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LA BOUTIQUE DE 8'6

LA BOUTIQUE DE 8'6, C’EST LA SÉLECTION DU MEILLEUR MATÉRIEL DE PÊCHE DENICHÉ AUX QUATRES COINS DU MONDE AINSI QUE NOS EDITIONS ET NOS DVD POUR LE BONHEUR DES PÊCHEURS


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Pêches sportives magazine n°90

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PECHES
sportives
n°90
Votre
DVD
est à
l’intérieur

Pêchessportives

numéro 90
3:HIKMPC=[U]^U]:?a@k@j@k@a;
M 02526
– 90 –
F:
8,90
– RD
Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses
Janvier – février – mars 2012
Leurres à brochet
50
PÊCHES
sportives
Où pêcher :
il était une fois
la Mongolie
Jamais de mémoire d’homme, on avait vu la
pêche de loisir s’afficher autant dans la presse
nationale. Si vous vous demandez où passe
l’argent des pêcheurs, les pleines pages de
pub dans la presse non halieutique vous don-
nent un élément de
réponse. Ces maga-
zines n’ont, de préfé-
rence, rien à voir avec
la pêche, comme
Réponse à tout
chez
qui une page de
publicité vaut la
coquette somme de
avant négociation).
Somme coquette qu’il
convient de multiplier
par le nombre de
magazines où cette
campagne est parue,
somme qu’il faudra
bien retrancher des
budgets censés répartir intelligemment l’ar-
gent des pêcheurs ; qui n’ira donc pas dans
l’entretien des rivières, les écoles de pêche,
la gestion piscicole et autres dossiers que
notre Fédération nationale entend bien
confisquer aux AAPPMA (l’une de celles qui
crient le plus famine, dépend justement de
la Fédération dirigée par monsieur Roustan.)
De nos jours, communiquer est inévitable et
on ne peut reprocher à la FNPF de le faire.
Mais il est une règle élémentaire de la com-
munication que M. Roustan et ses collègues
semblent ignorer. Pour créer une demande, il
faut une offre ! Pour
enrayer la chute des
ventes de cartes de
pêche, la FNPF com-
munique, afin de
gagner de nouveaux
pêcheurs. Entendez
par là ceux qui ne
font plus partie des
deux millions de
“gauleux” perdus
corps et bien, dégoû-
tés par l’état lamenta-
ble de nos cours
d’eau, par le manque
de soutien de l’ins-
tance fédérale au sein
des AAPPMA, par
un mode de fonctionnement qui n’a pas évo-
lué depuis les années 1950. M. Roustan sem-
ble ignorer le succès rencontré par les plans
d’eau privés et ne se soucie guère des milliers
de pêcheurs pour qui la pêche en France n’est
plus qu’un (mauvais) souvenir, mais qui pra-
tiquent aujourd’hui leur loisir à l’étranger.
Ouvrez les yeux, M. Roustan, les temps ont
EDITO
Quand l’argent
des pêcheurs tombe à l’eau
Entendez par là ceux
qui ne font plus partie
des deux millions
de “gauleux” perdus
corps et bien, dégoûtés
par l’état lamentable
de nos cours d’eau, par
le manque de soutien
de l’instance fédérale
au sein des AAPPMA
changé ! La pêche médiocratique (euh…
pardon, je voulais dire démocratique) ne
satisfait plus autant qu’avant. Une bonne
part des pêcheurs sont prêts à payer plus cher
leur permis si le jeu en vaut la chandelle.
Votre sacro-sainte
stratégie qui consiste
à pouvoir pêcher par-
tout en France pour
quelques dizaines
d’euros nous a mené
à la situation actuelle.
Tous les ingénieurs et
les techniciens de
l’Onema et de vos
fédérations ont com-
pris depuis long-
temps que la seule
solution est d’amélio-
rer la qualité de nos
milieux aquatiques.
C’est un chantier
sans limites et qui
demande des gros moyens humains et finan-
ciers.
Si, encore, votre com’ servait à quelque
chose, si elle pouvait empêcher le nombre de
cartes de pêches – dont on nous dit qu’on
peut les acheter sur Internet, pour mieux
nous vendre la réciprocité – de continuer de
s’effondrer lamentablement. Mais non, cette
publicité sert surtout à promouvoir tout un
arsenal de nouvelles cartes et offres
(jeunes, touristes, femmes, pingouins) dont
l’agrégation est juste destinée à faire mentir la
statistique. Tout cela est aussi crédible que la
petite famille qui fait
trempette dans ce lac
d’illusions. La fille
surtout, avec son petit
short et son lancer
qu’elle tient comme
une raquette de bad-
minton, je la vois
bien rentrer à la mai-
son le soir et dire à
son copain :
« – Ils sont gonflés à
l’agence, ils m’ont
envoyée dans un lac,
j’avais même pas
de bottes, et c’était
gelé.»
