué en
une trentaine d’années. Bref à tous ceux qui voudraient tenter l’expé-
rience mais ne savent pas par où commencer. Cette petite classe sur le
sujet du réservoir est prévue en deux parties parce que le sujet n’est
pas simple. Pour plus d’efficacité vous pourrez vous procurer les DVD
n°41 et 42 tournés récemment avec Grégoire Juglaret (voir p.11) qui
traite de ce sujet.
Et très vite, on l’espère, passer aux travaux pratiques au bord de l’eau.
Inconnue en France avant le début des années
1980, la pêche en réservoir nous vient d’Angleterre.
Outre-Manche, les rivières à truite ou à ombre sont
très privatisées et la pêche très onéreuse. Le com-
mun des moucheurs anglais pêche donc en lacs.
L’origine des réservoirs anglais est essentiellement
liée aux réserves d’eau potable. Il s’agit de très
grands lacs artificiels de plusieurs milliers d’hectares.
Rutland, dans le comté du même nom, impose sa
surface de 10,86 km
qui fait de lui le second plus
grand lac du Royaume-Uni. Pour aborder de telles
étendues en barque équipée d’une moteur 5 cv, il
faut d’abord être suffisamment marin pour affron-
ter une houle parfois effrayante et disposer d’un
minimum de feeling pour trouver les poissons ! En
France, le premier réservoir fut le Lac du Château à
Vert-en Drouais à côté de Dreux, suivi quelques
années plus tard du lac de Trept en Isère. Hormis le
lac du Drennec dans le Finistère (AAPPMA de
l’Elorn) et ses 110 ha, le plus grand réservoir fran-
çais fut longtemps le lac de la Landie dans le Puy-
de-Dôme et ses 37 ha. Triste nouvelle pour les
3. La pêche
en réservoir
ère
partie)
Le parent pauvre de la pêche à la mouche en rivière fait de plus en plus d’adeptes et de bons
spécialistes qui s’inspirent des techniques spécifiques anglaises. Beaucoup plus riche et com-
plexe qu’on peut le penser, la pêche en réservoir est une science, qui ne demande pas moins
de deux Petite Classe pour en faire le tour. Cette première partie est consacrée aux origines,
à l’évolution de cette pêche qui Outre-Manche est un sport national et au matériel. La seconde
partie traitera du comportement des truites en plan d’eau, des stratégies à adopter en fonction
de la saison, des astuces des grands champions pour multiplier les touches et des erreurs à
ne pas commettre pour éviter la casse ou les refus.
En France, la pêche en barque en dérive
ressemble à ce qui ce fait en Angleterre sur des
plans d’eau de plusieurs centaines d’hectares.
Une simple brise suffit pour partir discrètement
à la rencontre des truites.
l’époque, ou une mouche noyée dunkeld. Le maga-
zine Plaisirs de la Pêche première version, publiait
régulièrement des articles fort intéressants sur le
sujet dans les années 1980, parfois signés de vérita-
bles légendes comme Bob Church ou Peter Gather-
cole. Les lecteurs de ce magazine découvrirent alors
le “loch style” sur les grands plans d’eau anglais.
Mais pour la grande majorité des pêcheurs à la
mouche français, dont un nombre important a
purement et simplement refusé d’aller se compro-
mettre dans des “baquets” peuplés d’arcs-en-ciel, ce
fut surtout l’occasion de sortir sa canne à mouche à
l’inter saison, de pêcher à la mouche sèche ou en
nymphe à vue. Pour les jeunes nympheurs de l’est de
la France, c’était là une opportunité de continuer à
pêcher une fois la saison de pêche en rivière terminée
en entretenant les réflexes du ferrage éclair propre à la
pêche à la nymphe. Peu de pêcheurs disposaient de
cannes pour soies 7 ou 8, de soies plongeantes ou
intermédiaires pour la pêche au streamer. Les choses
sont restées ainsi tant que la pêche de compétition en
réservoir était pratiquée en mode dilettante. Mais la
carotte de la timbale étant irrésistible, certains com-
pétiteurs se sont spécialisés, sont allés en Angleterre
pour apprendre les techniques de pêche au streamer,
à la mouche noyée ou en dérive en bateau. Les mou-
cheurs parisiens, qui ont le même problème que les
anglais en raison de la rareté des bons parcours pour
la pêche en rivière autour de la capitale, sont devenus
d’excellents spécialistes, rivalisant sans complexe avec
les meilleurs champions anglais dans les rencontres
internationales. Aujourd’hui, le nombre de bons
pêcheurs en réservoir a considérablement augmenté.
On trouve aussi un large choix de matériels spéci-
fiques qui n’existaient pas il y a vingt ans.
