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Pêches sportives magazine n°88

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PECHES
sportives
PECHES
sportives
n°88
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est à
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’appel du
arge
l
EDITO
La bactérie Damoclès
C’est terrible d’en arriver là, mais 35 morts allemands (pour l’ins-
tant) sont peut-être en train de provoquer une révolution dans les
mentalités des décideurs, publics et scientifiques, à propos des
risques sanitaires aquatiques. Rien à voir, bien sûr, entre “nos”
cyanobactéries et l’E.coli tueuse allemande. Rien à voir, sauf que,
dans les deux cas, il s’agit de bactéries, bestioles particulièrement
ingrates et perfides, dont l’actualité tragique de ces dernières
semaines nous rappelle qu’elles peuvent devenir incontrôlables.
Du coup, tous les experts hygiénistes qui se moquaient pas mal
de l’état biologique déplorable de nos rivières sous le prétexte,
légèrement imprudent, qu’ils se faisaient fort de rendre n’importe
quelle eau propre à la consommation, sont obligés de réviser leur
position. Et pas seulement au nom du principe de précaution.
Surtout, il leur faut reconnaître aujourd’hui que les mortalités
terrifiantes qui ont anéanti les populations de plusieurs rivières
françaises n’ont toujours pas reçu d’explications satisfaisantes. Et
qu’en ce domaine, le précédent allemand nous enseigne que
l’ignorance peut être mortelle.
VincentLalu
Administration, rédaction, publicité :
Editions La Vie du Rail/ Pêches sportives
11, rue de Milan, 75009 Paris –
Tél. : 01 49 70 12 02.
Télécopie : 01 48 74 37 98.
E-mail : redaction@peches-sportives.com
Comité éditorial :
Philippe Bertin,
François Boucheix, Bertrand Bourgeois,
Alain Gugenheim,
Vincent Lalu.
Directeur de la publication :
Vincent Lalu.
Rédacteur en chef :
Samuel Delziani.
Ont collaboré à ce numéro :
Tony Bazoff, Philippe Boison, Philippe Collet,
Samuel Delziani, Vincent Lalu, Jean-Pierre et Katleen
Piccin, Jean-Marc Theusseret
Réalisation graphique et révision :
amarena.
Chef de fabrication :
Robin Loison.
Abonnements :
Françoise Bezannier.
Tél. : 08 11 02 12 12.
Publicité :
Kiraouane Belhadri
Tél. : 01 49 70 12 33
kiraouane.belhadri@laviedurail.com
Virginie Merlin. Tél. : 01 46 03 04 42 –
Fax : 01 46 05 45 02.
E-mail : virgine.merlin1@orange.fr
Eléments techniques publicitaires:
Maryline Renaud.
E-mail : maryline.renaud@laviedurail.com
Photogravure :
La Vie du Rail.
Impression :
Loire Offset Titoulet, Saint-Etienne (42)
Commission paritaire :
1112 K 82373
.
ISSN : 1252-8358.
Dépôt légal : à parution.
Marketing et diffusion presse :
Destination Média
La rédaction renvoie uniquement
les documents originaux
(diapositives et négatifs).
Pêches sportives n° 88
Sommaire
TECHNIQUE MER
p.42
– Une partie de pêche du bar en
traction avec Yann Lenormand.
PORTRAIT
p. 50
– Signé Radix.
PORTRAIT
p. 64
– Thierry Haart, l’art
de la précision.
FOCUS
p. 72
– Sac Cabelas.
– Canne Verticale Peon & Michel.
– Canne G.Loomis NRX Drop
Shot.
MONTAGE
p. 90
– Là-haut sur la montagne.
– Réédition du Guide
entomologique pour
le pêcheur à la mouche.
OÙ PÊCHER
p. 100
– La haute vallée de l’Aude.
– Seychelles, Desroches island,
“des poissons si beaux”.
PETITES ANNONCES
p. 114
– Les petites annonces
de Pêches sportives.
ANNIVERSAIRE
p. 54
– Les cinquante ans
du Moulin du Plain.
ACTUS
– Fukushima : la pollution
maritime se précise.
– Une ligne ferroviaire inquiétante
pour le Foron.