« – Ca te change de La
Redoute. Et puis, je vais pouvoir t’emmener
à la pêche… »
« – Tu fais ça, je divorce ! »
Vous voyez, monsieur Roustan, ce n’est pas
facile la com’.
Et pourtant c’est cher.
Vincent Lalu et Philippe Boisson
Actualités
Libye
La guerre n’a pas
arrêté les pêcheurs
de thons rouges
Alors qu’un conflit armé faisait
rage en Libye entre les
rebelles du CNT et les
hommes de Mouammar
Kadhafi, les pêcheurs de
thons rouges ont continué à
arpenter les eaux territoriales
libyennes à la recherche du
précieux thonidé, notamment
pendant la période de
reproduction. De multiples
informations prouvent
l’implication d’équipages
européens. Selon les ONG,
des bateaux venus d’Italie,
d’Espagne, de France et
de Malte sont concernés.
La Commission européenne
a déclaré que ces prises
pourraient prochainement
être déclarées illégales.
Pollution
La Nouvelle-Zélande
face à la pire marée
noire de son histoire
Alors que la coupe du monde
de rugby se déroulait sans
encombre, une marée noire,
qui n’a rien à voir avec les All
Blacks, est venue gâcher la
fête. La Nouvelle-Zélande vit
actuellement la pire
catastrophe écologique de
son histoire avec le naufrage
sur ses côtes d’un porte-
conteneurs battant pavillon
libérien, le Rena. Le navire
s’est échoué vers 2 h 20 du
matin, mercredi 5 octobre,
sur le récif de l’Astrolabe,
L’association de défense de l’environnement
WWF a publié en septembre une étude sur
l’état réel de nos cours d’eau qui contredit les
données officielles. Le but étant d’analyser les
données officielles et de mettre en place une
ébauche d’information indépendante, l’asso-
ciation a pointé plusieurs manquements de
la part des pouvoirs publics :
– premièrement,
un certain nombre de pro-
duits chimiques toxiques ne sont pas
recherchés dans les échantillons.
– deuxièmement,
l’ONG remet en question
les protocoles de mesure, notamment des
micropolluants.
– troisièmement,
elle souligne la manipu-
lation avantageuse des données officielles.
Pour Hélène Roche, présidente du Comité
Scientifique du WWF France, spécialiste au
CNRS de l’évaluation des effets des subs-
tances chimiques dans les écosystèmes aqua-
tiques, « on va ainsi pouvoir officiellement
déclarer que certaines rivières sont « en bon
état chimique » alors qu’elles sont contami-
nées par des substances dont les protocoles
de mesures sont mal codifiés ou par des mo-
lécules qui ne sont tout simplement pas
prises en compte – les PCB par exemple. Les
rivières seraient donc officiellement en bon
état alors qu’une contamination importante
menace les espèces aquatiques et la biodi-
versité. Avec une telle sous-évaluation de la
situation, on ne s’étonnera pas qu’un certain
nombre d’espèces très sensibles aux pol-
luants chimiques, comme les batraciens,
figurent parmi les espèces aquatiques les plus
menacées ». L’auteure de l’étude, Anne Spi-
teri, ingénieure du génie rural des eaux et fo-
rêts, a, à partir des données brutes fournies,
tenté de dresser un état des lieux le plus ob-
jectif et le plus complet possible. Un site In-
ternet a été ouvert afin de rendre public ces
données brutes relatives à la qualité des eaux.
Rapport téléchargeable sur :
http://wwf.fr/
media/documents/l-etat-des-eaux-
derriere-une-information-officielle-
deficiente-des-evaluations-et-des-donne
es-inquietantes
« L’état des eaux : derrière une information of-
ficielle déficiente, des évaluations et des don-
nées inquiétantes” : extraits d’une synthèse
commanditée par le WWF France sur l’état
réel des eaux et des données sur l’eau :
36pages.
