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Pêches sportives magazine numérique n°107

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n°107
PÊCHES
sportives
Atelier :
Customisez
vos leurres (2)
Montage :
5 incontournables
en poils de chevreuil
NOUVEAU
La rentrée de la petite classe :
la nymphe au fil
Les plus grosses
truites
du monde
J’avais prévu de me lâcher sur la nouvelle trouvaille des
communicants de la Fédération Nationale de la Pêche en France
qui est d’investir 1 million d’euros dans la caravane du tour de
France, histoire d’y recruter de nouveaux pêcheurs (et pourquoi
pas un coup du soir dans la grotte de Lourdes, une ouverture de
la truite à la foire de Paris ou un alevinage en arcs dans les piscines
municipales).
Mais les menaces conjuguées que font peser la ministre de
l’environnement, quelques sénateurs fraîchement repeints en vert
et les lobbys hydrauliques qui animent ces marionnettes d’Etat,
sur nos pauvres rivières de France m’obligent à me déclarer
solidaire de ceux qui nous représentent. (Même si je n’irai pas
jusqu’à les suivre dans le Tourmalet.)
Pour faire simple, l’une s’apprête à “sauver” des barrages inutiles
dont le seul mérite est d’empêcher les saumons de remonter la
Sélune, tandis que les autres ont le culot de décider que tout
barrage ou moulin est une œuvre d’art qui appartient au
patrimoine culturel de la Nation et qu’elle est à ce titre
intouchable. Tout cela au nom d’une pseudo transition
énergétique qui vise à transformer le château d’eau de la France
en désert biotique pour le meilleur profit des nouveaux rentiers
de la turbine.
Hélas je ne vois qu’un moyen de stopper tout cela : il faudrait
que du coté de la montagne Sainte-Geneviève, Madame Royal
nous construise un barrage qui engloutisse le Sénat.
Vincent Lalu
EDITO
Les rentiers de la turbine
Complétez votre collection
Saint-Pierre était Belge
Georges Quinot
Clairebois, est un petit village de l’est de la France que
le Doubs traverse en y servant de frontière avec la Suisse.
À certaines époques de l’année, de préférence en été,
Clairebois devient une petite colonie belge où
les champions wallons de pêche à la mouche s’affrontent
au bord de l’eau et au coin du bar.
Saint-Pierre était belge, Dieu on ne sait pas est la réédition
du roman halieutique de Georges Quinot qui s’appelait
Pêche amour et jalousie.
On y aime toujours les truites,
parfois les femmes et très souvent la bière. Et le lecteur
habitué de la région y reconnaîtra les pensionnaires du
Moulin du Plain et le petit village de Goumois où l’auteur
a passé ses vacances de longues années durant.
Rabouin. Au bonheur des truites
Jean-Marie Rouffaneau
Rabouin est un héritier du Raboliot de Maurice Gennevoix,
imaginé par cet excellent conteur que fut Jean-Marie
Rouffaneau. Il vous emmène avec bonheur au pays des
truites imprenables, des poissons trophées et des histoires
de pêche qui vont avec.
Un ensemble de contes et de nouvelles publié une
première fois pour quelques amis et passionnés en 1985.
Rabouin méritait beaucoup mieux que cette diffusion
confidentielle, vous en jugerez par vous-même tout
au long de ces 192 pages d’histoires à dormir debout.
Au bord de l’eau.
Bon de commande page 81
Sommaire
Pêches sportives n° 107
ACTUS
– LA COUPE 21
– La pêche autrement
avec Emotion Pêche
– Frayères à brochets en lacs de
barrages, l’exemple de Vouglans
L’ECHO DU RADIER
p. 20
– Ces cours d’eau
qui chauffent nos foyers…
TECHNIQUE MOUCHE
p. 26
– Pêchez juste, c’est quoi au juste ?
TECHNIQUE LEURRE
p. 30
– Dopez vos leurres !
Les leurres durs
HOMMAGE
p. 34
– Il va nous manquer le Rodger…
LA PETITE CLASSE
p. 40
– La pêche à la nymphe “au fil”
LE SHOPPING
p. 54
– Tente suspendue – Flite
– Whizz Lube – Airflo
– Moulinet Evoke – Sage
FOCUS
p. 56
– Abu Garcia Revo Rocket
Passez à la vitesse supérieure !
– Nikon KeyMission 360
Des yeux derrière la tête !
MONTAGE
p. 58
– 5 incontournables en poils
de chevreuil
MOUCHE
DE LÉGENDE
p. 70
– La babarotte
OÙ PÊCHER
p. 72
– Les plus grosses truites du monde
BOUTIQUE ET PETITES
ANNONCES
p. 80
Administration, rédaction, publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : redaction@peches-sportives.com
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteurs en chef :
Vincent Lalu et Philippe Boisson.
Ont collaboré à ce numéro :
Pierre Affre, Florent Bailly, Philippe Boisson,
Vincent Lalu, Jean-Chrisitan Michel, Sylvain Richard,
Guy Périat, Jean-Pierre et Kathleen Piccin,
Jean-Marc Theusseret.
Réalisation graphique :
amarena.
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
https://www.peches-sportives.com/6-Abonnements.htm
Tél. : 01 49 70 12 20.
Publicité
: Nicolas Demongeot
Tél. : 01 49 70 73 13
E-mail : nicolas.demongeot@laviedurail.com
Eléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud.
E-mail : maryline.renaud@laviedurail.com
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Imprimerie Loire Offset Titoulet (42)
Commission paritaire :
1117 K 82373
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
Un DVD est inclus dans
ce numéro pour les abonnés
Actualités
On savait le Sénat accessible à
toutes sortes de manipula-
tions des lobbies.
Avec les discussions et le vote
par les sénateurs de nouvelles
dispositions incroyablement
favorables aux hydrauliciens
de tous poils c’est une carica-
ture d’elle-même que nous
propose la haute assemblée.
Le nouvel article 33 bis de la
loi biodiversité et culture voté
par les sénateurs à l’instigation
de ceux qui tirent les ficelles
de ces marionnettes démocra-
tiques est ainsi rédigé :
Les systèmes hydrauliques
et leurs usages font partie du
patrimoine culturel, historique
et paysager protégé de la
France.
II –
Le code de l’environne-
ment est ainsi modifié :
1° L’article L. 211-1 est com-
plété par un III ainsi rédigé :
III –
La gestion équilibrée de
la ressource en eau doit éga-
lement permettre d’assurer la
préservation du patrimoine,
notamment hydraulique, pro-
tégé soit au titre des monu-
ments historiques, des abords
ou des sites patrimoniaux pro-
tégés en application du livre VI
du code du patrimoine, soit en
application de l’article L. 151-
19 du code de l’urbanisme ;
2° L’article L. 214-17 est com-
plété par un IV ainsi rédigé :
IV –
Les mesures résultant de
l’application du présent article
sont mises en œuvre dans le
respect des objectifs de pro-
tection, de conservation et de
mise en valeur du patrimoine
mentionné au III de l’article L.
211-1.
En clair, cela signifie que tous
les ouvrages hydrauliques sont
à priori considérés comme des
éléments intouchables du
patrimoine culturel du pays, ce
quels que soient leur impact
sur l’environnement, leur
architecture ou leur efficacité
énergétique.
Ainsi l’article 211-1 de la LEMA
sur la gestion équilibrée de la
ressource en eau qui donne
dans son point I la priorité à
«La prévention des inonda-
tions et la préservation des
écosystèmes aquatiques, des
sites et des zones humides…»
se voit affublée par les séna-
teurs d’un point III ainsi
rédigé:
« III – La gestion équi-
librée de la ressource en eau
doit également permettre
d’assurer la préservation
du patrimoine, notamment
hydraulique, protégé soit au
titre des monuments histo-
riques, des abords ou des sites
patrimoniaux protégés en
application du livre VI du code
du patrimoine, soit en appli-
cation de l’article L. 151-19 du
code de l’urbanisme. »
Ou encore :
« ne touchez pas
à nos barrages, pas plus qu’à
nos moulins ou à nos droits
d’eau. »
Et tant pis si les rivières, ruis-
seaux et autres chevelus doi-
vent en crever pour cause de
réchauffement dû au climat,
aux seuils et aux barrages.
Et pour faire bonne mesure,
les propriétaires d’ouvrages
auront, si on laisse faire les
sénateurs, un délai supplé-
mentaire de trois ans pour se
mettre aux normes dès lors
qu’ils ont déposé un dossier à
l’administration. Ce délai
Ségolène Royal a tout fait pour récupérer le pilotage de la COOP 21. Espérons qu’elle y fera moins de
dégâts qu’elle n’en a fait ou laissé faire dans la gestion publique des dossiers sur la continuité éco-
logique dans le cadre de la loi biodiversité et culture. Parce que dans ce domaine comme dans celui
de la réglementation de la pêche professionnelle en eau douce, la coupe (21) est pleine.
Barrages, estuaires, moulins et petits copains
LA COUPE 21
Barrages
Les sénateurs à la manœuvre
Quand le Sénat et ses lobbies complotent contre l’écologie
L’actualité halieutique
Mouche, leurre, environnement… Retrouvez toute l’actu halieutique
Accessible partout, quand vous voulez
Site, vidéos, magazines et archives consultables sur PC, tablettes
et smartphones
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La liberté, ça se paye. L’indépendance, cela coûte cher.
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on en gaspille trois.
C’est ruineux et écologiquement stupide.
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qui se passe vraiment dans la pêche de loisir de notre pays.