L’ÉCHO DU RADIER
p. 20
– Doubs, vers des avancées
concrètes.
TECHNIQUE MOUCHE
p. 24
– Ne draguez plus !
Un DVD est inclus dans ce numéro
NAUTISME
p. 30
– Float-tube, kayaks Hobie,
Rotomod, Bic Sport, pontoon,
barques et bateaux
Xtrem-Boats.

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Le Guide entomologique
du pêcheur à la mouche
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Vous avez été nombreux à ne pas avoir pu vous procurer la première édition du
Guide entomologique du pêcheur à la mouche
qui a été vite épuisée. Le suc-
cès de ce livre qui fait référence, se distingue par la richesse de l’information scien-
tifique et la qualité de l’iconographie. Walter Reisinger et Ernst Bauernfeind, deux
éminents spécialistes européens de l’entomologie des insectes aquatiques, ont su
rendre accessible une science pourtant complexe. De même, les montages de
mouches proposés par Erhard Loidl ne tombent pas dans le piège d’un hyper-
réalisme dont les qualités pêchantes laissent souvent à désirer. Le traducteur, Mi-
chel Hivet, a enseigné les Sciences physiques en classe préparatoire aux grandes
écoles scientifiques. Passionné par les insectes depuis l’enfance, il pratique la
pêche à la mouche depuis plus de 50 ans. Ces diverses expériences lui ont per-
mis de restituer toute la richesse du livre original dans un texte où la rigueur va de
pair avec la clarté.
L’édition originale, en langue allemande, traitait des trois principaux groupes d’in-
sectes qui intéressent les pêcheurs à la mouche, que sont les éphéméroptères,
les trichoptères et les plécoptères. Pour cette seconde édition, un nouveau cha-
pitre, intitulé “autres groupes d’insectes” qui regroupe fourmis, sauterelles, co-
léoptères, chironomes ainsi que d’autres insectes qui peuvent être utiles aux
pêcheurs à la mouche dans les eaux de première ou de seconde catégorie.
Nous vous proposons en page 86 un court extrait du chapitre consacré aux fourmis.
Réédition
du Guide entomologique
du pêcheur à la mouche
Seconde édition augmentée
Collection Pêches sportives
W. Reisinger, E. Bauernfeind et E. Loidl
traduit de l’allemand par M. Hivet
Disponible sur www.peches-sportives.com dès la mi-septembre ou à la rédaction :
Couverture toilée. Format 286 x 235mm.
432 pages. Plus de 300 illustrations
Tirage limité et
numéroté à 500 exemplaires
Le Guide
entomologique
du pêcheur à la
mouche
Sortie
mi-septembre
Actualités
L’océan Pacifique est victime de la ca-
tastrophe nucléaire qui a touché le
Japon après le tremblement de terre
du 11 mars dernier et le tsunami qui
s’ensuivit. Les vents poussent les élé-
ments radioactifs qui s’échappent de
plusieurs réacteurs vers l’océan Paci-
fique, contaminant ainsi le milieu
marin et, par ricochet, la chaîne ali-
mentaire. Les autorités du pays ont an-
noncé le 22mars que les contrôles sur
les produits de la mer allaient être ren-
forcés après que Tepco, la compagnie
qui gère la centrale de Fukushima, a
annoncé des taux anormalement éle-
vés de substances radioactives dans
l’eau de mer à proximité du lieu de la
catastrophe.
L’enjeu est important : cette pollution
augmenterait le risque de pénurie ali-
mentaire dans le pays et de contami-
nation des exportations en provenance
du Japon. L’industrie de la pêche dans
le nord-ouest du Japon ne s’est tou-
jours pas relevée du terrible tsunami
qui a touché le pays. Mais, lorsque ces
pêcheurs reprendront la mer, les auto-
rités japonaises affirment que les
prises seront testées afin de détermi-
ner leur niveau de radioactivité.