Site internet : http://eau-evolution.fr/
France
Le vrai état de nos rivières
… suite p.10
Actualités
Après une décennie de lutte, les associations
écologistes viennent d’obtenir une victoire
très importante avec l’arasement programmé
du barrage de Poutès. En effet, Nathalie Kos-
ciusko-Morizet, Ministre de l’Environnement,
a annoncé le 6 octobre cette bonne nouvelle
à l’occasion du 27ème Congrès de l’Associa-
tion nationale des élus de la montagne
(ANEM).
Le barrage de Poutès a été construit sur l’Al-
lier lors de Seconde Guerre mondiale, sans
autorisation en ce qui concerne la production
d’électricité. Le barrage, dans sa version ac-
tuelle, affiche une longueur de 70 m et une
hauteur de 17 m. Il crée une retenue de
2,4M m
. Sa puissance est de 28,5 MW pour
une production de 85 GWh. Il se situe à près
de 860 km de l’estuaire de la Loire.
Ce barrage, qui a contribué à provoquer la
quasi-disparition du grand saumon de Loire,
demeure un des obstacles majeurs au pro-
gramme de sauvegarde de l’espèce. Depuis
plus de vingt ans, il oppose l’Etat aux asso-
ciations de défense de l’environnement. Bien
plus qu’un simple obstacle à la migration des
saumons, Poutès est devenu le symbole
d’une énergie hydroélectrique dommageable
pour l’environnement. Depuis son édification,
en 1941, le barrage serait responsable à 90%
de la perte des grands saumons de la Loire
et de l’Allier. “A partir de 1950, les captures
totales n’étaient plus en moyenne que le cin-
quième de ce qu’elles étaient avant 1941”
(Cohendet, 1993). Depuis, seuls 8 % des
2200 hectares de frayères fréquentées au
début du XIX
siècle sont accessibles. En 1986,
un ascenseur couplé à une passe à poissons
classique a été mis en service pour permettre
la remontée des adultes avant reproduction.
Une glissière pour la dévalaison des jeunes
saumons (ou smolts) a également été prévue.
Ces aménagements restent, à l’heure actuelle,
très peu efficaces et les solutions techniques
ont trouvé leurs limites. EDF, en acceptant de
construire un « nouveau» Poutès qui ne me-
surera plus que 4mètres de hauteur, permet-
tant ainsi aux saumons de franchir l’obstacle,
a fait un grand pas vers une hydroélectricité
durable. Ce nouveau barrage permettra de
conserver entre 85 % et 95% de la produc-
tion hydroélectrique du site, les collectivités
locales préservant ainsi une source de revenu
essentielle à leur développement.
Dans un communiqué, la Fédération natio-
nale de la pêche en France (FNPF) prend acte
de la décision, mais reste vigilante : « Non si-
gnataire de la Convention pour une hydro-
électricité durable, la FNPF et son réseau
associatif affilié entendent conserver leur rôle
à l’est de l’île du Nord, dans
une zone très touristique
et riche d’une biodiversité
exceptionnelle. Parmi les
conteneurs que le Rena
transportait, onze contiennent
des matières dangereuses.
D’ores et déjà, le bateau
déverse d’importantes
quantités de fioul. Long
de 23mètres, il en contient
1700 tonnes.
Les eaux
antarctiques sont
pleines de plastiques
Les eaux de l’océan
Antarctique sont si éloignées
des activités humaines, que
nous pourrions les croire
préservées de toute pollution.
Malheureusement, il n’en est
rien. Elles sont remplies de
plastiques et de divers
déchets charriés là par les
courants océaniques. Algalita
Marine Research Foundation,
une association étasunienne
créée en 1997, a réalisé une
étude démontrant la forte
présence de plastiques dans
l’océan Antarctique, en
collaboration avec Tara
Expéditions, une expédition
qui explore pendant deux ans
et demi les océans de la
planète afin de collecter des
informations sur les divers
dangers qui pèsent sur eux.
Tous les échantillons collectés
à cette occasion contenaient
du plastique : de 956 à 42
826 morceaux de plastique
par kilomètre carré autour des
stations d’échantillonnage.