La pêche mode d’emploi
avec les meilleurs spécialistes
La première collection
Pêche aux boobies
au réservoir Sensation Pêche
à Montracol dans l’Ain
avec Grégoire Juglaret
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DVD n°9
DVD n°25
DVD n°31
DVD n°37
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DVD n°39
DVD n°21
DVD n°28
DVD n°34
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DVD n°22
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• DVD n°9
Pêche à la nymphe au fil avec Yann Caléri sur le
Drac en Isère
• DVD n°18
(Pêches sportives n°83):
L’Orne, nouvelle destination pêche. Présentation des
atouts du département avec les meilleurs spécialistes
locaux
• DVD n°20
(Pêches sportives n°85):
partie: pêche automnale du black-bass: montages
texans et “inch wacky” avec Manu Alvarez
partie: pêche à vue au réservoir du Martinet dans
le Jura avec Nicolas et Thibaut Germain
• DVD n°21
(Pêches sportives n°86):
Pêche de l’aïmara en Guyane française sur le fleuve
Sinnaramy
• DVD n°22
(Pêches sportives n°87):
Pêche à la nymphe au fil avec Yannick Rivière sur
l’Aude. Pêche du loup en kayak sur les étangs salins
du littoral audois.
• DVD n°23
(Pêches sportives n°88):
Pêche du brochet à la mouche: montage waddington
adapté par Philippe Boisson
• DVD n°25
(Pêches sportives n°90):
partie: pêche du brochet en montage texan au
plan d’eau d’Hermeville dans la Meuse avec
Sébastien Golly
partie: pêche du brochet à la mouche et au lancer
sur le lac de Madine avec Yves Omhovère et
Sébastien Golly
• DVD n°26
(Pêches sportives n°91):
partie: montage d’une mouche à brochet selon la
méthode du tube fly avec Alain Barthélémy
partie: montage d’un streamer pour plomb palette
en tube fly
• DVD n°27
(Pêches sportives n°92):
partie: technique de l’école italienne de pêche à la
mouche avec Marcel Formica
partie: nage et maniement des leurres pour le bar
• DVD n°28
(Pêches sportives n°93):
partie: à la découverte du Chéran en
Haute-Savoie avec Pascal Grillet et Stéphane Jan
partie: pêche du brochet aux leurres sur le lac du
Bourget avec Quentin Dumoutier
• DVD n° 29
(Pêches sportives n° 94):
partie: pêche aux leurres en mer dans le Cotentin avec
Gaël Even et Sylvain Lauzier
partie: pêche à la mouche en “washing line” au
réservoir de la Salamandre dans l’Aisne avec Philippe Collet
• DVD n° 30
(Pêches sportives n° 95):
Les secrets de l’oreille de chevreuil avec Gérard Picard
• DVD n° 31
(Pêches sportives n° 96):
Trois techniques de montage de mouches avec Cyril
Bailly
• DVD n° 32
(Pêches sportives n° 97):
Pêche à la nymphe au fil. Test des produits Hanàk et
Mouche Ellipse avec Philippe Boisson
• DVD n° 33
(Pêches sportives n° 98):
partie: Présentation du programme de renaturation de
la Doller, de la Thur et du vieux Rhin par Maxime Gerber
partie:Pêche du sandre en linéaire avec
Christophe Baudot sur la Saône en Côte-d’Or
• DVD n° 34
(Pêches sportives n° 99):
Pêche du brochet aux leurres en ballastière avec
Emmanuel Favin, guide de pêche dans l’Aube.
• DVD n° 35
(Pêches sportives n° 100):
Pêche à la mouche sur l’Arc en haute Maurienne avec
Didier Chapel
• DVD n° 36
(Pêches sportives n° 101):
La pêche au tenkara avec Maxime Miquel
• DVD n° 37
(Pêches sportives n° 102):
Comment aborder un plan d’eau inconnu en pêchant
aux leurres, avec Philippe Boisson
• DVD n° 38
(Pêches sportives n° 103):
Pêches d’exception en Islande et en Russie avec Lax-À
• DVD n° 39
(Pêches sportives n° 104):
Comment bien monter les petites mouches pour
la pêche en été avec Florent Bailly
• DVD n° 40
(Pêches sportives n° 105):
Pêche du brochet à la mouche en Hollande
avec Alain Barthélémy
• DVD n° 41
(Pêches sportives n° 106):
Pêche lente en bateau au lac de Malaguet
en Haute-Loire avec Grégoire Juglaret
7

Frais de port compris
7

l’unité
Frais de port compris
Actualités
A découvrir dans votre DVD :
Pêche aux boobies au réservoir Sensation Pêche
dans l’Ain avec Grégoire Juglaret
Accusée de blesser voire de
tuer les truites parce qu’elles
avalent les mouches, la
pêche aux boobies souffre
d’une mauvaise réputation,
au point qu’elle est interdite
dans de nombreux réser-
voirs. Grégoire Juglaret nous
démontre qu’avec un maté-
riel adapté, il est possible de
ferrer à la touche.
Les soies “low stretch”, sans
élasticité, les bas de ligne en
fluorocarbone, un bon ali-
gnement de la soie et de la
canne établissent un contact
La Savoie avec Didier Chapel
Guide de pêche en Savoie depuis de nombreuses années,
Didier Chapel propose différentes formules de séjours et
stages individuels ou en groupe sur les différentes rivières des
départements de la Savoie, de l’Ain ou du Jura (Guiers, Ché-
ran, Isère, basse rivière d’Ain, Albarine, Bienne et bien d’au-
tres). Pour l’arrière saison, sachez que le département de la
Savoie bénéficie d’une fermeture retardé au 09 octobre 2016.
www.savoiepechemouche.com
E-mail : chapeld@orange.fr
La Seine et ses affluents
avec Emmanuel Favin
Guide de pêche depuis vingt ans dans le département de
l’Aube, c’est rien de dire que Emmanuel Favin connaît le sec-
teur sur lequel il exerce. Cette année, il propose en plus des
stages de pêche à la mouche sur la haute Seine, l’Aube ou
l’Ource et de la pêche des carnassiers, la possibilité de pêcher
le brochet à la mouche sur la Seine.
E-mail : emmanuel.favin@wanadoo.fr
www.favin-guide-peche.fr
direct avec le poisson qui n’a
pas le temps d’avaler la
mouche. Ce DVD particuliè-
rement didactique explique
aussi comment construire un
bas de ligne, comment trou-
ver la bonne profondeur,
comment réaliser les bons
nœuds ou comment prati-
quer la pêche aux boobies
depuis le bord ou en bateau.
Ce DVD a été tourné au
réservoir Sensation Pêche
dans l’Ain :
www.sensationpeche.com
Depuis dix ans, l’association Emotion Pêche développe le
tourisme pêche sur les rivières et les lacs de Haute-Loire pour
proposer des séjours de pêche adaptés à tous niveaux :
– Des stages de pêche pour les jeunes (de 11 à 17 ans) se
déroulent sur les vacances scolaires, d’avril, d’été et de
toussaint. Ces cessions sont spécialisées sur l’apprentissage
de la pêche à la mouche, aux appâts naturels ou des
carnassiers. Les quatre participants sont encadrés par deux
moniteurs diplômés d’un brevet d’État.
– Des hébergements originaux leurs sont proposés (au mois
d’août sous tente nomade). Les adultes passionnés de pêche
à la mouche peuvent également venir s’initier ou se
perfectionner sur les secteurs de pêche sauvages de la haute
vallée de la Loire et du haut Allier.
– Un programme adapté à leur niveaux leur permettant
de progresser en matière de connaissance du matériel,
gestuelle de lancer, fabrication de bas de ligne et de mouche,
pêche en sèche, nymphe ou noyée.
– Pour les aventuriers, l’association a mis en place des séjours
trappeur de pêche en canoë sur le haut Allier ou à cheval au
fil de la Loire sauvage. Deux jours en immersion total au
cœur de la nature préservée avec en prime, un bivouac sous
tente au bord de l’eau.
– Une nouveauté pour cette année, l’association organise des
séjours “gastronomie et pêche“ en partenariat avec La Table
des Douceurs de Brigitte Delaporte à Saint-Arcons-de-Barges
et l’hôtel la Découverte de Régis et Jacques Marcon à Saint-
Bonnet-le-Froid. Au programme pour les pêcheurs et leurs
accompagnants : cours de cuisine, espace bien être et pêche
à la mouche sur le haut Lignon.
www.http://www.emotionpeche.com/
La pêche autrement avec Emotion Pêche
Les 20 et 21 février derniers
s’est tenu à Carhaix-Plouger
dans le Finistère, le troi-
sième Salon des pêches à la
mouche de Bretagne. Ce
salon à taille humaine où
l’on peut prendre le temps
de discuter avec les expo-
sants est à l’image de la
pêche à la mouche dans
cette belle région : authen-
tique ! C’est en tous cas l’un
des rares salons qui ne soit
pas devenu une foire à la
vente de matériel où il faut
pousser son voisin de
l’épaule pour être servi plus
rapidement.
Et les rivières n’ont pas été
oubliées grâce à Denis Cau-
dron et son Réseau Rivières
Sauvages, Martin Arnould de
European Rivers network, la
Maison de la Rivière ou le
Parc Naturel Régional d’Ar-
morique.
Haute-Savoie
Stage Spey cast avec Jean-Batiste Vidal
chez Loisirs et Pêche à Annecy
Le magasin Loisirs et Pêche à Annecy (ex
maison Maillet) accueillera le guide de pêche
international Jean-Batiste Vidal pour un stage
de lancer en Spey cast. Ce stage a pour but
de mieux comprendre ce type de lancer pra-
tiqué avec une canne à deux mains, une
canne “switch” ou même une canne à une
main. Au programme : lancer roulé, roulé
sauté, single et double Spey, snap T, circle C
ou snake roll). Une bonne préparation avant
un voyage de pêche au saumon ou pour ap-
prendre les différents types de lancers roulés
qui peuvent être mis à profit lorsqu’on pêche
la truite ou la truite de mer. Dates retenues :
le samedi 25 et le dimanche 26 Juin sur le
Chéran et le Rhône. Parties théoriques en
salle et pratiques sur le terrain. Le stage sera
l’occasion de tester des cannes et moulinets
Sage ainsi que des soies Rio adaptés aux
conditions de pêche pendant toute la durée
du stage. Renseignements et inscriptions :
Loisirs et Pêche à Annecy.
Tél. : 04 50 67 18 64.
E-mail : boutique@loisirsetpeche.com
Le Salon des pêches à la mouche de
Bretagne n’a pas oublié les rivières !
en mars jusqu’à l’ouverture de
la pêche des carnassiers).