3.1.3. Les différentes techniques
de pêche en réservoir
De la surface jusqu’au fond des plans d’eau, la pêche
à la mouche en réservoir permet de couvrir l’intégra-
lité de la hauteur d’eau jusqu’à une profondeur de 6
ou 7 mètres. La pêche en surface est celle qui évi-
demment ressemble le plus à la pêche en rivière. Les
mouches doivent flotter longtemps et doivent parfois
être lancées loin pour atteindre les gobages. Comme
nous l’avons vu, la pêche à la nymphe à vue est très
agréable quand les eaux permettent de voir parfaite-
ment les poissons. Les autres techniques viennent
d’Angleterre. Il s’agit des pêches dites au chironome,
à la mouche noyée ou au streamer avec ses nom-
breuses variantes. Toutes ces techniques peuvent être
utilisées depuis le bord ou en bateau.
La pêche en surface
C’est la plus simple à mettre en œuvre et à compren-
dre car tous les pêcheurs à la mouche savent en prin-
cipe pêcher à la mouche sèche. En réalité, c’est aussi
une spécialité qui en eaux closes peut être pointue.
On voit de beaux gobages, et on se dit que ça va être
la kermesse. En réalité, c’est souvent plus compliqué.
Les poissons se déplacent sans cesse et parfois on ne
parvient pas à croiser leur route. Si le vent ride la sur-
face, les poissons remontent généralement au vent
mais pas toujours. Ensuite, il faut pourvoir distinguer
sa mouche à la surface. Les mouches doivent pouvoir
flotter longtemps y compris en petites tailles. Tous les
matériaux flottants bien tel le poil de chevreuil, le
foam, le hackle de coq, le CDC seront mis à contri-
bution pour obtenir des mouches qui peuvent rester
plusieurs minutes en surface sans couler.
Au niveau de la stratégie à adopter, il y deux écoles.
Soit on joue la carte de la patience en se disant que
fatalement, une truite va passer sous la mouche, soit
on essaye de toujours poser sa mouche à proximité
des poissons. C’est une question de tempérament !
Le réservoir ? Avant tout une évasion à la morte
saison, jamais très loin du club house qui
réconforte le pêcheur qui a vaillamment affronté
la grisaille hivernale.
les touches. La gamme de soies JMC Compétition
reprend également ce principe (Grégoire Juglaret
utilise ces soies dans notre DVD n° 42 pour la pêche
aux boobies). Ces soies existent dans toute la gamme
de vitesse de plongée. Nous vous les recommandons
vivement. C’est aussi grâce à elles que l’on peut évi-
ter d’avoir à aller chercher certaines mouches dans
l’estomac des truites !
Très à la mode à leur sortie il y a une vingtaine d’an-
nées, les soies intermédiaires transparentes qui à
l’époque (Monic) avaient une glisse presque inexis-
tante, ont fait quelques progrès. En réservoir, leur
discrétion dans l’eau est plutôt inutile. Elles ont été
faites pour la pêche du bonefish et du permit sur les
flats, des poissons qui ont constamment peur de leur
ombre. Les soies dites intermédiaires coulent très
lentement. Elles sont pratiques lorsqu’on veut
pêcher perpendiculairement au vent, bien que dans
neuf cas sur dix, on y soit plutôt obligé ! En se posi-
tionnant sous les vaguelettes, la soie échappe à la
dérive, reste en ligne et non en arc de cercle comme
le ferait inévitablement une soie flottante avec son
lot de touches ratées pour cette même raison.
Dans presque tous les cas, les soies low stretch ont
un avantage surtout si elles sont à “densité compen-
sée” comme les Sixth Sense. Un profil de soie étant
une succession de parties plus ou moins fines, il est
normal que les plus grosses sections coulent plus
rapidement que les plus fines. Normal, sauf avec
celles dont ce défaut a été corrigé. Cela évite d’avoir
un gros ventre de soie qui traîne au fond alors que
la pointe se situe deux mètres plus haut. Moins une
soie est alignée, moins les touches sont perçues. La
marque Rio a développé une gamme complète de
soies plongeantes à densité compensée, les InTouch.
Scientific Anglers également avec les Mastery Uni-
form Sink.
Tableau des vitesses de plongées en cm/s
Le S qui précède le chiffre signifie sinking qui en
français veut dite plongeante. Cela peut varier avec
DI (density intensified) chez Airflo. Le chiffre ne
signifie pas le numéro de soie mais une indication de
densité, exprimée en pouces/seconde chez Airflo.
Plus le chiffre est élevé, plus la densité est impor-
tante et plus la soie coule rapidement. Les vitesses de
plongées sont donc exprimées en pouce (“)/seconde.
Un pouce mesure 2,54 cm et il y a 12 pouces dans
un pied de 30,48 cm. Chez Airflo par exemple, la
gamme des soies intermédiaires et plongeantes coule
de 1,3 à 20 cm/seconde. Les soies de marques fran-
çaises, comme celles proposées par les Mouches de
Charette indiquent ces valeurs directement en cen-
timètres ce qui évite de faire la conversion.