Décidément, l’humanité a une
capacité de nuisance sans
limites…
Pour en savoir plus :
Tara expéditions :
http://oceans.taraexpedi-
tions.org/?id_page=1
… suite de la p.8
Auvergne
NKM annonce l’arasement
du barrage de Poutès
… suite p. 12
Actualités
Nouvelle équipe et nouveau départ
pour l’association Anper TOS
Fondée en 1958, reconnue d’utilité pu-
blique, l’association initialement intitulée
Truite Ombre Saumon (TOS) fut durant
très longtemps l’une des seules a défen-
dre les cours d’eau français. Après une pé-
riode de restructuration et de recherche
de membres motivés pour reprendre le
flambeau, Anper Tos se jette à nouveau
dans la bataille de la défense de l’eau. Un
nouveau bureau a été élu cet été. Lucien
Drouot en est le nouveau président natio-
nal. Le principe des antennes régionales
est reconduit. Les actions de TOS à conti-
nuer et à développer sont les suivantes :
– l’action contentieuse. La veille et les
premières mesures sont assurées par
les délégations régionales suivant le
guide procédural. La décision d’ester en
justice est prise par le président après
avis de la commission juridique.
– L’action de réflexion politique : une po-
litique nationale et une ligne de
conduite TOS doit être définie et appli-
quée dans les différentes instances lo-
cales et nationales où nous siégeons
– L’action de développement : pour pro-
mouvoir l’image de TOS et développer
son importance et son influence
– L’édition de bulletins d’information et
de documentation
Il est décidé de fonctionner pour le mo-
ment en deux commissions :
1- Une commission Juridique, Pollution
et Nuisances. Son rôle est d’assurer
la veille juridique, la rédaction et la
mise à jour des guides juridiques,
d’analyser les dossiers préconten-
tieux, de suivre les dossiers conten-
tieux. Ces membres sont : François
Grebot, Thierry Valet, Jacques Ger-
bod, Claude Champredon. Le prési-
dent en sera membre de droit.
2- Une commission Animation et Déve-
loppement. Son rôle sera de faire
connaître TOS, d’organiser la com-
munication, de coordonner les délé-
gations régionales. Ces membres
sont Christel Bulthé, Frédéric Serre,
Claude Varenne-Paquet, Josselin de
Lespinay.
Association Nationale Pour la protection
des Eaux et des Rivières TOS
Le site Internet étant en cours de
(re)construction, voici les coordon-
nées téléphoniques du Vice Prési-
dent, François Grebot.
Tél. : 04 73 92 51 82.
Fax : 04 73 25 05 13.
La FNPF dit stop à la surenchère hydroélectrique
A l’occasion du Salon des maires et collectivités locales qui se
tient actuellement à la Porte de Versailles à Paris, la Fédération
nationale de la pêche en France (FNPF) affiche son mécon-
tentement à la suite de la publication par l’Union française de
l’électricité (UFE) d’une étude controversée. Rendue publique
le 22 novembre, l’étude affirme que le potentiel hydroélec-
trique serait encore sous exploité à ce jour en France et
conclut à une possible augmentation de 16% de la production
hydroélectrique annuelle. La FNPF a, dans un communiqué
publié également le 22 novembre, remis en cause les conclu-
sions de l’UFE. Ainsi la fédération considère que : « cette étude
évince le caractère partenarial de l’estimation du potentiel hy-
droélectrique français qui s’est fait dans les instances natio-
nales et locales dédiées, en particulier au sein des Comités
de bassin, lors de l’élaboration des Schémas Directeurs Amé-
nagement et Gestion des Eaux. (Plans de Gestion Directive
Cadre sur l’Eau) Elle oublie les considérations technico-
économiques et environnementales de mobilisation de ce
potentiel et les coûts externes, notamment à moyen et long
terme. Elle revient sur les consensus trouvés très récemment
dans le cadre de la convention de relance de l’hydroélectricité
dont l’UFE est un des principaux signataires. Elle n’intègre pas
les conséquences des modifications climatiques qui sont en
train de s’opérer, notamment en matière d’amplification des
phénomènes de sécheresse et de crise hydrologique. Elle
ignore les projets de classements des cours d’eaux, les obli-
gations de résultat et les objectifs de bon état écologique issus
de la Directive Cadre sur l’Eau, amplifiés par le Grenelle de
l’environnement, le plan national de restauration de la conti-
nuité écologique, le Plan Gestion national Anguilles, la Stra-
tégie Nationale en faveur des poissons migrateurs, la
restauration de la trame verte et bleue… » On ne peut qu’ap-
puyer cette démarche de la FNPF en espérant qu’elle sera en-
tendue des pouvoirs publics.
Actualités
Québec
la Pourvoirie des Lacs Robidoux
et ses saumons atlantiques
Loire
Les chroniques littéraires
d’un pêcheur forézien
Franck Bompuis, artiste touche-à-tout et amoureux du Forez, a
publié en avril 2011 “Rue de l’Onde”, un ouvrage plein d’anec-
dotes nées sur les bords de la rivière. À travers ces récits de pêche,
c’est également un regard posé sur l’enfance et la famille que l’au-
teur nous livre ici.