L’AAPPMA a donc fait appel à
des entreprises spécialisées en
génie végétal, pour dévelop-
per une technique de fasci-
nage qui consiste à immerger
des fagots de saules des van-
niers de deux mètres de dia-
mètre environ (avec fortes
boutures et ramifications) à
l’interstice des parties exondée
et inondée les plus souvent
retrouvées sur la période fin
mars/début avril. Les béné-
voles de l’association expéri-
mentent également d’autres
axes de travail en récupérant
et en implantant des épicéas
de Noël collectés sur les com-
munes environnantes de Moi-
rans et recyclés pour créer des
supports de ponte favorables
au brochet. Dans la même
logique ont été créés des
monticules de pierres et diffé-
rents empilements pour servir
de caches et d’habitats à un
écosystème favorable à la pré-
sence de brochets.
Résultats des premières
plongées
Les premières conclusions de
Grégory Tourreau, plongeur et
hydrobiologiste professionnel,
sont très encourageantes. En
effet, de fortes concentrations
d’espèces territoriales (brochet
notamment) ont été consta-
tées de manière concomitante
avec ces aménagements,
(habitats et/ou nourriture).
Cette AAPPMA a bien compris
que l’habitat est une des com-
posantes essentielles d’un
milieu autonome et viable,
contrairement à l’alevinage qui
n’est dans la plupart des cas
qu’un pansement sur une
jambe de bois.
Ph B.
Le site de la Gaule Moirantine:
www.gaule-moirantine.fr
Actualités
Bourgogne Franche-Comté
Bientôt un réservoir en Saône-et-Loire !
Si il existe des réservoirs
dédiés à la pêche à la
mouche dans le nord Mor-
van, il n’y en a pas sur le ver-
sant sud et aucun en
Saône-et-Loire. Un projet de
création d’un réservoir
mouche d’une surface de
4ha est à l’initiative de la
Ville d’Autun, de la fédération
de pêche de Saône-et-Loire
et de l’AAPPMA Gaule Autu-
noise Pêcheurs Morvandiaux.
Une étude technique et éco-
nomique du projet a été réa-
lisée par A2H et a conclu à la
faisabilité et à l’intérêt du
projet. L’Etang des Cloix se
situe au centre du massif
forestier de Montmain, pro-
priété de la Ville d’Autun et
certifiée FSC. La Ville d’Autun
et la Communauté de Com-
munes du Grand Autunois
Morvan ont décidé d’assurer
la promotion et le dévelop-
pement des sports de pleine
nature sur ce site: pistes de
descente VTT, circuits VTT
balisés labellisés FFC, chemin
de randonnées, parcours de
trail, restauration d’une
ancienne bergerie pour l’ac-
cueil d’expositions ou de
“classes nature”, site d’esca-
lade…. La pêche à la mouche
trouve donc pleinement sa
place parmi ces activités. Le
massif de Montmain accueil-
lant également de nom-
breuses zones de captage en
eau potable,cet aspect a été
pris en compte dans le projet,
complété par un suivi biolo-
gique et physicochimique.
Des mesures de prévention
des risques de pollution ont
été mises en avant : circula-
tion interdite aux véhicules
motorisés, stationnement en
aval hydraulique des zones de
captage, installation de toi-
lettes sèches, bois non traité
pour les pontons, interdiction
de marcher dans l’eau,
mouche”. Cet évènement,
gratuit à condition de possé-
der une carte de pêche dans
le département ou un timbre
réciprocitaire (EHGO), se
déroulera du 22 au 25 avril
puis du 29 avril au 2 mai.
L’ensemble des informations
relatives aux créneaux dispo-
nibles sur www.autun.com à
partir de fin mars. Pendant
toute la durée de l’évène-
ment, un guide de pêche sera
présent sur site, afin d’ac-
cueillir les participants ou
réaliser des initiations. Des
barques seront mises à dis-
positions, du matériel pourra
être prêté. Le samedi matin
sera réservé aux jeunes de
moins de 16 ans.
barques à rames pour éviter
les batteries, limitation du
nombre de pêcheurs. L’en-
semble de ces dispositions
permettent de conclure à l’ab-
sence d’impact de l’activité
sur la ressource en eau. L’acti-
vité pêche sur le site, par la
fréquentation et le gardien-
nage associé seront un bon
moyen de limiter les nui-
sances et les dégradations par
rapport à la situation actuelle.
Afin de lancer le projet, et
avant de réaliser les investis-
sements définitifs (pontons,
barques), la Ville d’Autun et
l’AAPPMA souhaitent réaliser
une manifestation “homing à
l’Etang des Cloix pratique et
découverte de la pêche à la
Quoi de neuf chez Be-On-Ssil ?
Il y a un an, nous vous avions
présenté l’appli disponible
sur Apple Store Be-On-Ssil,
qui propose une cartogra-
phie précise des fonds de
nos lacs et cours d’eau.
Le temps est donc venu de
faire un petit bilan pour cet
anniversaire ! Premièrement,
l’appli est devenue “respon-
sive”, c’est-à-dire qu’elle fonc-
tionne aussi bien sur
smartphones, tablettes ou
ordinateurs. L’utilisateur re-
trouve donc facilement ses
cartes quand il passe de l’un
à l’autre.
Deuxièmement, l’appli est
gratuite.
Les cartes sont gratuites pour
certaines et payantes pour
d’autres (haute qualité no-
tamment). Le catalogue est
en train d’être étoffé, mais il
faut aussi que les pêcheurs
jouent le jeu. On a pu lire sur
certains blogs que les cartes
étaient trop chères. A 10
euros la carto du lac du Der,
il ne faut pas exagérer, car ce
n’est pas le prix d’un leurre
ou d’une dizaine de gardons!
Le prix des cartographies
pourra être d’autant plus bas
qu’il y a d’utilisateurs.
www.be-on-ssil.com
ment liée au débit instan-
tané du cours d’eau. Ils fonc-
tionnent en continu et
alimentent ainsi le réseau
électrique en permanence,
en énergie dite de base. Ces
aménagements sont repré-
sentés principalement par
de petites installations appe-
lées microcentrales. Elles
sont assez nombreuses
(environ 2000 recensées) et
leur production unitaire
reste modeste. Seuls les
aménagements les plus
importants, implantés sur les
plus grands cours d’eau
comme le Rhône, le Rhin, la
Garonne ou encore la Dor-
dogne, sont en capacité
d’assurer un niveau de pro-
duction réellement significa-
tif et intéressant.
Ceux disposant d’une capa-
cité de stockage permettant
de constituer une réserve
d’eau, comme un barrage
ou un lac d’altitude, peu-
vent quant à eux moduler
leur production, indépen-
damment du débit instan-
tané du cours d’eau. Cela
signifie que l’électricité peut
être produite à la demande,
schématiquement en ou-
vrant et fermant le « robi-
net» de la réserve. Cela
permet d’adapter leur pro-
duction aux fortes sollicita-
tions saisonnières ou jour-
nalières : par exemple le
fonctionnement des climati-
sations ou chauffages lors
des épisodes caniculaires ou
sibériens. Et quotidienne-
ment, le matin ou le soir, où
chaque foyer illumine sa
demeure, allume sa télévi-
sion ou prépare à manger.
Cette modularité fait de ces
aménagements des installa-
tions particulièrement straté-
giques. Ils permettent ainsi
d’équilibrer les réseaux, en
complétant la production
électrique de base, qui elle
est assurée principalement
par le nucléaire et les
grosses centrales au fil de
l’eau.
D’une manière générale, ces
aménagements ont une
capacité de production
importante car ils disposent
d’une chute élevée entre le
site de stockage et l’usine.
On comptabilise aujour-
d’hui environ 150ouvrages
hydroélectriques de ce type
au niveau national, situés
principalement dans les
massifs des Alpes, des Pyré-
nées, du Massif Central ou
de Corse, là où le relief favo-
rise la création d’une rete-
nue d’eau importante par
l’édification d’un barrage.
Qu’est ce qu’une
éclusée ?
Lors d’un besoin temporaire
en électricité, la centrale va
démarrer pour turbiner les
eaux stockées puis, lorsque
la demande stoppe ou si la
réserve d’eau est épuisée, la
centrale va s’arrêter. Ce pro-
cessus entraîne l’augmenta-
tion puis la réduction rapide
du débit du cours d’eau
situé en aval de l’usine :
cette variation artificielle est
appelée éclusée.
Il existe une grande variabi-
lité des régimes d’éclusées,
liée principalement à l’im-
portance des aménage-
L’usine suisse du Châtelot
sur le Doubs franco-suisse.
En premier plan à droite,
on voit la zone recouverte lors
des lâchers d’eau. Le nouveau
règlement d’eau en vigueur
depuis 2014 adopte des éclusées
beaucoup plus douces, étendues
sur plusieurs heures.
Cela ne résout pas tout mais
c’est beaucoup mieux qu’une
simple “chasse d’eau”.
Les pêcheurs demandaient cela
depuis plus de cinquante ans !
ont même montré que les
éclusées peuvent entrainer
une réduction de leur crois-
sance.
Augmenter
les débits minima
Les études sur les impacts
des éclusées sont nom-
breuses à travers le monde.
Mais peu de travaux propo-
sent des mesures concrètes
d’atténuation de leurs
impacts. Et encore moins
de situations permettant
leur mise en œuvre !
En premier lieu, la fixation
d’un débit minimum consé-
quent, c’est-à-dire bien
supérieur à la valeur mini-
male imposée par la régle-
mentation, permet d’amortir
quelque peu les variations
fortes et rapides de débit, en
limitant l’amplitude entre les
valeurs minimales et maxi-
males. Cette mesure peut
être couplée avec une
réduction du débit maximal
de l’éclusée.
Dans certaines configura-
tions d’aménagement, la
présence d’une petite rete-
nue en aval de l’usine peut
permettre de tamponner
plus ou moins les variations
hydrologiques, en accumu-
lant le volume d’eau des
éclusées et en restituant au
fil de l’eau un débit plus
constant en aval. Ce principe
s’appelle la démodulation,
mais peu de sites sont équi-
pés pour cela au niveau
national.