Toujours chez Airflo, les vitesses de plongées sont
les suivantes :
Intermédiaire (I) lente : . . . .0,5 “/s (1,27 cm)
Intermédiaire standard : . . .1″/s (2,54 cm)
Intermédiaire (I) rapide : . . .1,5 ”/s (3,81 cm)
Plongeante DI 3 : . . . . . . . .3”/s (7,62 cm)
Plongeante DI 5 : . . . . . . . .5”/s (12,7 cm)
Plongeante DI 7 : . . . . . . . .7”/s (17,78 cm)
Plongeante DI 8 : . . . . . . . .8”/s (20,32 cm)
Le pêcheur doit toujours observer, tenir
compte de l’ensoleillement, du vent,
de la température de l’eau pour trouver
la bonne option.
soit un bas de ligne hors pointe de 3,20 m et une
longueur totale oscillant entre 4,20 m et 4,70 m.
Le corps du bas de ligne est réalisé en Kamoufil
Mouches De Charette.
Laurent monte ses grosses mouches sèches sur un
fil de fluorocarbone de 13,5/100, plus raide à dia-
mètre égal qu’un nylon, ce qui lui permet de mieux
présenter ses grosses mouches. La pointe de son bas
de ligne est allongée ou raccourcie au gré du vent
de façon à pouvoir placer la mouche précisément et
délicatement sur le nez des truites en maraude. Si la
pêche se fait le vent dans le dos, le bas de ligne peut
être rallongé, à l’inverse avec un léger vent de face,
la pêche devient difficile et le bas de ligne doit être
raccourci. Ce bas de ligne permet aussi à Laurent
de pratiquer d’autres pêches, notamment à deux
mouches, en rallongeant la pointe. Laurent monte
son bas de ligne sur une soie flottante n°7 et pêche
avec une canne de puissance 7.
On remarque que le corps de ce bas de ligne ingé-
nieux est fait pour s’étendre facilement à longue dis-
tance, quand l’énergie n’est en théorie plus tout à
La pêche en dérive avec ou sans ancre flottante
(si le vent forcit) est sans doute la plus belle
technique qui soit en réservoir.
fait suffisante. Les deux premiers brins, gros et longs
font alors ressort pour propulser le reste vers l’avant.
Bas de ligne pour la pêche au streamer et aux boo-
bies
Avec une soie plongeante, c’est un non sens de vou-
loir construire un bas ligne long et complexe. Pour
rester au bon niveau de pêche et profiter de l’ali-
gnement de la soie, chargée de transmettre les
touches, mieux vaut ne pas dépasser 2,50 m. Pour
changer facilement de bas de ligne, généralement
constitué d’un seul brin de 22/100 en fluorocar-
bone (voir notre DVD consacré à la pêche aux boo-
bies avec Grégoire Juglaret), un premier brin est
relié à la soie par une épissure. Ce brin de fluoro-
carbone de 35/100 d’une longueur de 40 cm est ter-
miné par une boucle d’un petit centimètre. Le brin
de 22/100 est relié boucle dans boucle.
Bas de ligne pour la pêche aux chironomes ou avec
des mouches noyées
Même principe que pour le bas de ligne pour la
pêche au streamer. L’alignement des soies intermé-
diaires et plongeantes doit être respecté. La formule
décrite par Grégoire Juglaret, dans le DVD tourné
au lac de Malaguet et qui traite de la pêche aux chi-
ronomes et à la mouche noyée, est des plus efficaces.
Elle se compose d’un brin intermédiaire de 35 cm
chargé de faire le lien entre la soie et la pointe. Une
pointe en fluorocarbone qui mesure entre 2,50 et
4 m, en 15 à 25 /100 selon la taille des mouches, la
méfiance des truites et le nombre de mouches qui
varie de une à trois termine ce bas de ligne. Gré-
goire conseille de toujours utiliser du fluorocarbone
pour les bas de lignes à potences (pêche à plusieurs
mouches), car ce fil raide limite les emmêlements. Il
conseille également de constituer les potences avec
le même fil (marque et modèle, en l’occurrence du
Atlas Mouches de Charette) que la pointe, ce qui
est un gage de solidité. La potence peut être de 2 à
4/100 plus fine que la pointe. Dans le cas d’un train
de deux ou trois mouches, un modèle un peu plus
lourd que les autres est placé en bout. Cela permet
de mieux étendre le bas de ligne.
Grégoire Juglaret avec une
fario du lac de Malaguet en
Haute-Loire. Un très beau
lac où il est possible de
pêcher en dérive.
Ci-dessous : le club house,
son réconfort et son matériel
de dépannage. Un lieu
convivial.
Vraiment utile
C’est l’ambition de cette section de
Pêches sportives.
Dans ce cahier Focus prend place
toute l’expérience, la critique, la pratique des journalistes et des experts à qui nous avons
demandé de prolonger par la pédagogie, l’explication et surtout le mode d’emploi, l’offre des
concepteurs de matériels.
Pro Trim /
Tapis de lancer bateau
On connaissait les paniers de lancer mais pas encore les tapis
conçus sur le modèle des paniers, avec des tiges verticales et
souples, qui maintiennent la soie et l’empêche de glisser. La
société américaine Pro Trim commercialise ce tapis lourd, auto
adhérant qui garantit des shoots longs sans encombre. Il a été
conçu pour favoriser un premier shoot efficace.
http://www.danblanton.com/protrim.html
Notre avis :
une excellente idée, car dans un bateau et
encore plus dans une barque de pêche en réservoir, la soie en
attente de lancer va immanquablement se loger là où il ne
faut pas : fermetures de coffres, taquets, bagages, etc. Et ces
petites choses ne manquent jamais de bloquer la soie au pre-
mier lancer.