« J’ai souhaité faire partager ma passion pour la pêche en me
plaçant sur le registre des émotions et du plaisir des sens en lais-
sant volontairement de côté l’aspect technique de la pêche. Ce
sont des récits pleins d’humanité et d’humour, un livre compa-
gnon de route. En cela ce livre s’inscrit modestement dans la tra-
dition des écrivains pêcheurs, comme René Fallet ou des anglo-saxons comme, John. D.
Woelker et John Gierach. »
L’auteur sera présent à certains évènements du monde de la pêche, et notamment au Salon
de la pêche de Clermont-Ferrand et au salon international de la pêche à la mouche de St
Etienne au printemps 2013.
“Rue de l’Onde” est mis en ligne dans les catalogues de la FNAC, d’Amazon et de De-
citre et est référencé dans 6000 points de vente.
Fondée en 1952 au cœur de la Gaspésie, au
Sud-Est du Québec, par M. Mc Whirter, la
Pourvoirie des Lacs Robidoux propose aux pê-
cheurs à la mouche (exclusivement) de venir
séduire les imposants saumons atlantiques
qui remontent les rivières Cascapédia, Petite
Cascapédia ou Bonaventure. Dans les années
40 déjà, des pêcheurs américains devaient
amerrir sur le Lac Ribodoux, afin d’aller dé-
busquer le fameux poisson dans la Bonaven-
ture, alors qu’aucune route ne venait dans
cette région reculée.
La pêche du saumon se pratique du 1
mai
jusqu’au 30 septembre, même si la première
“montaison” de pointe se produit entre la fin
juin et le début du mois de juillet.
Salmo Salar
n’est pas l’unique habitant du lieu et il est pos-
sible également de pêcher dans les eaux cris-
tallines de ces rivières et du Lac Ribodoux des
ombles de fontaine et des truites de mer.Une
auberge confortable, construite en bois, dans
le plus pur style québécois, à proximité des
meilleurs parcours, permet de résider sur
place. Les trois rivières coulent dans une ré-
gion sauvage, où les forêts accueillent ours
noirs, cerfs de Virginie, castors et aigles. L’oc-
casion d’une immersion dans une nature pré-
servée à la rencontre du saumon atlantique.
Christian Roulleau, qui vient d’en reprendre la
représentation en France, pourra vous fournir
toutes les informations utiles ; alors n’hésitez
pas à le contacter si vous prévoyez un voyage
halieutique chez nos cousins québécois.
Renseignements :
Christian Roulleau
06 18 37 03 86
roulleau.christian@orange.fr
www.lacsrobidoux.com
Rectificatif
Les Mouches Devaux
s’imposent à la
Chaise-Dieu-du-Theil
Contrairement à ce que nous
avons écrit dans le dernier nu-
méro de Pêches sportives, ce
sont les modèles de mouches
de la maison Devaux qui ont
séduit le plus grand nombre
de truites lors du concours
Mouches imposées qui s’est
déroulé le 10 septembre der-
nier sur le célèbre parcours du
Moulin de la Chaise-Dieu-du-
Theil. Ce concours original et
unique qui comptait cette
année 26 équipes de deux pê-
cheurs se déroule avec les
mouches choisies et donc im-
posées par quatre monteurs
professionnels (Mouches De-
vaux, AB Fly, Florian Stéfan,
Mouches de Charette). Toutes
nos excuses pour cette erreur !
Aveyron
Bass Boat Europe
arrive à Rodez
Bass Boat Europe, spécialiste
européen du Bass Boat, a an-
noncé, dans un communiqué
publié le 26 octobre, le rachat
du fonds de commerce d’Ho-
rizon Loisirs à Rodez, à La Pri-
maude plus exactement.
Désormais, toute la gamme
de la marque sera présente à
Rodez, notamment les
marques Tracker, Nitro, Mako,
Suntracker et Ranger. Bass
Boat Europe peut compter
désormais sur deux maga-
sins: l’un à Chassieu (69) et
l’autre à La Primaude (12).
Renseignements :
www.bassboateurope.com
22 ans que je n’étais
pas retourné en Slovénie.
22ans durant lesquels je
m’étais juré de ne jamais
plus y reposer mes waders.