Une atténuation
des impacts difficile
Plus récemment, des
réflexions sur la possibilité
de moduler les régimes
d’éclusées en fonction des
périodes correspondant aux
cycles biologiques des pois-
Concrètement, pour espérer
être efficace, la réduction
des effets des éclusées doit
cependant pouvoir s’ap-
puyer sur un ensemble d’ac-
tions ambitieuses, à la
hauteur des altérations
constatées. Ces mesures, qui
nécessitent notamment de
réduire l’intensité des turbi-
nages, sont alors considé-
rées comme des contraintes
par les exploitants, qui
voient là un manque à
gagner significatif pour la
production énergétique…
Au final, elles sont ainsi rare-
ment et difficilement mises
en œuvre et les impacts rési-
duels des éclusées énergé-
sons ont été proposées sur
certains cours d’eau. Elles
consistent par exemple à
limiter le débit maximal de
l’éclusée et à maintenir un
débit de base important
pendant la durée d’une
phase biologique clef pour
le développement d’une
espèce ciblée, reproduction,
émergence et post-émer-
gence notamment.
Dans certains cas, le lit du
cours d’eau peut localement
être remodelé, par exemple
pour supprimer une dépres-
sion qui pourrait piéger les
poissons ou encore garantir
l’alimentation d’un chenal
secondaire quel que soit le
débit. L’idée n’étant pas,
bien sur, de transformer le
cours d’eau en un chenal
homogène !
Enfin, lorsque certains habi-
tats sont déficitaires ou for-
tement altérés par les
éclusées, des actions de
diversification et de recréa-
tion d’habitats peuvent être
préconisées. Poses de
blocs, d’épis ou de ban-
quettes dans les tronçons
où les habitats sont les plus
altérés ou encore apports
de matériaux constituant
des frayères pourraient per-
mettre là aussi de compen-
ser un peu les impacts des
éclusées.
L’écho du radier
Comment caractériser une éclusée
La réduction des impacts des éclusées nécessite au préalable de les caractériser.
Cette étape est indispensable pour partager collectivement un diagnostic concret.
Dans ce sens, plusieurs descripteurs peuvent être utilisés.
Tout d’abord, il est possible de quantifier l’amplitude des hausses ou des baisses de
débits, par comparaison entre le débit initial du cours d’eau, appelé débit de base,
et le débit maximal de l’éclusée. En rapportant l’amplitude des hausses et des
baisses de débit à leur durée, leur gradient peut être qualifié. Enfin, la durée totale
de l’éclusée correspond au nombre d’heure ou de jours entre le début de
l’augmentation de débit et la fin de sa diminution.
Le nombre d’éclusées par unité de temps – jour, semaine, mois – renseigne sur la
fréquence de ces évènements. La période de l’année à laquelle ils interviennent
indique leur saisonnalité.
Enfin, la longueur du linéaire de cours d’eau en aval de la centrale influencé par les
variations de débit est également un indicateur intéressant à prendre en compte.
Les différents descripteurs
d’une éclusée (d’après Courret 2014).
et les secrets du monde de l’eau
par lui-même. La technique
devient son passe-partout. Il
s’enferme dans sa bulle de
“contacts”, comme on dit dans le
langage Internet. Au final, le lien
entre le pêcheur et la rivière se
réduit à peau de chagrin.
Aujourd’hui, les pêcheurs sont
de toutes les rivières à la fois et
partant, j’ai un peu peur qu’ils
n’en connaissent plus aucune en
particulier. Mais peut-être est-ce
qu’ils recherchent. Les pêcheurs
savent à l’avance “ce qui
marche”, mais ils ne savent pas
pourquoi. La compréhension
qui se développe en parcourant
sans cesse le cercle vertueux qui
va de la rivière au pêcheur et du
pêcheur à la rivière, ce que nos
aînés nommaient de façon un
peu mystérieuse et jalouse “le
sens de l’eau”, se réduit à un
bagage technique fait de petits
trucs, de croyances et de supers-
titions pseudo-scientifiques pour
le plus grand bonheur des mar-
chands de camelote… Pêcheurs à
la mouche, pêcheurs aux leurres:
mêmes victimes !
Le pêcheur actuel n’a plus le
temps : voilà la maladie de
l’époque. On apprend à pêcher la
truite à la mouche sans avoir
jamais pêché une ablette au coup.
On ne va pas à la pêche lorsque
les conditions sont favorables,
mais quand le Dieu des RTT
ouvre les grilles. Dans ces condi-
tions, il n’est pas facile de tomber
juste : “ je voudrais une éclosion
de baétis samedi à 14heures,
c’est possible? Non? Tant pis, je
pêcherai quand même en sèche. ”
Et vous passerez certainement à
côté de la pêche. C’est encore
plus vrai en ce qui concerne la
pêche en nymphe à vue. L’effica-
cité de cette technique et la clarté
des eaux peuvent faire croire qu’il
suffit de bien présenter une
nymphe pour réussir et que la
maîtrise technique peut avoir rai-
son des saisons et de l’humeur
des poissons. Si, en temps nor-
mal, certains virtuoses peuvent
donner l’impression que c’est
vrai, ces mêmes virtuoses savent
en revanche que lorsque les
conditions de pêche deviennent
trop difficiles, la différence ne
se fait plus seulement à la
technique, mais à la ruse et par
l’art de déterminer le moment
opportun pour tenter le poisson.
Même si cela peut sembler élé-
mentaire, revenons aux fonde-
ments de ce qu’il faut savoir pour
pêcher juste.
Connaître le régime alimentaire
mais surtout les mœurs des pois-
sons est la première évidence. Il
ne suffit pas de connaître les
bons coins et savoir ce que man-
gent les truites, il faut encore
savoir à quel moment et com-
ment elles mangent. S’il est vrai
que n’importe quelle proie bien
présentée peut être saisie par
réflexe, il n’en demeure pas
moins qu’une truite est bien
plus facile à capturer lorsqu’elle
se nourrit régulièrement. Ce
phénomène est comparable à un
amorçage naturel et de plus il
fait sortir de leurs repères les
poissons invisibles. La truite qui
picore des gammares en remon-
tant sa gravière sera plus facile à
leurrer que si elle est pendue
entre deux eaux. La truite active
devant son rocher sera bien plus
facile à solliciter que lorsqu’elle
est statique sous la berge. Et à ce
jeu, la nymphe employée n’y est
pas pour grand chose. Je préfère
attaquer une truite qui mange
régulièrement des gammares,
même si c’est avec une vague
oreille de lièvre ou une pheasant
tail, plutôt que de posséder une
merveille de petite imitation
nouée à ma pointe, avec sa cara-
pace luisante et ses jolies pa-
pattes à présenter à un poisson
peu actif. Cela peut sembler évi-
dent mais dans les conditions
difficiles, bien déterminer le
moment pour pêcher et pour
lancer est la clé du succès.
A la bonne heure
au bon endroit
Pour ce qui est des gammares,
j’ai remarqué que les truites
feront souvent bombance le
matin, dans les premières heures
de la journée. Au début de l’été,
la période propice se trouve
souvent aux premières lueurs de
l’aube lorsque les truites se
nourrissent au ras des bordures.
Après ce déjeuner copieux, les
poissons peuvent rester apa-
thiques jusqu’à la nuit.
Jusqu’à preuve
du contraire, ce sont
les poissons qui
poussent les pêcheurs
à adapter leur
stratégie pour
les capturer. Si le
pêcheur refuse de
s’adapter en voulant
à tout prix pêcher
avec une technique
en particulier,
il y a de fortes
chances pour qu’elle
soit inadaptée aux
conditions du
moment. Raboliot
(l’auteur de cet
article) en train
de préparer un
mauvais coup…
En début de saison, l’eau froide
est rarement propice à une fré-
nésie alimentaire. Le matin, les
truites sont souvent collées au
fond et peuvent ramasser une
grosse nymphe qui leur arrive
dans la gueule, mais elles
se montreront rarement très
actives. Un streamer amené dis-
crètement et animé devant leur
nez peut les réveiller, mais il ne
faut pas s’attendre à connaître la
boulimie piscivore qui peut les
saisir au moment de la fraie des
vairons. En milieu de journée en
revanche, les éclosions de baétis
peuvent procurer les premières
vraies émotions de pêcheur.
Lorsque les gobages se succè-
dent, la pêche entre alors dans
une autre dimension. Elle ne se
réduit plus à une ruse de
pêcheur pour capturer un pois-
son dans la léthargie hivernale.
Non, c’est la rivière toute entière
qui semble devenir vivante :
quel bonheur de participer à ce
spectacle où chacun apprend
avec discrétion à trouver sa
place! En début de saison, les
éclosions se produisent en
milieu de journée, mais il faut
bien faire attention à ne pas
manquer le coche : onze
heures? Treize heures ? Quinze
heures ? Mieux vaut connaître sa
rivière et savoir à quel endroit
pêcher : à quelques centaines de
mètres près, certains secteurs
trop encaissés ou trop à l’ombre
peuvent être déserts, alors qu’ail-
leurs les éphémères émergent.
Malheureusement, cela ne dure
jamais longtemps : en début de
saison, si vous n’êtes pas au bon
endroit au bon moment, la bre-
douille est presque toujours au
rendez-vous ! A une heure près,
la rivière semble morte ou s’ou-
vre comme un écrin et se
referme presque aussi vite. Et si
vous arrivez avant ou après, vos
petites merveilles de quill et de
plumes ne vous serviront à rien.
Les plus belles éclosions se pro-
duisent lorsque le temps est cou-
vert, parfois sous la pluie. Pêcher
en sèche dans ces conditions
n’est certainement pas ce qu’il y
a de plus facile, mais quelle exci-
tation de voir les truites prendre
en toute confiance les émer-
gentes à la queue-leu-leu ! Les
gouttes qui frappent la surface
cachent la silhouette du pêcheur
et les truites peuvent venir gober
tout près. C’est vrai pour les
baétis, mais également pour le
BWO un peu plus tard dans la
saison: rien de tel qu’une varia-
tion de pression atmosphérique
et un temps couvert pour faire
monter les mouches.