JMC /
Tapis de lancer rive
Contrairement au tapis ci-contre, munis de petites tiges très
pratiques en bateau pour éviter que la soie ne subisse la gîte
due à la houle et glisse par dessus bord au risque de passer
dans l’hélice du moteur, ce tapis de lancer plat se destine à
la pêche depuis le bord. Lorsque la végétation passe son
temps à piéger les boucles de soie au sol, il devient très dif-
ficile de continuer à pêcher sans devenir fou !
Prix conseillé : 29,90 euros chez la plupart des détaillants.
Notre avis :
indispensable dans tous les cas où la rive
n’est pas constituée de gazon bien tondu. L’avantage de
ce tapis est qu’il ne pèse rien (il faut parfois beaucoup
marcher autour d’un réservoir) et qu’il se plie facilement
pour un encombrement minimum.
FOCUS
Spécial réservoir
Wapsi /
Vinyl D-Rib Large
On ne présente plus le “vinyl D-rib”, qui avec sa face bombée
reproduit les annelures du corps des nymphes, chironomes et
autres mouches noyées. Il est aujourd’hui disponible en ver-
sion large, qui l’oriente vers les grosses tailles d’hameçons.
Comme son petit frère, il reste extensible et donc adaptable à
différentes tailles d’hameçons.
Prix conseillé : 2,19 euros.
http://www.taimen.com
Notre avis :
le vinyl D-rib normal est surtout destiné aux
petites mouches, montées sur des hameçons n° 20 à 12. La
version large s’accommode des tailles 12 à 8 voire 6. Il peut
aussi être utilisé en cerclage pour des corps de streamers.
JMC /
Soies réservoir Compétition
Une gamme de soies pour la compétition réservoir qui
permet d’atteindre de longues distances de lancer. La
tête de lancer longue charge parfaitement la canne. Le
profil de ces soies “low stretch” facilite la détection des
touches. Le running line (partie jaune à l’arrière de la
soie) dur et sans mémoire a une très bonne glisse. La
surface micro-striée réduit le frottement et augmente la
vitesse au moment du shoot. Le running line est flot-
tant, y compris sur les modèles intermédiaires et plon-
geants.
Prix conseillé : 74,90 euros chez la plupart des détail-
lants.
Notre avis :
une gamme complète, très cohérente de
soies flottantes, intermédiaires et plongeantes jusqu’à
S8 pour s’adapter à toutes les situations.
Simms /
Nipper blades
La pêche en réservoir demande de pouvoir couper net du fluorocarbone très dur et de diamètres parfois importants. Le coupe
fil Simms est non seulement efficace mais de plus, ses lames sont interchangeables.
Prix conseillé pour un jeu de lames : 16,95 euros (39 euros pour le coupe-fil complet).
Notre avis :
rien de plus énervant qu’un coupe-fil qui aplatit le nylon, hache le fluorocarbone et empêche ce fil mal coupé de
passer dans l’œillet de la mouche. Réputé pour ses produits de grande qualité, Simms propose un coupe-fil qui n’est pas qu’un
simple accessoire au rabais que l’on trouve au rayon porte-clefs et accessoires variés !
FOCUS/
montage
Hardy Ultralite CA DD 4000
La célèbre marque anglaise Hardy a mis longtemps à faire évoluer sa
gamme de moulinets mouche. C’est chose faite avec une gamme qui
autorise les pêches fines et se marie bien avec les cannes très légères.
FOCUS/
montage
De fils en hameçons…
Qu’il est loin le temps où on avait uniquement le choix entre deux fils de montage
grossiers ! Aujourd’hui, les fils de montages sont presque aussi variés que les
montages eux mêmes ! Certains peuvent se diviser en deux parties, d’autres sont en
micro-fibres pour imiter autant le corps que les ailes de la mouche. Et que dire des
fils les plus fins, jusqu’à 16/0, qui ouvrent les portes d’un monde microscopique.
Montages Florent Baillly
Dérivés de l’industrie du textile, les fils pour le montage des mouches ont évolué avec les machines de tissage pour plus de finesse et
de régularité. Les catalogues regorgent de modèles divers et variés qu’il vaut mieux connaître car à contre emploi, un fil particulier
peut s’avérer inutilisable !
FOCUS/
montage
Nymphe tissée
Une technique qui en France a été
popularisée par le monteur Michel
Flenet il y a plus de vingt ans !
Fixer dans votre étau un hameçon
Daïchii D 1310 n°14. Commencer
l’enroulement d’un fil de montage
noir 8/0. A l’arrière de la mouche,
fixer deux fils Glo Brite rouille et
Le tissage commence ainsi : faire
nymphe avec le fil rouille (ce fil
rouille passera toujours sur la
rouille, puis passe sous la mouche
la première étape.
à chaque fois un segment supplé-
mentaire.