J’avais tout juste 22 ans à
l’époque et je n’avais pas
compris pourquoi aller
chercher ailleurs ce que
l’on avait – en beaucoup
mieux – à la maison ! Dès
lors que chaque jour, la
Loue et le Doubs com-
blaient mes petits espoirs
de jeune pêcheur à la
mouche. Les temps ont
bien changé. Les rivières
comtoises sont au plus mal,
en sursis même puisque
l’hiver qui commence
à peine recense déjà
quelques poissons malades
et que rien ne laisse présa-
ger un avenir meilleur pour
le moment. L’idée d’un
retour à la pêche des eaux
slovènes est née d’un
renoncement à partir dans
le Montana pour des rai-
sons de dates un peu
tardives mais aussi la pers-
pective d’un séjour bien
trop court pour une desti-
nation aussi lointaine. Il y a
peu de temps de cela, un
ami, bon connaisseur des
L’écho du radier
C’est l’histoire d’un pêcheur qui revient pêcher les rivières slovènes près d’un quart de siècle plus tard.
C’est aussi l’histoire d’un exilé halieutique qui fuit les eaux devenues insalubres de son pays et qui,
tel un poisson migrateur, vient se ressourcer dans les courants purs de la majestueuse Sava Bohinjka.
Mais peut-être aurait-il mieux fait de rester chez lui… Ce qui pourrait être le commencement d’un
roman divertissant n’est que la triste réalité. Cet article, rédigé sous la forme d’un billet d’humeur,
compte sur vos réactions pour initier un mouvement de contestation de la gestion déplorable des
rivières de Slovénie.
Par Philippe Boisson
Jonché d’algues filamen-
teuses (les mêmes que
chez nous), le fond de la
Krka rappelle celui de la
Loue actuelle. Quelques
ombrets survivent dans ce
cloaque et les truites mesu-
rent à peu près toutes la
même taille, c’est-à-dire
entre 25 et 35 cm. Pas une
station d’épuration en vue
et le peu d’agriculture tradi-
tionnelle rencontré suffit
à dégrader la rivière. Pas
une seule trace non plus
des truites autochtones,
comme d’ailleurs dans la
Sava Bohinjka et dans la
Radovna. La belle Sava
Bohinjka et ses blancs
galets subit elle aussi le
rempoissonnement massif
en truites arc-en-ciel. Quel
ne fut pas notre désarroi de
voir le garde-pêche, qui,
venant de contrôler nos
permis, (à 59 euros la jour-
née) jetait des poignées de
granulés depuis le pont
pour nourrir les truites. Il
est évident qu’une telle
population de truites origi-
naire d’élevage, en plus des
ombres et des huchons,
génère une biomasse bien
supérieure à ce que peut
produire cette belle mais
pauvre rivière. Inutile d’être
titulaire d’un DESS en
hydrobiologie pour com-
prendre qu’une rivière de
montagne comme cer-
taines rivières slovènes ne
peut donner vie à autant de
truites d’un poids élevé à
l’état naturel. Ces truites
existent, non pas parce que
les slovènes sont de bons
hydrobiologistes, ou parce
que les pêcheurs y prati-
quent le no-kill, ou encore
parce que leurs rivières
sont soit disant pures
comme de l’eau de roche,
mais tout simplement
parce que la pêche y est
devenue une activité com-
merciale depuis bien
longtemps.
A qui la faute ?
Les ombres de la Sava
Bohinjka sont donc en
concurrence alimentaire
avec les arc-en-ciel et une
partie de leur fraie est
dévastée par ces mêmes
truites. Tout pisciculteur
honnête ne peut nier l’ins-
tinct de prédation des arcs
sur une fraie d’ombres ou
de tout autre poisson, puis
plus tard sur les alevins. De
plus, il subsiste toujours un
risque important de propa-
gation de maladies liées à
ll’élevage qui pourraient
être transmises aux ombres
par ces poissons.
Sans les arc-en-ciel, la Sava
Bohinjka resterait l’une des
meilleures rivières pour la
pêche de l’ombre et du
huchon d’Europe centrale
sinon la meilleure et sans
doute pour beaucoup l’une
des plus belles. Alors
pourquoi transformer ce
sanctuaire, car s’en est un,
Sans les arc-en-ciel, la Sava Bohinjka resterait l’une des
meilleures rivières pour la pêche de l’ombre et du huchon
d’Europe centrale sinon la meilleure et sans doute pour
beaucoup l’une des plus belles.