Le sujet est au Japon extrêmement
sensible tant les produits de la mer
sont à la base du régime nippon. Le
gouvernement japonais a autorisé fin
mars le rejet dans l’océan de 11 500
tonnes d’eau radioactive sur les
60 000 tonnes d’eau utilisées pour re-
froidir le réacteur. L’eau s’est accumu-
lée dans les cuves et les coursives de la
centrale, annexes aux deux seuls réac-
teurs n’ayant pas encore explosé, les
numéros 5 et 6. Par contre, les ingé-
nieurs de Tepco sont parvenus à col-
mater la fuite de 20 cm par laquelle se
déversait en continu une eau extrême-
ment radioactive. L’eau contaminée
provient également des pluies et du
ruissellement qu’elles provoquent. La
Chine, pays voisin, s’inquiète et a offi-
ciellement demandé au gouvernement
japonais de prendre des « mesures ef-
ficaces pour protéger l’environnement
marin ».
Le Japon a subi de nombreuses ré-
pliques affichant plus de 7 sur l’échelle
de Richter, provoquant notamment
des fuites dans une autre centrale nu-
cléaire, celle d’Oganawa. Bref, du côté
de l’archipel nippon, l’heure n’est pas
à l’optimisme… De plus en plus de Ja-
ponais doutent des informations four-
nies par Tepco et les autorités
japonaises. Greenpeace Japon a d’ail-
leurs envoyé sa propre équipe dans le
courant du mois d’avril pour mesurer
les taux de radioactivité dans la zone
de Fukushima. Les autorités japo-
naises ont porté la zone d’évacuation
de 20 km à 30 km de la centrale. Cer-
tains pays, comme les Etats-Unis,
conseillent à leurs ressortissants de ne
pas s’approcher à moins de 80 km de
la centrale.
Selon un article du
Yomiuru Shimbun
le combustible nucléaire de trois des
six réacteurs de la centrale pourrait
avoir percé les cuves sous pression
après avoir fondu et s’être ainsi accu-
mulé au fond de l’enceinte de confine-
ment qui entoure les cuves. Début juin,
le gouvernement japonais a admis que
les centrales du pays, dans un rapport
transmis à l’AIEA, n’étaient pas prépa-
rées à une telle catastrophe et les Ja-
ponais doutent de plus en plus des
informations transmises par Tepco et
les autorités. Celles-ci ont notamment
reconnu avoir sous-estimé la quantité
de radioactivité qui continue de se dis-
perser aujourd’hui tout autour de la
centrale de Fukushima. Le 11 mai der-
nier, une dépêche de Reuters signalait
un nouvel écoulement d’eau contami-
née vers l’océan. Mais, cette fois-ci, en
provenance du réacteur n° 3. Ce triste
feuilleton n’est pas terminé…
Fukushima : la pollution maritime se précise
La Landie, c’est reparti !
Après deux années de mise en sommeil, la Landie redémarre
en 2011 après quelques bouleversements, aussi bien au ni-
veau des propriétaires (la famille Mauviel, propriétaire du lac
depuis fin 2008) qu’au niveau de la gestion. L’ouverture por-
tera désormais sur les mois de mai, juin, septembre et octo-
bre, avec un cycle de deux semaines d’ouverture pour une
semaine de fermeture, assurant ainsi un repos au poisson
pendant cette période très favorable à la pêche à la mouche.
Pour cette année, l’accès sera limité à 10 pêcheurs en simul-
tané et les tarifs resteront dans la continuité des tarifs 2008,
disponibles sur le site Internet. Pour vous accueillir, une nou-
velle équipe a été formée, cette dernière se composant d’un
membre de la famille propriétaire du lac, d’une employée
chargée de vous assurer une cuisine de qualité et d’un guide
de pêche pouvant vous assister selon vos besoins. Les tra-
vaux, engagés en 2008, se sont poursuivis, redonnant au site
son aspect d’origine et son cadre majestueux. Vous serez in-
formés au fil de la saison des événements concernant la vie
du lac et des conditions de pêche, via le site Internet, la presse
halieutique et nos bulletins d’information.