8 et 9.
peut finir la nymphe avec un clas-
sique dubbing et un sac alaire.
Coupez l’excédent et rabattre
légèrement les fibres vers l’arrière
avant de faire le nœud final.
FOCUS/
montage
Montage
ailes séparées
Un montage très réaliste cher à
Marc Petitjean dont les ailes en
CDC se retrouvent séparées à
environ 60°. Un excellent modèle
passe partout, facile à monter.
Choisir un hameçon Tiemco 100
n° 16 et commencer l’enroule-
ment d’un fil de montage Uni
Thread jaune 8/0. Fixer des
cerques en coq pardo de la lon-
gueur de l’hameçon.
Le corps est réalisé avec le fil de
montage. Il est plutôt fin. A l’em-
placement du thorax, fixer un
brin doublé de polypropylène en
bobine Veevus M 01 L.
Rabattre le polypropylène vers
l’arrière. Au même endroit, pla-
cer une pincée de fibres de
CDC, soit l’équivalent d’une
plume bien fournie.
Couper les pieds et en enroulant
le fil de montage à la base de
l’aile, la redresser tout en la
consolidant.
Sur le fil de montage, torsader
un dubbing Orvis Spectrablend
dark/olive.
Enrouler le dubing sur deux
tours seulement. Couper l’excé-
dent puis rabattre le
polypropylène pour séparer les
ailes.
Les ailes doivent être taillées
pour plus de réalisme.
1. Choisir un hameçon Tiemco 100 n° 10 (ou 9300 si
grosses truites). Commencer l’enroulement d’un fil de
montage brun foncé 6/0. Un tinsel rond doré est fixé
à la courbure. Une boucle à dubbing est préparée
avec un twister lourd.
2. Le dubbing provient d’un masque de lièvre,
volontairement avec de la bourre pour que la
mouche puisse couler. Torsader la boucle.
3. Enrouler le dubbing pour former un corps et le
cercler en tournant le tinsel à l’envers du sens
d’enroulement initial.
4. Préparer six herls de queue de coq faisan. Faire deux
nœuds simples par “patte”.
5. Placer les pattes par groupe de trois, de chaque
6. Faces brillantes sur le dessus, placer deux hackles
roux de cou indien bon marché à l’emplacement du
thorax.
7. Enrouler le hackle sur trois tours. Couper l’excédent.
8. Deux ailes en deux pointes de hackles “grizzly” par
côté sont ajoutées “à plat”.
9. Couper l’excédent et faire le nœud final.
51°25’ Sud – 72°10’ Ouest : Puerto Natales , Chili
Patagonie,
une destination
dans le vent !
Laisser errer ses yeux sur la carte du Chili, repérer la “ruta del fin del mundo” qui
mène aux confins du monde, égarer son imagination dans le fjord Ultima Esperanza
ou suivre les derniers pas de Bruce Chatwin* en Patagonie jusqu’au canal Senoret où
se blottit Puerto Natales, c’est déjà voyager ! Vous comprendrez donc qu’aller pêcher
dans cette région de Magallanes n’était pas vraiment le motif principal du voyage et
pourtant que fut notre surprise…
Kathleen et Jean-Pierre Piccin
bonnes nouvelles nous per-
mettent d’espérer car deux
pêcheurs qui étaient sur la
partie aval de la rivière ont
pris six truites de mer au
coup du soir et c’est préci-
sément le parcours que
nous devions pêcher le len-
demain. Nous déchantons
rapidement car nous ne
prenons et nous apprenons
qu’il s’attrape du poisson
en amont ! Me lassant de
pêcher les grands pools, je
décide de monter jusqu’à
un endroit où la rivière se
rétrécît et court rapide-
ment de mon côté sur une
cinquantaine de mètres
avec sur l’autre rive une
partie calme qui me parait
intéressante. Je lance en
face, fait plusieurs men-
dings pour maintenir la
mouche dans cette zone et
très vite accroche une
énorme truite de mer qui
saute, s’engouffre dans le
courant et le dévale à toute
vitesse. Tandis que le mou-
linet se vide je cours
derrière elle et lorsque je
m’apprête à traverser un
bras de rivière dont je ne
connais pas la profondeur
elle réussit à s’échapper !
Il ne reste qu’une demi-
journée et je suis encore le
seul à ne pas avoir sorti une
truite de mer ! La rotation
des pêcheurs sur la rivière
nous fait pêcher la partie
amont du parcours où je
m’applique à ratisser un
magnifique pool lorsque je
vois un marsouinage au-
dessus de moi, là où j’avais
déjà trainé ma mouche. Je
remonte la rive de façon à
retenter ma chance et
bingo, j’en accroche une
enfin au 3
ème
lancer ! Le
combat est féroce et je n’en
finis pas de la brider, de la
suivre puis de reprendre les
commandes. Le guide est
parti je ne sais où et sans
épuisette la bataille n’en
finit pas et les risques de la
perdre augmentent. Tant
bien que mal je réussis enfin
à sauver l’honneur comme
on dit… en mettant au sec
un magnifique spécimen
argenté fraîchement débar-
qué dans la rivière. Tandis
que la fin de la journée
arrive, que le soleil embrase
l’horizon, nous sommes
témoin d’un spectacle
incroyable et certainement
à jamais gravé dans notre
mémoire : à quelques
mètres de nous dans un
courant peu profond nous
entendons puis voyons un
banc énorme de grosses
truites de mer qui remon-
La majestueux rio Gallegos en Patagonie argentine, où il se prend
parfois d’énormes truites de mer. Un bon sens de l’eau est néces-
saire pour trouver les bons postes qui ne sautent pas toujours aux
yeux sur ce fleuve large au courant uniforme. Là encore, un guide
compétent saura vous faire gagner beaucoup de temps !