L’écho du radier
L’écho du radier
chir l’infranchissable s’est trom-
pée de veine d’eau pour atterrir
sur ses bottes. Bon prince, il a
plaqué la fario crocodile qui
tentait de nager entre les galets
et il l’a aiguillée pour passer
l’obstacle. Maxima n’avait pas
encore fini sa B.A que pan ! Une
seconde fario lui tape dans les
jambes ! Même manœuvre.
Certainement un couple
pressé…
Une autre fois encore, il a ra-
massé une truite de 92 centimè-
tres, oui monsieur, morte elle
aussi, toujours près de la cascade
fatale. Un suicide collectif.
Et toujours pas d’appareil
photo. A quoi bon pour une
truite crevée ?
Pourtant, ce jour de septembre,
il avait le moral dans les chaus-
settes. Je l’ai trouvé assis sur la
digue à regarder les chevesnes
qui batifolent dans le rejet de la
station thermale.
Je savais son quotidien bien
terne. Sa vie était celle d’un es-
padon dans une baignoire. Ses
mensonges étaient son eau.
Il aurait bien aimé changer
d’air. Explorer des pays loin-
tains. Se perdre dans les vallées
des antipodes… et promener
ses cuissardes là où personne ne
va. Il aurait enfin pu y vivre ces
bagarres qui ne se vivent que sur
Youtube.
Mais que voulez-vous, il trimait
comme tout le monde et quand
il arrivait à joindre les deux
bouts, cela ne durait pas long-
temps.
Alors une fois par semaine et
pourvu qu’il y ait de l’essence
dans le réservoir de sa bagnole,
il basculait dans son rêve.
Ses antipodes à lui étaient ca-
chés à deux pas de son domicile,
sous les reflets de la rivière de
son enfance.
Pendant tout un après-midi il
galopait au-dessus des radiers. Il
ferrait à tour de bras des « jacks
de ten pounds ».
Maxima se battait contre ses
moulins à vents et il ne faisait de
mal à personne.
Quand il prenait une truite pour
de bon, il respirait à pleins pou-
mons et se sentait vivant, vivant
d’une vraie vie. Entre ses mains
tremblantes, il avait La bête.
Sûr qu’un jour elle deviendrait
grande. Il l’avait touchée, il
l’avait relâchée, elle était tou-
jours un peu à lui.
Au fond, il ne mentait pas. Il la
faisait seulement vieillir, grossir
et grandir un peu plus vite que
la rivière.
Mais ce jour là, il avait le blues
du nympheur.
-“Je suis pas en veine, me dit-il
dans un accès de franchise, trois
semaines que j’en fais pas une.
La fermeture approche et pas
moyen de prendre une belle
truite… encore une année
blanche.”
-“Ne te plains pas, tu as déjà à
ton actif une truite de soixante
quatorze centimètres, c’est pas
donné à tout le monde !” lui
dis-je, admiratif.
Son visage s’illumina ; puis il se
reprit et hocha la tête :
-“non, mais je voulais dire, une
vraie grosse…”
Jean-Christian Michel
Récit
Expertise
K, passés les trois
premiers coups de
tête, il se défend
souvent comme
une pantoufle, et lorsqu’on lui
rend la liberté, le dit chevesne
vous laisse dans la main gauche
une grosse envie de savonnette,
mais à la guerre comme à la
guerre, un pêcheur ne s’arrête
pas à ça ! En se frottant énergi-
quement avec du sable et des
algues, cela pue tout de suite un
peu moins.
Bien sûr, personne ne se vante
de sa capture…lors des pêches
en aveugle, une exclamation
désobligeante accompagne tou-
jours le moment où il paraît au
regard :
– zut (euphémisme), un che-
vesne !
Son abondance explique que sa
capture ne fasse jamais la une
des magazines. Mais c’est un
tort. Dans certaines conditions,
le chevesne peut être bien plus
méfiant qu’une truite. Et sa
vilaine bobine ne doit pas nous
faire oublier que ce sont les vrais
poissons qui font les vrais
pêcheurs. A l’ère du simulacre
généralisé, et de l’invention de
la pêche hors sol, il n’est pas
inutile de le rappeler.