Pour les éclosions de mouches
de mai, les variations de pression
Technique mouche
Les truites sauvages
sont très dépendantes
des conditions
hydrologiques et
météorologiques.
En ce qui concerne
leur activité
alimentaire c’est
souvent tout ou rien,
mais beaucoup plus
souvent rien que
tout. C’est ce qui
rend leur pêche
incompatible avec
e “tourisme pêche”.
En France, les
tentatives de
tourisme pêche avec
des poissons sauvages
sont généralement
des échecs.
Avec les leurres “supending”, les temps d’arrêts sont très attractifs
pour le carnassier. D’autant que le leurre n’est dans ces cas-là
jamais complètement immobile. Ajouter un petit teaser sur le
triple de queue apporte un peu d’attractivité et donne, en plus,
une indication sur le choix de la couleur du leurre du moment.
Vous n’avez besoin que de quelques plumes dont les teintes sont
appréciées du poisson recherché (pour le brochet, rouge,
chartreux, bleu et noir) quelques fibres de cristal flash, un porte-
bobine pour le montage des mouches, un fil de montage 6/0 de
la couleur assortie aux plumes et d’un peu de vernis.
Ci-contre : il suffit de peu de choses pour modifier l’allure d’un
leurre !
odger ! Si je me sou-
viens bien, c’est sur
l’Umpqua, à l’été
1988 que nous
avons commencé à l’appeler
ainsi, les guides de l’Orégon
étant incapables de prononcer
Roger sans y rajouter un d entre
les deux syllabes… prononcia-
tion qui me rappelait quand à
l’âge de neuf ou dix ans, nous
regardions avec mes frères le
jeudi après midi à la télévision,
les aventures du célèbre cow-
boy à chemises pailletées : Roy
Rogers. Prononcez là aussi Rod-
gers… C’est ainsi que Roger,
dans l’Orégon est devenu Rod-
ger et l’est resté pour beaucoup
d’entre nous… Il fut pourtant
beaucoup plus un héros de
roman célinien ou de film de
Renoir comme dans “la règle du
jeu”, qu’un cow-boy d’opérette.
Pour revenir à l’Umpqua il
aimait partir pour la journée, le
long du “trail” (le sentier qui
longe la rivière sur la rive
gauche et qui relie deux ponts
distants de 30 km), là où il n’y a
pas d’humains. Car il se méfiait
de ce qui est trop humain. Il
aimait les “rares” comme il qua-
lifiait ceux qui avaient à ses yeux
quelque chose de différent…
“Gentil n’a qu’un œil” avait-il
également l’habitude de répéter
car il était comme Ferdinand
Bardamu revenu de tout.
Enfant de l’Assistance Publique,
il avait connu et vécu le pire
plus que le meilleur auprès des
La mort du
père Hoydrie
Il va nous manquer le Rodger…
Avec Roger Hoydrie, mort à 91 ans, disparait une légende
de la pêche en eau douce. Evocation.
par Pierre Affre
adultes “humains” et c’est
auprès des poissons, dans la soli-
tude de la pêche à la ligne puis
plus tard, au filet qu’il se res-
sourçait.
Champion, avant guerre,
de l’Amicale des pêcheurs de
Puteaux, qui comptait 2400
membres à l’époque, il passait
ses nuits à lancer l’épervier sous
les lumières des ponts de Paris,
qui attiraient les ablettes et gou-
jons, revendus à partir de cinq
heures du matin aux manda-
taires des Halles ou livrés direc-
tement aux guinguettes des
bords de Marne et à partir de
huit heures, il s’entraînait sur les
quais de Puteaux et de Suresnes,
à faire plus de 200 ablettes à
l’heure à la pâte ou plus de
60gardons au chènevis, en vue
des concours. Comme il avait
été sélectionné pour la grande
finale Violet-Byrrh, qui avait
lieu tous les ans en juin sur le
quai de la Tournelle, face à
Notre Dame, il était suivi par
une petite troupe d’admira-
teurs, qui l’encourageaient à
maintenir la cadence.
A huit ou neuf ans, placé chez
un fermier de pêche au bord de
l’Allier, il faisait l’école buisson-
nière, pour aller à pied au café
du village, à plus de quatre kilo-
mètres acheter un hameçon à
palette, qu’il montait ensuite
sur un crin de cheval arraché à
la queue du hongre de la ferme.
Et quand on accrochait la ligne
dans le fond, on se déshabillait
hivernales, voyagé ensemble,
accompagnés souvent par
quelques “rares”, comme il
disait, dans le monde entier. En
Irlande avec François et Isabelle
Calmejane, sur les bords du
Corrib et du Mask. Sur la Mor-
rüm suédoise où nous prîmes
début septembre, après une
longue période de sécheresse,
deux saumons de 12 et 14 kg
qui se révélèrent immangeables
à cause de la prolifération dans
la rivière d’algues cyanophycées,
qui donne dans les étangs le
bien connu goût de vase. Ici,
dans cette sublime rivière, on
aurait cru manger de la terre !
Lui qui voulait les ramener à
Venables, pour faire le coup des
saumons de Talleyrand, fut
déçu comme je l’ai rarement vu.
Heureusement, dans les sous-
bois qui bordaient la rivière, les
cèpes abondaient et les Suédois
pas plus que les touristes
pêcheurs pour la plupart venus
de Hambourg ou de Copen-
hague, n’y prêtaient la moindre
attention. Nous avons ramené
37 kg de “bouchons de cham-
pagne” congelés sur place, dans
le coffre de la belle Mercédès du
service de Presse, que notre ami
le docteur Salmon nous avait
fait prêter.
Dans toutes les eaux…
Il me revient à propos de Jean-
Michel Salmon, le bien
nommé, une aventure halieu-
tique dont Roger fut là encore
un témoin privilégié. C’était au
début des années 80 et nous
avions décidé de faire l’ouver-
ture au saumon sur l’Allier.
Roger avait dormi à la maison
et Jean-Michel nous avait
embarqué vers 3 h du matin,
dans une des superbes berlines
“service de presse” qu’il testait
pratiquement tous les week-
ends pour la revue médicale
Tonus. Tandis que je sommeil-
lais, confortablement installé
sur la banquette arrière de je ne
sais plus quel luxueux modèle,
Jean-Michel avec Roger comme
co-pilote, avait conduit les deux
dernières heures du trajet, dans
un brouillard assez dense qui ne
s’était levé que vers 7 h 30 du
matin, une fois passé Moulins.
Il y avait bien-sûr des voitures
sur tous les parkings le long de
l’Allier et vers 8 h après avoir
passé Varennes-sur-Allier, nous
jetons notre dévolu pour le
coup du Pont de Billy, à
quelques kilomètres en amont.
L’année précédente il s’y était
pris quelques poissons et je
connaissais assez bien l’endroit.
Six ou sept véhicules étaient
garés sur le grand parking de
l’auberge, en amont du pont.
Les niveaux sont forts, nous
nous équipons « lancer lourd » :
fortes cannes en fibre de verre et
Luxor-Mer-Saumon-Lourd
pour moi et Roger, canne en
carbone et moulinet Daïwa
pour Jean-Michel. Ondulantes
Vigouroux et plombs bateaux,
pour nous, Orkla 24 g blanche
(je m’en souviens) pour le Dr
Salmon. Le temps que je finisse
d’équiper Roger, un break Peu-
geot 504 immatriculé dans le
Bas-Rhin se gare à côté de nous
et quatre Strasbourgeois forts
sympathiques en descendent.
Leurs cannes sont toutes mon-
tées et maintenues par des cour-
roies en chambre à air sur la
galerie. Ils ont déjà fait deux
coups plus en aval et vu prendre
un saumon. Jean-Michel qui
était parti devant, s’est arrêté à
environ deux cents mètres en
amont, au milieu du grand
rapide qui descend vers le pont
et exécute de superbes lancers.
Suivi par les pêcheurs alsaciens,
nous le rejoignons et je lui dis
qu’il ne sert à rien de lancer à
cet endroit, que le coup est dans
le virage au dessus du rapide et
que jamais un saumon ne s’ar-
rêtera en début de saison,
comme cela en plein raide, dans
un courant aussi peu profond.
Regarde, lui dis-je tu vois bien
que tous les pêcheurs arrivés
avant nous sont d’ailleurs là-
haut. Dépêchons-nous de les y
rejoindre. Nous n’avions pas fait
vingt mètres, qu’un des Stras-
bourgeois qui avait mis ses
bottes dans les traces de celles
de Jean-Michel, se met à gueu-
Pour Roger, qui
avait vécu enfant
comme un naufragé
de l’existence, tout
ce qui a suivi et
qui ne tenait pas de
la survie était pour
lui du bonus.
Curieux de tout,
surtout des poissons
et des civilisations
lointaines, où
parfois, c’est lui
qui passait pour
un étrange indigène
aux yeux des
locaux!
Ci-dessus : avec
un énorme poisson
chat du Mékong.
classe
1.3 La pêche fil posé
Moins pratiquée que la pêche fil soutenu, cette
technique s’adresse aux zones peu profondes, peu
courantes et qui généralement ne permettent pas
d’approcher les poissons très près sans les mettre en
fuite. Elle est très utile lorsque les éclosions sont
insuffisantes pour attabler les truites ou les ombres
sur des insectes en surface. Cette technique
demande une bonne lecture de la rivière et des
postes susceptibles de tenir des poissons invisibles,
inactifs, mais qu’une nymphe bien choisie peut
séduire. Cette pêche fait généralement appel à des
nymphes de tailles moyennes à petites et relative-
ment peu plombées. Je dois avouer que j’aime la
pratiquer d’une part parce que le plaisir de lancer
est intact et d’autre part parce que ça pousse à bien
lire des postes, les veines de courants où il faut devi-
ner le relief invisible (que les remous nous indi-
quent) et les tenues des truites. Au final, la petite
tirée sur le témoin récompense une bonne analyse
du poste et du choix de la veine d’eau. Là encore, la
pêche ne peut se dérouler que vers l’amont. Afin de
ne pas couvrir les poissons, le bas de ligne devra être
long, bien plus long que pour la pêche fil soutenu.