Où pêcher
tent vers un petit pool.
Nous y courons immédiate-
ment car il ne reste que très
peu de temps avant que la
nuit gomme tout. Les
choses sont moins faciles
que prévu, avec des pois-
sons qui se jettent sur nos
mouches, mais qui ensuite
prennent un fort courant
pleine bille ! Nous n’en
prendrons qu’une et en
décrocheront cinq coup sur
coup dans la panique du
temps qui est compté ! Le
vent n’est toujours pas notre
allié mais au bout d’une
semaine passée avec les
guides nous maitrisons
mieux le spey cast et grâce à
cela profitons tellement
durant deux heures de cette
merveilleuse aubaine qui se
présente qu’on en retiendra
que ces instants, oubliant
les jours difficiles qui ont
précédé.
La réputation des lieux
n’est plus à faire et les
pêcheurs qu’on y rencontre
y viennent depuis 10 à 15
ans pour la plupart, mais
encore faut-il que le climat
fasse un petit effort!
Sur le chemin du retour,
Kathleen et moi, picorant
des baies de calafate je
pense à un vieux proverbe
Selkman ( indien fuegien)
qui dit « Quien come cala-
fate vuelve por mas » :
Celui qui mange des baies
de calafate reviendra pour
en goûter d’autres…
Guide pratique :
Comment y aller
Plusieurs compagnies proposent des vols entre les prin-
cipales villes d’Europe et Rio Gallegos ou El Calafate avec
une escale à Buenos Aires qui peut être assez courte et
permet si on le désire d’éviter d’y passer la nuit.
Pour aller d’une ville à l’autre on peut le faire en voiture
de location ou en bus (très confortables) qui font cette
liaison plusieurs fois par jour : www.omnilineas.com.ar
Où dormir :
– A Rio Gallegos :
Hotel Patagonia :
www.hotel-patagonia.com
– A El Calafate :
Il y a un grand nombre d’hôtels.
L’hotel « La Loma » est d’un très bon rapport qualité-prix:
www.lalomahotel.com
– Tout proche, le restaurant «
La Tablita
» est excellent !
www.la-tablita.com.ar
– A Puerto Natales
il y a des hôtels pour tous les gouts
et tous les budgets :
Du très sympathique Amerindia Hostal au centre-ville
avec ses chambres simples, un bon petit déjeuner et un
accueil très chaleureux : www.hostelamerindia.com
Un luxeux cinq étoiles avec son excellente table : The
Singular Hotel : un hôtel étonnant aménagé dans des
anciens bâtiments frigorifiques au bord du fjord. :
www.thesingular.com/patagonia/puertonatales Les ex-
cursions depuis l’hôtel pour visiter les glaciers et le Parc
National Torres del Paine sont très bien organisées en
tous petits groupes et avec de très bons guides.
Où manger :
APuerto Natales :
en ville il y plusieurs très bons res-
taurants mais nous avons eu un « coup de cœur » pour le
petit restaurant de famille, le « Cangrejo Rojo » : le poisson
et les desserts y sont succulents et l’accueil chaleureux.
Aller à Puerto Natales de El Calafate ou de Rio Gallagos
est extrêmement facile en louant une voiture en Argen-
tine. Il faut compter 4 à 5 heures en fonction du temps
passé à la douane. Il est préférable de garder le matériel
de pêche à portée de main car un douanier le désin-
fectera avant d’entrer au Chili.
Un aéroport devrait ouvrir à Puerto Natales en 2017 avec
probablement une liaison aérienne avec El Calafate.
Autant pour les pêcheurs que les accompagnants cette
partie de la Patagonie chilienne est extraordinaire !
Où Pêcher :
Rio Gallegos :
Las Buitreras Lodge : www.solidadven-
tures.com Situé près des rives du Rio Gallegos le lodge
est extrêmement confortable et tout est parfaitement
bien pensé, rodé pour qu’on soit comme chez soi et que
l’on profite au maximum de la pêche. L’ambiance y est
extrêmement chaleureuse !
Puerto Natales :
Benjamin Vial de Patagonialine :
www.patagonialine.com
Benjamin, notre adorable guide, a toutes les clefs pour ouvrir les
portes des endroits les plus privés, les plus beaux et les mieux
préservés de Patagonie chilienne et faire découvrir des rivières où
peu de pêcheurs ont mis les pieds !