Renseignements :
Lac de la Landie, 63850 Saint-Genès-Champespe.�
Tél. : 04 73 22 35 64. Port : 06 30 54 71 61.�
Site internet : http://lalandie.free.fr�
Contact Email : lacdelalandie@laposte.net
A la découverte du lac Pavin
A mi-chemin entre Besse et Super-Besse, ce lac de 44 hec-
tares occupe le cratère du dernier volcan auvergnat à être
entré en éruption, il y a 6 900 ans. Le lac Pavin est cerné d’une
biodiversité magnifique et ses eaux sont peuplées d’ombles
chevaliers, de truites et même de quelques perches. Cette ri-
chesse halieutique résulte de la volonté d’un homme. En
1859, Henri Lecoq a implanté truites, ombles et écrevisses
dans le lac. Empoissonnement efficace, puisque plus d’un siè-
cle et demi après, les descendants de ces poissons procurent
toujours autant de joie aux pêcheurs auvergnats.
Renseignements : www.sancy.com
© OT Massif du Sancy
A l’occasion de son dixième anniversaire, le Conservatoire national du saumon sauvage (CNSS)
a décidé de lancer une initiative originale afin de sensibiliser le grand public autour du saumon
du bassin de la Loire et de fédérer tous les acteurs locaux qui s’investissent dans sa protection.
L’idée n’est pas dénuée d’un petit brin de folie : un marathon annuel en canoë de 825 km entre
Langeac et Nantes ! Cet événement sportif symbolisant le défi que représente la migration des
jeunes saumons vers l’océan. Afin de figurer dans le calendrier des compétitions nationales et
édifier le projet, l’association se donne jusqu’en 2013 pour lancer la première édition de son
défi sportif. Mais, dès l’été prochain, elle organise une épreuve de Langeac à Counon-d’Au-
vergne les 20 et 21 août prochain. Malheureusement pour le CNSS, si les smolts descendent
bien, les remontées de poissons adultes sont toujours aussi inexistantes…
Renseignements : www.saumon-sauvage.org
Brunswick Marine,
distributeurs de ba-
teaux et de moteurs
pour les loisirs,
vient de mettre en
ligne sept nouveaux sites Internet afin de pro-
mouvoir les marques distribuées par la so-
ciété en Europe, en Afrique et au Moyen-
Orient, ainsi que son nouveau site
institutionnel : www.brunswick-marine.com.
Il présente la société et les marques qu’elle
distribue, ainsi que son réseau.
Saumons de l’axe Loire-Allier,
c’est pas gagné…
Réseau rivières
sauvages :
le colloque
fondateur
Associations, fédérations de
pêche, acteurs privés, élus,
bureaux d’études, institutions
et collectivités locales, maî-
tres d’ouvrage de pro-
grammes de restauration et
de préservation des rivières,
organismes de recherche, re-
présentants de la Suisse, de
l’Allemagne et de l’Italie, ils
étaient plus de 180 partici-
pants à ce colloque fonda-
teur du Réseau rivières
sauvages. Un certain nombre
de décisions importantes ont
été, à cette occasion, réaffir-
mées. Avant la fin de l’année,
la définition des critères du
label « Rivières sauvages »
sera établie par un comité
scientifique élargi à tous les
acteurs de la préservation
des rivières. Les premières
labellisations devraient sur-
venir dès 2012. Autres
annonces importantes :
l’inauguration d’une maison
dédiée aux rivières sauvages
sur la Vis, en 2013, et le lan-
cement du tournage d’un do-
cumentaire sur les rivières
sauvages en Europe.
Renseignements :
www.rivieres-sauvages.fr
Brunswick Marine réorganise sa présence sur la toile
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Actualités
L’Association française des compétiteurs de pêche aux leurres
(AFCPL) a tenu, le temps d’un week-end, son assemblée gé-
nérale à Peyrat-le-Château sur le lac de Vassivière. Les mem-
bres du bureau de l’association ont ainsi pu entériner un
certain nombre de décisions afin de débuter la saison 2011 de
la meilleure des manières.
Parmi ces décisions, l’arbitrage se verra renforcé par la nomi-
nation de deux arbitres officiels de l’AFCPL qui évalueront les
données et apporteront une solution en cas de litige. Baptiste
Ducert et Laurent Joigner assureront ces postes pour la sai-
son 2011. Ils formeront notamment les commissaires locaux
intervenant sur les différentes étapes et seront présents sur la
grande majorité des opens 2011. Autre décision importante :
les inscriptions pourront s’effectuer en direct sur le site Inter-
net de l’AFCPL.