L’indicateur devra lui aussi faire dans la discrétion
si vous recherchez des truites sauvages, qui peuvent
paniquer à la vue d’un brin de fil fluo de 20/100
qui de plus est graissé pour le faire flotter. A vrai
dire, moins il est coloré, mieux c’est ! J’ai parfois été
obligé d’enlever le témoin pour finalement réaliser
une petite boucle avec le brin précédent la pointe
de mon bas de ligne que j’ai graissé copieusement.
C’était malgré tout plus discret qu’un fil bicolore
jaune et rose !
En pêchant franchement vers l’amont, le poisson
peut facilement voir l’indicateur. Ce risque existe
en permanence, surtout si les poissons se trouvent
proche de la surface, ce qui arrive souvent lorsqu’on
pêche un poste comme l’amont immédiat d’un bloc
rocheux. Les truites s’y tiennent très souvent et sont
opportunistes. Pour que les touches soient décela-
bles, l’indicateur doit se trouver à distance raisonna-
ble de la nymphe, mais tout de même suffisamment
éloigné pour ne pas couvrir le poisson. Il faut donc
compter entre 1,20 m et 1,50 m au maximum.
Comme pour la pêche soutenue, un bon aligne-
ment entre la nymphe et l’indicateur rend les
touches plus franches. Cette technique de pêche très
agréable à pratiquer permet de pêcher lorsque les
éclosions se font rares. Le meilleur moment est
incontestablement le début d’éclosion, lorsque les
La petite classe
La petite classe
1.4.1 Les cannes
La pêche à la nymphe au fil est associée aux cannes
longues. C’est vrai pour la pêche soutenue mais
beaucoup moins pour la pêche fil posé, où une
canne de 9 pieds pour soie n° 4 ou 5 d’action semi-
parabolique suffit. Pour les raisons évoquées plus
haut, la pêche à la roulette ou ses variantes cannes
haute et bas de ligne décollé est dépendante d’un
alignement de la nymphe avec le bas de ligne qui
limite cette pratique en longueur au bout du scion
de la canne. C’est pourquoi les cannes sont longues,
jamais assez longues d’ailleurs puisque la pêche à la
mouche de compétition où cette technique est uti-
lisée à 90 % en a limité la longueur à 11 pieds. Eh
oui, il faut bien que ça ressemble encore un peu à du
matériel de pêche à la mouche… La majorité des
pêcheurs non concernés par les championnats pra-
tiquent cette pêche avec des cannes de 10 pieds, ce
qui est un bon compromis car il faut tenir l’engin à
bout de bras pour gagner encore un peu de lon-
gueur. De nos jours, on trouve de très bonnes
cannes de 10 pieds, ce qui n’était pas du tout le cas
par le passé. Les cannes de cette longueur de 3,05 m
étaient molles et lourdes.
Parmi les meilleurs modèles disponibles :
– JMC Compétition 10 pieds soie 4
(existe aussi en
version “fast”, d’action plus rapide). Cette gamme
créée clairement pour la pêche au fil canne haute
compte de nombreux modèles, dont 10 modèles
dans les grandes tailles, jusqu’à 11’6.
– JMC Pure 10 pieds soies 4/5.
Le haut de gamme
de la marque, légère et très réactive.
– Devaux T 48 10 pieds soies 4/5.
Un modèle effi-
cace, qui a fait ses preuves.
– Hanàk Czeck Nymph 10 pieds soie n°3.
Une
canne développée par Frantisek Hanàk en colla-
boration avec les compétiteurs de l’équipe natio-
nale de République Tchèque.
– Marryat Tactical 10 pieds soie 4.
Une plume de
95 g ! Très prisée des spécialistes de la technique en
raison de sa légèreté. Existe aussi pour soie n° 5.
– G.Loomis GLX Classic 10 pieds soie 5.
Une
canne de légende, mais la marque américaine est
très mal distribuée en France. En cas de casse d’un
brin, les temps d’attentes sont parfois intermina-
bles…
1.4 Le matériel
Les Mouches de Charette proposent des cannes très
adaptées à la pêche à la nymphe au fil, dans toutes
les gammes de prix.
En compétition,
la réglementation
internationale impose
une longueur
des cannes de 12 pieds
au maximum
(un pied = 30, 4 cm).
Mais les longueurs
de 10 et 10,6 pieds
sont de très loin
les plus utilisées.
Une canne Hardy
Sintrix de 10’ # 4
bien cintrée ! Mickaël
Vallée sur le point
de conclure avec
une grosse truite !
La petite classe
1.4.3 Les différents types
d’indicateurs
La pêche avec un indicateur de touche est indisso-
ciable de la pêche au fil. Lacause est entendue.
En trente ans, on est passé du petit bouchon de type
Rigoletto au fil coloré beaucoup plus discret. En
réalité, il faut là encore diviser les choses en deux
camps, car ce qui peut paraître anodin (la forme
d’un indicateur) change en profondeur l’action de
pêche. Nous avons d’un côté les indicateurs qui flot-
tent et soutiennent la nymphe et de l’autre ceux qui
flottent de façon imparfaite et peuvent, si on les
accompagne, s’immerger pour suivre la descente de
la nymphe. Tous les poissons, qu’ils s’agissent des
truites, des ombres ou des truites de mer finissent
pas s’habituer à une nymphe suspendue sous un
bouchon, même si ce bouchon est une mouche de
type gros sedge en chevreuil. Si ces poissons voient
un peu trop passer ce genre de montage statique, ils
n’y touchent plus du tout. Pour être crédible, une
nymphe doit pouvoir descendre derrière une pierre,
remonter en suivant la pente, être animée. Au fil,
l’animation provoque l’essentiel des touches. C’est
ce qui déclenche l’attaque. Avec un système sus-
pendu, l’animation n’est pas très recommandée, car
le pseudo bouchon va inévitablement draguer en
surface. Ça peut marcher avec des truites de cirque
mais avec de vrais poissons, c’est très risqué. Avec
un indicateur de type fil fluo, on peut relâcher après
une petite animation. Ce point est très important,
car c’est sur le relâcher que les plus gros poissons se
font prendre. C’est quelque chose que connaissent
tous les pêcheurs à vue. Si la nymphe continue de
monter lorsqu’on l’anime, seuls les juvéniles ou lespoissons d’élevage se lancent à sa poursuite. Une
truite expérimentée sera au contraire alertée car ça
lui rappellera son jeune temps avec des souvenirs
plutôt désagréables. Lorsqu’on pêche à vue, on
mesure à quel point l’animation est un art, souvent
minimaliste. Juste cinq centimètres en remontant
et on relâche immédiatement. Et ce relâcher doit
être naturel, juste devant le poisson. Si la nymphe
redescend en biais, c’est le refus. Au fil, on ne voit
Certains fils sont bicolores, ce qui évite de faire un nœud
entre les deux teintes. Le fameux Siglon dont la teinte
est beaucoup mieux tolérée par les truites sauvages
que le rose ou l’orange fluo, surtout si l’eau est claire.
Un indicateur flottant
qui convient pour
la pêche fil posé.
Les micro-anneaux sont très pratiques pour se nouer au bas
de ligne. Il sont vendus avec les indicateurs ou séparément.
pas le poisson mais sur les postes marqués, on
devine où il se situe et il faut donc anticiper l’ani-
mation. Le poids de la nymphe influe beaucoup sur
la flottaison de l’indicateur, qu’il faut parfois soute-
nir pour éviter qu’il ne se noie.
Les indicateurs “fil de téléphone” spiralés comme
ceux qu’utilisent les pêcheurs des pays de l’Est ont
aussi leurs partisans. C’est un peu un mélange des
deux types d’indicateurs précédents (soutenant la
nymphe ou pas) car ils flottent mieux qu’un simple
fil et moins qu’un indicateur en mousse de type
flotteur. En revanche, ils ne sont pas du tout dis-
crets et ne conviennent pas pour la pêche des truites
sauvages.
Pour la pêche de la truite en cours d’eau agités, les
pêcheurs ayant recours aux indicateurs flottants se
disent que le gros sedge qui sert de bouchon a autant
de chance d’être pris que la nymphe qui est en des-
sous, ce qui n’est pas faux. En fait, tout dépend du
cours d’eau pêché. Les truites d’un torrent alpin sont
beaucoup plus voraces et moins regardantes que
celles d’un cours d’eau de plaine, plus lent et plus
riche en nourriture. Plus le courant est lent, plus la
pêche doit être fine, précise et discrète.
Les indicateurs en fil fluo sont graissés pour amé-
liorer leur flottaison. Si un large panel de graisse
peut convenir, certaines sont plus tenaces que d’au-
tres sur le nylon. C’est le cas du Mucilin, boite verte,
qui est conçu pour l’entretien et la lubrification des
soies synthétiques (la boite rouge est en revanche
indiquée pour les soies naturelles) ou de la graisse à
traire. Les graisses non teintes sont blanches ou
transparentes. La graisse tient bien sur le fil mais
surtout sur les nœuds, les micros anneaux et les
micros boucles. Pour que l’ensemble se distingue
encore mieux sur l’eau (sous les arbres, la lumière
est parfois difficile) on peut aussi utiliser une graisse
teintée, qui sert à améliorer la flottaison des flot-
teurs de pêche au coup. Attention à ne pas confon-
dre avec la peinture pour antennes de flotteurs.
L’indicateur “fil de téléphone” a ses partisans.
Son utilisation n’est ni discrète ni facile
lorsqu’il faut doser un ferrage !
La célèbre graisse Mucilin qui convient pour graisser un repère.
La graisse teintée est très utile
en cas de visibilité difficile.
Un indicateur “tchèque” avec
des petites billes de plastique
de différentes couleurs (Hanàk).