Ces adresses nous ont permis de facilement organiser
notre voyage. Toutefois, il est nécessaire de maitriser un
minimum l’Anglais ou l’Espagnol.
OFFRE DE SOUSCRIPTION
Parution décembre 2016
Les secrets
de la pêche
à la verticale
de Philippe Boisson
PhilippeBoisson
Lessecrets
àlaverticale
DELAPÊCHE
QuaidesPlumes
La pêche à la verticale est née aux Etats-Unis pour la pêche du
walleye, proche cousin du sandre européen, puis importée en
Hollande par Bertus Rozemeijer. Avec un temps de retard, les
pêcheurs français l’ont adoptée et cette technique est actuel-
lement en plein développement. Etroitement liée aux progrès
des échosondeurs, du GPS et des moteurs électriques, cette
pêche place le leurre au plus près des poissons à l’aplomb du
bateau. Bien différente des classiques pêches à la “dandine”, la
verticale de type “hollandaise” devrait plutôt s’appeler “la pêche
à l’horizontale”, car le leurre suit le relief du fond au plus près.
Cet ouvrage fait un point nécessaire sur l’origine de cette
pêche, sa définition, ses particularités techniques, le choix du
bateau, de l’équipement, du matériel et vous explique com-
ment mieux utiliser votre échosondeur pour tenter cet insai-
sissable, mais passionnant poisson qu’est le sandre.
Caractéristiques techniques :
Format : 182 mm x 257 mm
192 pages
Réf. : 110358
Bon de commande p. 81
La pêche pour les Nuls
Vincent Lalu
L’histoire de la pêche, la législation,
le permis, l’équipement, la
sécurité, la pêche avec les enfants,
les techniques de pêche les plus
utilisées en France… n’auront plus
de secret pour vous !
Réf. : 121 213
De la pêche à la nymphe
Philippe Boisson
L’ouvrage incontournable sur la
pêche à la nymphe, écrit par l’un
des meilleurs spécialistes de sa
génération, est à nouveau
disponible.
Prix abonné* : 20,30
Réf. : 110 297
Petit dictionnaire
philosophique
du pêcheur de truites
en pédalo
Ce livre est une première. Il vous
apprendra, que vous n’êtes pas
seulement des champions, mais
bien des citoyens de l’onde.
Accessibles aux bienfaits de la
réflexion philosophique.
Prix : 19
Prix abonné* : 13,30
Réf. : 110 274
Le dictionnaire
insolent de la pêche
Daniel Taboury et
Thierry Dubosclard
Ce dictionnaire tes les significations
du mot pêche. Leurs définitions ne
respectent pas grand chose. A lire
avant de s’endormir comme le
“petit Robert” (quand le pluriel
n’est pas de mise.)
Prix : 19
Réf. : 110 317
Grandes pêches
Pierre Affre
Un tour du monde des plus belles
pêches sportives. Un livre pour
rêver mais aussi pour apprendre.
PRIX PROMO
Réf. : 120 435
Je ne pêche pas…
je m’entraîne
Éric Joly
Prix abonné* : 14
Réf. : 110 168.
Histoires de pêche :
Contes et légendes
du Moulin du Plain
Vincent Lalu
Ce livre raconte la saga du Moulin du
Plain, il en évoque les personnages les
plus truculents, les histoires les plus
drôles et les moments les plus forts.
Réf. : 110 305
Le Sorcier de Vesoul
Vincent Lalu
Prix abonné* : 14
Réf. : 110 155.
La Femme Truite
Vincent Lalu
Si vous voulez savoir pourquoi ils
vont à la pêche… 27 nouvelles
(avec 40 aquarelles) par l’auteur du
Sorcier de Vesoul
pour dire aux
non-pêcheurs ce que peut être
la passion de la pêche.
Prix : 29
Prix abonné* : 20,30
Réf. : 110 215
Histoires de pêche :
la truite en héritage
Nicolas Germain
Nicolas Germain inaugure cette
collection avec ces histoires qui
donneront aux pêcheurs et aux
non-pêcheurs l’envie de se
retrouver au bord de l’eau.
Prix : 15
Prix abonné* : 10,50
Réf. : 110 300
* Voir offre spécial
abonné en page 28.
Histoires de pêche :
Saint-Pierre était Belge
Georges Quinot
C’est un petit village franco suisse
à forte population belge. Au milieu
coule le Doubs, ses truites, ses
mouches et ses “pêchoux”. Dans le
roman de Georges Quinot il est
surtout question d’amour, de pêche
et de jalousie.
Prix : 19
Réf. : 110 315
La nouvelle
pêche aux leurres
Philippe Boisson
La Nouvelle Pêche aux leurres
porte un regard connaisseur sur
l’évolution de cette pêche en
perpétuel mouvement. Ce livre de
260 pages s’applique à faire le
point sur les techniques, sur ce qui
est essentiel ou superflu.
Prix : 29
Prix abonné* : 20,30
Réf. : 110 288
L’encyclopédie
des mouches…
qui pêchent (avec leurs montages)
Philippe Boisson et
Bernard Dalmas
464 pages consacrées au montage
des mouches qui sont beaucoup
plus utiles à la pêche qu’en
décoration murale.