Renseignements : www.afcpl.eu
La pêche du saumon
vu par Olivier Dounouau
Les éditions Cairn ont eu la bonne idée de rééditer deux textes
d’Olivier Dounouau datant respectivement de 1925 et 1929.
Le premier,
La Pêche au saumon dans l’Adour
, est une com-
pilation des connaissances amassées par l’auteur sur la pêche
du saumon dans le bassin de l’Adour. Il donne des conseils
pratiques pour traquer le salmonidé dans les rivières de la ré-
gion. Le second,
La Pêche du saumon dans le gave de Pau
est en fait un rapport produit par l’auteur, alors président de
la Gaule paloise, où il détaille les mesures à prendre pour la
protection et la mise en valeur du gave de Pau. Ces deux
textes démontrent l’amour que porte l’auteur à sa région et à
ce magnifique poisson qu’est le saumon. Un ouvrage qui trou-
vera sa place dans les bibliothèques des bibliophiles et les
amoureux de la littérature halieutique.
Renseignements : www.editions-cairn.com
L’AFCPL tient son AG
La Méditerranée
vue à travers la pêche
Alors que l’été semble être en
avance, voici un ouvrage pour par-
tir en Méditerranée avant l’heure.
Les Pêches méditerranéennes
est
le genre de livre qui offre un dou-
ble voyage : un dans l’espace et
l’autre dans le temps. Jean Monot
propose à travers 24 récits un
beau parcours dans le pourtour
méditerranéen. De la pêche de
l’oursin à la pêche du poulpe au
pot, en passant par celles de l’anchois et de l’éponge : toutes
les pêches méditerranéennes trouvent ici leur place. Abon-
damment illustré, ce beau livre représente un hommage ap-
puyé à tous ces hommes qui ont donné leur vie à un métier
exigeant et dangereux, à ces pêcheurs qui constituent l’âme
de la Méditerranée. A lire.
Renseignements : www.quae.com
La petite et la grande
histoire d’un préfet
Le préfet et le saumon est un
livre pour les amateurs d’his-
toire, autant que pour les amou-
reux de pêche. Cette
autobiographie de Jean Dele-
planque, ancien préfet, mé-
lange la grande et la petite
histoire. Sous l’occupation, il
entre en résistance, puis il traverse
toutes les épreuves et tous les régimes de la deuxième
moitié du XX
siècle. Le fil rouge de ce parcours hors norme
est une passion qui n’aura de cesse d’occuper l’auteur : la
pêche en général, celle du saumon en particulier. Jean De-
leplanque a su à travers ces 220 pages peindre, dans toute
sa complexité, une vie remplie d’anecdotes, de rencontres
et d’évènements éclairée par une philosophie toute ha-
lieutique.
Renseignements : www.micheldemaule.com
La situation n’est donc tou-
jours pas réglée, puisque
peu de dossiers ont avancé
depuis la prise de
conscience par les services
de l’Etat, à la fin du prin-
temps dernier, de ce phé-
nomène exceptionnel qui a
anéanti jusqu’à 90 % des
stocks de truites et d’om-
bres sur certains secteurs
de la Loue et du Doubs.
Que peut-on dire de la si-
tuation actuelle ? Concer-
nant la Loue, le secteur le
plus touché s’étend de l’en-
trée dans la ville d’Ornans
jusqu’à la zone où les om-
bres avaient déjà quasi-
ment disparu depuis au
moins une dizaine d’an-
nées, c’est-à-dire en aval de
Châtillon-sur-Lison. L’assai-
nissement inexistant des
maisons bordant la Loue à
Ornans (évacuation directe,
façon préhistoire, à
l’aplomb des maisons)
semble jouer un rôle très
néfaste sur l’état de santé
de la rivière. Ornans consti-
tue également le point de
confluence de certains ruis-
seaux, comme le ruisseau
de l’Eugney, celui de Corne-
bouche ou la Bonneille qui
descend des plateaux de
Chantrans, Silley-Amancey
et de Flagey et qui le plus
souvent n’est qu’un tapis
d’algues filamenteuses. Les
rejets industriels jouent
également un rôle plus in-
sidieux mais bien réel. De
gros efforts restent donc à
réaliser dans et autour de la
ville de Courbet. Pour au-
tant, d’autres points de pol-
lutions sont connus
(ruisseau de Vau à Montge-
soye, ruisseau de la Mée à
Cléron, etc.) ou à identifier
sur la totalité du cours de la
Loue.