Son comportement alimentaire
et ses mœurs sont proches de
ceux de la truite. Il lui manque
seulement les points noirs, le
goût pour les courants plus frais
et plus vifs, aussi, et surtout, un
instinct moins grégaire. Car le
chevesne est un être presque
sociable. De ses souvenirs d’ale-
vin, il garde les joies saines de la
vie en groupe. Suspicion,
opportunisme… par certains
aspects, le chevesne a quelque
chose d’humain. Une partie de
la difficulté de sa pêche en eau
claire vient de cet instinct gré-
gaire. Si vous voulez apprendre
à ne pas être vu des truites,
faites vous adopter par un banc
de chevesnes ! Je crois qu’ils ont
même de meilleurs yeux que
nos farios pour voir hors de
l’eau ! Tout le monde a observé
un jour ou l’autre un groupe de
cinq ou six gros chevesnes pla-
cides qui semblent somnoler
gentiment dans un calme ou un
contre courant. Le pêcheur
lance sur le premier… mais s’il a
le malheur de se faire voir ou de
commettre une maladresse, l’in-
dividu effarouché ne tarde pas à
prendre mollement le large et il
n’est pas rare qu’il entraîne avec
lui ses copains de sieste.
Ce point reste vrai tant que le
froid ne referme pas trop fer-
mement ses mâchoires sur la
rivière. Au gros de l’hiver, les
chevesnes, petit ou gros, se ras-
semblent avec les barbeaux et les
ablettes dans les profonds, sous
une racine, un arbre arraché ou
contre une berge accueillante et
ils ne s’en écartent qu’à la faveur
d’un rayon de soleil. Si les tem-
pératures sont favorables, de
jolies éclosions peuvent avoir
lieu même au cœur de l’hiver et
quelques gobages sont possibles.
Chevesne for ever…
Et puis, même si la météo n’est pas sympa,
et que le froid rend les poissons introuva-
bles, je ne saurais me passer de quelques-
unes de ces sorties hivernales
Garbeau, Cabot, cabède, cheu-cheu, lèche-à-tout…les pêcheurs ne sont pas
avares lorsqu’il s’agit de trouver des noms d’oiseaux pour désigner ce bon Leu-
ciscus céphalus, j’ai nommé notre « Chevesne National ». Éternel poisson de
deuxième classe, il n’en demeure pas moins un vrai animal sauvage dont la
pêche est tout sauf artificielle et peut se pratiquer en première comme en
deuxième catégorie. La truite est fermée ? Cet hiver, pêchez sauvage, pêchez
chevesne !
Par Jean-Christian Michel
La pêche en sèche est toute
indiquée. Voir des gobages sur
l’eau vivante est toujours un
plaisir authentique. L’expression
«poisson blanc» est vite oubliée.
D’instinct, on sait pour quelle
raison on est là ! Ce spectacle
nous parle et nous incite à agir.
Il n’y a plus de poisson de
seconde classe. L’émerveille-
ment halieutique a le don, peu à
peu de mettre sur le même plan
le chevesne et la truite, le pay-
san et le ministre… Au final, ce
qui importe, c’est de partager le
même monde et de jouir de la
simple joie d’être là.
Pour la pêche en sèche, si les
poissons sont actifs, vous les
ferez monter sans trop de diffi-
culté sur de petits palmers en
cou de coq, qu’ils soient noir,
gris ou roux. Ce type de
mouche rustique est très solide
et a le mérite de bien résister
aux coups de museaux à répéti-
tion. Il se sèche assez bien et
peut facilement être débarrassée
du mucus des cabèdes qui a le
don énervant de couler les
mouches mieux que tout les
«quick sink » ou « magic
sink…»
Si les poissons se tiennent au raz
du fond, l’emploi d’une petite
nymphe casquée peut permettre
d’aller facilement à leur rencon-
tre. A cette saison, ils sont
moins sélectifs qu’en été et si la
nymphe passe dans le tas au
bon niveau, les touches se suc-
cèdent. Ainsi, on peut procéder
aussi bien au fil qu’à vue. Les
reflets froids et pinçants du
soleil d’hiver ne sont pas long-
temps propices à la pêche à
vue…il faut vite en profiter !
La pêche à l’aide de nymphes
légères se pratique surtout dans
les amortis ou les bras morts.
Les températures feront qu’il
sera possible ou non de voir
musarder nos chevesnes non
loin de la surface. La capture de
quelques-uns de ces poissons
nous rappellera les beaux jours
passés tout en éveillant le désir
de la saison prochaine.
Et puis, même si la météo n’est
pas sympa, et que le froid rend
les poissons introuvables, je ne
saurais me passer de quelques-
unes de ces sorties hivernales,
perdu au beau milieu des galets
de nos grandes rivières de
seconde catégorie, même si ce
La pêche du
chevesne en hiver
permet de garder
le contact avec
la rivière et
d’entretenir les gestes
du lancer, du poser,
de l’approche, avec
des poissons sauvages
et souvent farouches.