Prix : 59
Réf. : 110 310
Le Dictionnaire
insolent de la chasse
Éric Joly
L’auteur présente aux lecteurs la
découverte ou redécouverte du
vocabulaire employé dans le
monde de la chasse et qui met à
mal la bien-pensance. 168 pages.
Réf. : 110335
Prix : 19
Rabouin
Au bonheur des truites
Jean-Marie Rouffaneau
Histoires de pêche N° 3
Rabouin vous emmène avec
bonheur au pays des poissons
trophées et des histoires de pêche
qui vont avec. 176 pages d’histoires
à dormir debout.
Réf. : 110323
Prix : 19
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La pêche en nymphe
tchèque
et autres méthodes
de pêche à la mouche
Karel Krivianec
et ses amis
Ce livre présente la pêche
à la « nymphe tchèque » sous
tous ses aspects et nous présente
de très nombreux modèles a
vec les matériaux nécessaires
à leur réalisation.
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Big game fishing
Pierre Affre
Pour fêter ses 50 ans, le Big Game
Fishing Club de France, fondé en
1965 par Pierre Clostermann, a
décidé d’ouvrir ses archives aux
passionnés de pêche. Pierre Affre
raconte la saga de ces homériques
empoignades entre poissons géants
et pêcheurs fous de leur passion.
Vous découvrirez le théâtre de ces
exploits réalisés canne en main,
à la loyale, avec presque toujours
aujourd’hui, grâciation
de ces grands poissons.
Format : 220 mm x 270 mm.
160 pages.
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La Dame de Haute-Savoie
Muriel Lovichi
Pour l’auteur, « La dame de Haute-Savoie», la pêche, et plus
particulièrement la pêche à la mouche, représente tout ou à peu
près tout ce qui vaut la peine d’être vécu. Muriel vit au rythme
des éclosions, pense pêche, respire pêche et aime un pêcheur.
Ainsi, les histoires que raconte la dame de Haute-Savoie vous
emmèneront tour à tour sur les torrents de sa montagne, mais
aussi et surtout sur la haute rivière d’Ain, sa rivière préférée, les
grands lacs alpins et jusqu’en Nouvelle-Zélande, où cette
spécialiste de la capture des grosses truites en nymphe à vue
vous donnera envie de voyager.
150 mm x 220 mm176 pages.
Réf. : 110359.
Prix : 19
Trente chasseurs de légende
Eric Joly
Ils ont marqué l’histoire de la grande chasse. Ce sont aussi des aventuriers qui, au début du
siècle dernier, s’en vont au bout du monde passer des semaines et des mois en terrain
hostile. Beaucoup choisissent l’Afrique noire, un pays qui reste méconnu. Selous, Foâ,
Pondoro, Lake, Pretorius, autant de noms mythiques qui ont forgé la légende des premiers
safaris. Mais si l’Afrique reste le pays phare, il ne faut pas oublier le continent asiatique
peuplé de tigres, de gaurs, de cervidés bizarres.
Format : 148 mm x 210 mm. 224 pages.
Réf. : 110353.
Prix : 19
Confidences d’une
Truite près d’un pont
Jean-Christian Michel
C’est l’histoire d’une truite
étonnante: elle est douée de parole
et possède la particularité de ne pas
mourir. Car depuis que le monde est
monde, dans son fleuve, des mains
inquiètes lancent leurs ouvrages à la
façon de filets. Elle connaît les
pêcheurs, leurs désirs et leurs vies.
Elle a connu Kant, Pascal et Jésus
Christ… 148 mm x 210 mm
192 pages.
Réf. : 110338
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adulte et jeune. Chambre et table
d’hôte. www.peche-alsace.com.
Tél. : 06 10 09 63 16 ou
03 88 47 25 74.
Location
DESSOUBRE : à louer à 100 m de la
rivière, chalet de 5 pièces (6 personnes)
avec piscine privative, terrain arboré au
calme, cheminée, cuisine de standing,
équipement ménager neuf et complet.
Contact par tél. : 00 41 26 921 34 92.
Rosureux. Tarif : 580
/ semaine. Res-
tauration sur place à la demande.
Animaux bienvenus.
Recherche matériel
de pêche
• Cherche hameçons Owner 5135 ou
5136 2/0 à 5/0.
Tél. : 06 08 49 71 50.
• Cherche leurres Storm Seeker Shad
(suspending) 15 ou 18 cm, coloris fire
tiger, mullet, perche ou RH. Recherche
aussi Storm Kickin Shad.
Tél. : 06 80 96 69 79.
• Achète leurres très anciens : français
et anglais. Ainsi que vieux articles
Wyers et Pêcheur Ecossais.
Tél. 06 83 32 49 85
Vente propriété
• Vends VALLÉE MEUSE TILLY (55), F5
MAISON 125 m
, 4 chambres, wc,
s.db, séjour, âtre chauf. central fuel,
jardin, garge, prox. TGV et A4.
110 000
. Tél. 06 76 17 02 83