La petite classe
1.5 Les nymphes
La pêche à la nymphe au fil est associée aux nymphes
lourdes, lestées avec des billes en tungstène. Mais qui
dit tungstène ne dit pas forcément enclume. Ce sont
les veines d’eau qui dictent le choix de la nymphe et
non une prétendue théorie d’une technique que l’on
a un peu trop formatée. La pêche d’une veine peu
profonde animée par un courant tranquille demande
une nymphe faiblement lestée. Le tungstène est utile
car il amène de la densité. C’est ce qui permet de bien
aligner la pointe du bas de ligne et de transmettre les
touches. Mais n’oublions pas que le diamètre des
billes de tungstène commence à 2 mm ce qui n’est
pas plus lourd que quelques tours de fil de plomb sur
une hampe d’ameçon. Un pêcheur à la nymphe à vue
doit avoir dans ses boîtes plusieurs lestages dans toutes
les tailles, et un pêcheur au fil doit également dispo-
ser d’une grande variété de modèles, dans tous les les-
tages et toutes les tailles. Les billes apportent une
grande facilité car les lestages sont très faciles à iden-
tifier. On peut décliner la couleur des billes, des corps,
des cerclages. Des centaines de combinaisons sont
possibles, ce qui ne veut pas dire qu’il faut monter des
mouches sans tenir compte de la technique qui nous
intéresse ici. Car c’est sur la nature du corps de la
nymphe que l’on a la plus grande marge de manœu-
vre. Un corps lisse ne retient pas la nymphe dans l’eau,
qui peut toujours continuer de couler. Ce genre de
nymphe trouve son intérêt dans les cours d’eau puis-
sants aux fonds minéraux, sans algues, ni herbiers.
Avec des courants plus faibles et un substrat incom-
patible avec un hameçon, un peu de dubbing derrière
la bille sert à stabiliser la nymphe à proximité du fond.
Le dubbing naturel ou synthétique sert alors de sta-
bilisateur. Sur le fond, le courant est souvent différent
de celui des couches supérieures, car le relief crée des
Un assortiment de nymphes pour la pêche au fil de la
collection Devaux. Cette collection qui compte des modèles de
grands pêcheurs au fil comme André Terrier ou Jacques Boyko
n’a pas pris une ride avec le temps ! Ci-dessus, volontairement
mis en tête à tête, un modèle très lisse (1) et son contraire
avec de généreux cerques en herls de queues de faisan, un
corps en dubbing et une collerette en perdrix (2). La première
convient pour des fonds propres sans algues, alors que la
seconde aura besoin de plus de temps pour atteindre le fond.
Les autres modèles présentés ici sont des intermédiaires. Plus
que des nuances de teintes différentes, la boîte à nymphes
d’un pêcheur au fil doit comporter des modèles aux
conceptions différentes. La “bonne” nymphe étant celle qui
arrive face au poisson en étant ni retenue, ni en chute libre,
bref avec naturel ! Et à chaque poste, chaque partie de poste
(courant de tête, fosse et radier) elle doit être différente !
Modèle Jacques Boyko
très polyvalent.
Imitation
de Rhyacophila.
Une version inspirée
de la pheasant tail sans bille
pour les pêches difficiles.
Un modèle avec un corps annelé très efficace.
Elle rappelle une nymphe très à la mode en France,
mais existe depuis plus de quinze ans !
remous. Une nymphe partiellement montée avec du
dubbing doit pouvoir se stabiliser à quelques centi-
mètres du fond, rester pêchante sans se planter dans
le substrat ou passer trop haut dans la couche d’eau.
Les très bons pêcheurs au fil parviennent souvent à
trouver cet équilibre et c’est ce qui fait toute la diffé-
rence.
Les modèles de nymphe peuvent être discrets, imita-
tifs, ou au contraire provocateurs et colorés. Tout
dépend à quels poissons ils s’adressent. Ombres ?
Truites sauvages ? Truites d’élevages ? Truites et
ombres ? Avec la raréfaction des éclosions, on assiste
à une “automatisation” de la technique notamment
chez les jeunes pêcheurs. L’observation a totalement
disparu. On voit des gens qui arrivent à la pêche, se
précipitent dans l’eau, et pêchent avec une nymphe
choisie généralement au hasard, qui sera changée si
elle ne prend rien. Même si les éclosions ne sont plus
ce qu’elles étaient, il se passe toujours quelque chose
dans la rivière qui doit orienter notre choix. Si
quelques mouches volent, on a tout intérêt à bien
regarder de quoi il s’agit (éphéméroptère, trichoptère,
plécoptère). La taille constitue la première piste à sui-
vre. Une truite qui se nourrit de nymphes d’un cen-
timètre de longueur ne fera sans doute pas le
déplacement pour un seul insecte plus gros qui passe
dans son champ de vision. On a donc tout intérêt à
coller à la réalité. Toutes les techniques de pêche
demandent de l’observation et les meilleurs pêcheurs
sont avant tout des gens qui savent observer.
Ph. B.
On peut évidemment
jouer sur les couleurs
des billes, avec un large
choix de teintes opaques
ou transparentes.
FOCUS/
montage
Un modèle dans l’esprit de la JMC
35, une mouche très vivante et ori-
ginale (toujours présente au
catalogue Mouches de Charette).
Fixer dans votre étau un hame-
çon Tiemco 100 n° 14.
Commencer l’enroulement d’un
fil de montage beige 6/0.
A la naissance de la courbure,
préparer une boucle à dubbing
qui sera mise en attente à l’ar-
rière de la mouche. Sur le fil de
montage, placer une mèche de
du dubbing Orvis Spectrablend
Nymph olive. La torsader entre
les doigts.
Enrouler le dubbing pour former
un corps fin et régulier.
Prendre une grande plume de
CDC naturel plutôt foncée. Avec
une pince Petitjean, emprison-
ner les fibres préalablement
ramenées à 90 ° de la nervure.
Les couper le long de celle-ci.
Insérer les fibres dans la boucle
et à l’aide d’un twister, torsader
ce dubbing.
Enrouler le dubbing sur quatre
ou cinq tours sur le corps.
Prendre une pincée de poils de
chevreuil qui formera une aile.
Attention à la longueur des poils
qui devront dépasser très légè-
rement de la courbure de
l’hameçon. Là encore un tour
lâche de fil de montage avant de
serrer lors de la pose de l’aile.
Les poils ne sont pas coupés à
ras mais à deux ou trois millimè-
tres pour former une sorte de
tête.
FOCUS/
montage
No hackle chevreuil
L’excellente flottabilité des poils de
chevreuil permet de se passer des
classiques collerettes en coq. Un
modèle né aux Etats-Unis où ce
genre de mouche est très utilisé.
Choisir un hameçon Tiemco 101
n° 18 et commencer l’enroule-
ment d’un fil de montage vert
foncé.
Les cerques sont réalisés avec
deux fibres blanches de Spinner
Tail Mouches de Charette. Ce
produit synthétique permet de
faire des cerques longs.
Il sont placés à l’arrière du
corps.
Par enroulements croisés du fil
de montage, ils divergent à envi-
ron 30°. Un dubbing Davy
Motton Master Class olive
midge pupa vient former l’arrière
du corps. Il faut en mettre très
peu.
Un second dubbing est placé
directement sur le fil de montage
et torsadé avec les doigts. Il
s’agit cette fois de Fly Rite Quill
Gordon brown drake yellow
(coloris 34). Il forme le corps de
la mouche.
Prendre une pincée de poils de
chevreuil qui formera une aile.
Attention à la longueur des poils
qui devront dépasser très légè-
rement de la courbure de
l’hameçon. Et toujours un tour
lâche de fil de montage avant de
serrer lors de la pose de l’aile.
7 et 8.
La tête, ou plutôt la partie
avant du thorax est réalisée avec
le même dubbing que le corps.
FOCUS/
montage
Sedge émergent
Un modèle qui joue à la fois sur la
flottabilité de l’aile en chevreuil et
sur la position “cul dans l’eau” de
l’abdomen.
Fixer dans votre étau un hame-
çon Tiemco 2487 n°12.
Commencer l’enroulement d’un
fil de montage brin foncé 6/0.
A l’arrière de la hampe, fixer une
pincée de herls de queue de coq
faisan ainsi qu’un fil de cuivre.
Directement sur le fil de mon-
tage, placer une mèche de
dubbing Mouches de Charette Y
15 marron cannelle.
Enrouler le dubbing pour former
un corps régulier.
Rabattre les herls de faisan vers
l’avant et le dessus du corps.
Cercler le corps avec le fil de
cuivre, en l’enroulant en sens
inverse du fil de montage et du
dubbing. Ainsi, il ne disparaîtra
pas dans le dubbing.
Placer une sous aile avec deux
pointes de plume de cul de
bécasse.
Placer une pincée de poils de
chevreuil pointes en bas dans
un aligne-poils. Tapoter sur la
table cet outil pour tasser les
poils vers le bas.
Placer l’aile. Attention à la lon-
gueur des poils qui devront
dépasser très légèrement de la
courbure de l’hameçon. Et tou-
jours un tour lâche de fil de
montage avant de serrer lors de
la pose de l’aile.
9 et 10.
Couper les poils à deux ou
trois millimètres. Faire une
grosse tête plus foncée que le
corps avec un dubbing Hareline,
Mahogany Dun SMF 221.
Nœud final.
leur principal territoire de
chasse, depuis 2000 ans,
dès le début de la période
de sècheresse qui sévit tou-
jours. Depuis, cet endroit
inhospitalier est devenu le
moins peuplé d’Argentine.
Obstacle après obstacle,
cahin-caha, le pick-up
bringuebalant poursuit
durant une heure son che-
min à petits pas jusqu’au
lodge Laguna Verde, notre
destination au milieu de
nulle part. Une collation
avalée à la va-vite et nous
revoilà avec notre guide
Christian, toujours au
volant en direction du célè-
bre Lago Strobel que nous
apercevons très vite en
contrebas de la piste :
immense lac gris plomb,
sinistre, agité par le vent
qui s’est subitement levé.
Ceinturé par de noires
falaises basaltiques par
endroit effondrées en ébou-
lis formant un véritable
chaos rocheux lunaire, ce
cliché argentique en noir et
blanc, oublié du monde
et justement surnommé
Jurassic lake, n’avraiment
Difficile de trouver plus aride que les rives du lac Strobel ! Chose rare, le fort vent austral qui, d’or-
dinaire, souffle en continu était gentil comme un agneau durant ce séjour. Pour une fois, les guides
ont pu garder leur casquette sur la tête !
29

+ 7

de frais de port
LA PÊCHE AUX LEURRES N’EST PLUS UN JEU DE HASARD…
o
Oui,
je désire recevoir
La Nouvelle Pêche aux leurres
au prix de 29
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En un peu plus d’une dizaine d’années, la pêche aux leurres s’est développée en France au
point de tenir une place majoritaire dans les rayons de magasins de vente de matériel de
pêche. La pêche aux leurres n’est pourtant pas nouvelle. Son origine remonte au Moyen-Âge
et même bien avant : puisque les Inuits fabriquent des leurres en os de baleine depuis des
millénaires. Ce qui a changé, c’est surtout le rapport que le pêcheur d’aujourd’hui entretient
avec les poissons. Si de nos jours, certains pêchent encore pour se nourrir, la plupart d’en-
tre nous pratiquons avant tout pour le plaisir. Car cette pêche laisse une large place au sport,
au sens intellectuel du terme. Oui, faire monter une truite sur une mouche sèche est en
tout point comparable à la montée explosive d’un brochet sur une imitation de grenouille
en caoutchouc. La méthode est alors autant un choix “esthétique” qu’une réalité qui cor-
respond au mode d’alimentation du moment de l’espèce recherchée.
La Nouvelle Pêche aux leurres
porte un regard connaisseur sur l’évolution de cette pêche en
perpétuel mouvement. Ce livre de 260 pages s’applique à faire le point sur les techniques,
sur ce qui est essentiel ou superflu. Pêcheur complet, journaliste halieutique, ancien guide
de pêche soucieux de pédagogie, Philippe Boisson nous emmène dans un univers qu’il
connaît bien et qu’il rend plus accessible par des explications claires, des comparaisons ap-
propriées et une indépendance totale qui lui permet de dire les choses en toute liberté.
L’auteur de
De la pêche à la nymphe
récidive avec un livre qui fera date, lui aussi !
… Ce livre vous permet de mettre
toutes les chances de vôtre côté
Vous pouvez aussi acheter votre livre sur www.peches-sportives.com
Laguna Verde en contre-bas
de magnifiques gobages.
Comme si on s’était donné
le mot et certainement par
pure superstition, personne
n’ose parler de cette accal-
mie qui ne saurait durer…
Le petit-déjeuner à peine
pris, me voilà dissimulé
tant bien que mal derrière
un haut rocher qui sur-
plombe les eaux cristallines
et d’où j’aperçois à bonne
distance une belle truite qui
vient vers moi ; je lui offre
un met royal, une“prince”,
petite nymphe noire aux
pattes en fins élastiques
noirs qui s’agitent au moin-
dre mouvement ; fine
gueule, elle n’en fait qu’une
bouchée, mais piquée par je
ne sais quelle mouche, elle
s’échappe à tombeau ouvert
vers le large me prenant la
soie et une bonne trentaine
de mètres de backing.
Christian, qui vient de
mettre à l’épuisette une
truite qu’a pêché Kathleen,
accourt aussitôt, puis repart
aider Jasper qui est en plein
combat… dur-dur ici, le
travail de guide ! Il faut
vraiment avoir une bonne
condition physique, car il
va en courant faire l’essuie-
glace et accélérer au fur et à
mesure que l’eau se
réchauffe au cours de la
matinée, ce qui “booste”
les truites ! A plusieurs
reprises, notre ami Jasper,
Kathleen et moi en attra-
pons en simultané, faisant
perdre le nord à Christian
qui, épuisé, tel un tennis-
man débordé défendant
son fond de court, met par-
fois dans son épuisette deux
truites en même temps,
soulevant dans son filet 10
à 12 kg de poissons agités !
Elles sont à présent “à la
maille” et flirtent pour cer-
taines avec les 8 kg :
Rondes, saines, magnifiques
dans leur robe arc-en-ciel,
elles ne dépareilleraient
surement pas dans une
œuvre de Fernando Botero !
Eviter que les
combats s’éternisent
Dans l’après-midi, la surface
lisse du lac et le soleil ne
nous facilitent pas les
choses. Je change de straté-
gie pour cette seconde
période en rallongeant le bas
de ligne et en nouant un
petite mouche sèche faite la
Où pêcher
Où pêcher
Ce lac, également appelé Jurassic lake, est situé dans la province argentine de Santa Cruz. Il porte le nom du missionnaire jésuite Matías
Strobel qui parcourut le nord de la Patagonie au milieu du
XVIII
siècle. Le rio Barrancoso est le seul tributaire du lac dans lequel les
truites vont se reproduire. Ce lac n’a rien à envier à ceux de Nouvelle-Zélande ou de Tasmanie.
Guide pratique :
Commeny y aller
Plusieurs compagnies proposent des vols entre les princi-
pales villes d’Europe et El Calafate avec une escale à Bue-
nos Aires qui peut être assez courte et permet, si on le
désire, d’éviter d’y passer la nuit. Pour aller d’une ville à l’au-
tre, on peut le faire en voiture de location ou en bus (très
confortables) qui font cette liaison plusieurs fois par jour.
www.omnilineas.com.ar
Où dormir
Il y a un grand nombre d’hôtels à El Calafate. L’hotel
La Loma propose un très bon rapport qualité-prix :
www.lalomahotel.com
Tout proche, le restaurant La Tablita est excellent !
www.la-tablita.com.ar
Où pêcher
Jurassic Lake (Lago Strobel) Estancia Laguna Verde :
www.estancialagunaverde.com
Avec ses 14 km de rive sur le Lago Strobel, 10 km
sur le Rio Barrancoso, et plusieurs petites lacs et rivières,
la réputation du lodge n’est plus à faire.
C’est surement l’endroit où on pêche les plus grosses
truites du monde !
Ces adresses nous ont permis d’organiser facilement
notre voyage.
Toutefois, il est nécessaire de maitriser un minimum
l’anglais ou l’espagnol pour être autonome.
Le Sorcier d’Ornans
Philippe Koeberlé
Réf. : 140 175.
Prix : 18
La pêche pour les Nuls
Vincent Lalu
L’histoire de la pêche, la législation,
le permis, l’équipement, la
sécurité, la pêche avec les enfants,
les techniques de pêche les plus
utilisées en France… n’auront plus
de secret pour vous !
Réf. : 121 213
Autopsie d’une truite
Philippe Koeberlé
et Nicolas Robert
Réf. : 140 168.
Prix : 18
De la pêche à la nymphe
Philippe Boisson
L’ouvrage incontournable sur la
pêche à la nymphe, écrit par l’un
des meilleurs spécialistes de sa
génération, est à nouveau
disponible.
Réf. : 110 297
Petit dictionnaire
philosophique
du pêcheur de truites
en pédalo
Ce livre est une première. Il vous
apprendra, chers pêcheurs, que
vous n’êtes pas seulement des
champions de la mouche ou du
leurre, mais bien des citoyens
de l’onde. Accessibles aux bienfaits
de la réflexion philosophique.
Prix : 19
Réf. : 110 274
Le dictionnaire
insolent de la pêche
Daniel Taboury et
Thierry Dubosclard
Ce dictionnaire tes les significations
du mot pêche. Leurs définitions ne
respectent pas grand chose. A lire
avant de s’endormir comme le
“petit Robert” (quand le pluriel
n’est pas de mise.)
Prix : 19
Réf. : 110 317
Grandes pêches
Pierre Affre
Un tour du monde des plus belles
pêches sportives. Un livre pour
rêver mais aussi pour apprendre.
PRIX PROMO
Réf. : 120 435
Je ne pêche pas…
je m’entraîne
Éric Joly
Réf. : 110 168.
Histoires de pêche :
Contes et légendes
du Moulin du Plain
Vincent Lalu
Ce livre raconte la saga du Moulin du
Plain, il en évoque les personnages les
plus truculents, les histoires les plus
drôles et les moments les plus forts.
Réf. : 110 305
Le Sorcier de Vesoul
Vincent Lalu
Réf. : 110 155.
La Femme Truite
Vincent Lalu
Si vous voulez savoir pourquoi ils
vont à la pêche… 27 nouvelles
(avec 40 aquarelles) par l’auteur du
Sorcier de Vesoul
pour dire aux
non-pêcheurs ce que peut être
la passion de la pêche.
Prix : 29
Réf. : 110 215
Histoires de pêche :
la truite en héritage
Nicolas Germain
Nicolas Germain inaugure cette
collection avec ces histoires qui
donneront aux pêcheurs et aux
non-pêcheurs l’envie de se
retrouver au bord de l’eau.
Prix : 15
Réf. : 110 300
Histoires de pêche :
Saint-Pierre était Belge
Georges Quinot
C’est un petit village franco suisse
à forte population belge. Au milieu
coule le Doubs, ses truites, ses
mouches et ses “pêchoux”. Dans le
roman de Georges Quinot il est
surtout question d’amour, de pêche
et de jalousie.
Prix : 19
Réf. : 110 315
La nouvelle
pêche aux leurres
Philippe Boisson
La Nouvelle Pêche aux leurres
porte un regard connaisseur sur
l’évolution de cette pêche en
perpétuel mouvement. Ce livre de
260 pages s’applique à faire le
point sur les techniques, sur ce qui
est essentiel ou superflu.
Réf. : 110 288
L’encyclopédie
des mouches…
qui pêchent (avec leurs montages)
Philippe Boisson et
Bernard Dalmas
464 pages consacrées au montage
des mouches qui sont beaucoup
plus utiles à la pêche qu’en
décoration murale.
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Réf. : 110 310
Le Dictionnaire
insolent de la chasse
Éric Joly
L’auteur présente aux lecteurs la
découverte ou redécouverte du
vocabulaire employé dans le
monde de la chasse et qui met à
mal la bien-pensance. 168 pages.
Réf. : 110335
Prix : 19
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