Concernant le Doubs
franco-suisse, les choses ne
sont pas plus réjouissantes.
Il devient difficile d’observer
quelques ombres adultes
sur certains secteurs. En re-
Sur les salons ou par courrier électronique, vous avez été très nombreux à nous demander des nou-
velles du Doubs et de la Loue, ces deux rivières emblématiques qui, depuis deux années, sont en
proie à des mortalités pisciaires sans précédent. L’hécatombe a continué durant l’hiver et le printemps
sur les deux rivières, bien avant que l’état de sécheresse n’ait été décrété officiellement.
Par Philippe Boisson
L’écho du radier
Doubs, vers des avancées concrètes ?
Du bon et du moins bon…
1. Créer une rhizosphère à la sortie
des stations d’épurations (STEP)
permet de réduire les effluents de
phosphates et de nitrates avant que
l’eau ne rejoigne les rivières. C’est la
technique du lagunage, qui présente,
outre son efficacité avérée, l’avantage
d’un coût modique pour les
communes.
2. Les cuves à lisier des Installations
classées protection de l’environnement
(ICPE) sont couvertes afin d’éviter
que l’eau de pluie ne les remplissent
durant l’hiver. Qu’en est-il des autres
installations, notamment de celles de
moins de 450 porcs, soumises à une
simple déclaration, qui subissent
moins de contraintes ?
3. Un bain de xylophène en cuve
fermée, dans une scierie à Frasnes.
Impossible à vidanger, ce produit très
toxique ne sera pas évacué dans la
nature. Selon l’exploitant de cette
scierie, de plus en plus de clients
préfèrent acheter du bois brut qu’ils
traiteront chez eux par souci
d’économie. Les eaux ainsi polluées
repartent dans les égouts. Cela soulève
le problème, particulièrement sous-
estimé, des pollutions individuelles et
des STEP qui fonctionnent mal ou
pas du tout.
4. Une vue du haut Doubs le 24
avril 2011. Le pissenlit, qui réagit
très bien à un excès de matière azotée,
envahit littéralement la région. En
Franche-Comté, les plans d’épandages
devraient mieux tenir compte du
caractère karstique de cette région et
donc de la perméabilité des sols.
3.
Ne draguez plus !
Le dragage ne passionne ni les entomologues ni les as du fly-tying, et pourtant
c’est bien lui qui devrait occuper les pensées du pêcheur à la mouche en été…
Dragage de la soie, du bas de ligne et de la nymphe sont autant d’épouvantails
pour un poisson sauvage.
Par Jean-christian Michel
entraînée par un beau poisson,
fendre la surface avec un bruit
de corde de guitare. Pourquoi le
même fil, lorsqu’il évolue plus
lentement, mais toujours à une
vitesse différente de celle du
courant, n’émettrait soudain
aucun bruit ?
La seule façon de neutraliser mo-
mentanément ce phénomène
consiste à faire en sorte que notre
piège se tende en évoluant à la
même vitesse que le courant.
Dès que la ligne ralentit ou accé-
lère la dérive de la nymphe, le
dragage n’est pas loin.
Dans le cas d’une pêche plein
aval, le besoin de tendre le bas
de ligne pour animer la
nymphe ou anticiper le ferrage
et celui de laisser couler libre-
ment la nymphe pour qu’elle
soit présentée sans dragage
sont contradictoires.On peut
décomposer une dérive en trois
phases : descente de la nymphe,
présentation, puis dragage. Il
n’existe pas de recette miracle
pour supprimer le dragage, mais
c’est à nous de prendre en
compte le maximum de paramè-
tres afin que la phase de présen-
tation soit optimale. En nymphe
à vue, une nymphe artificielle est
pêchante seulement sur une por-
tion limité de dérive.
De la même veine
Cette portion est d’autant plus
limitée que la nymphe est
lourde et le bas de ligne tendu.
Vérité que les pêcheurs d’ombre
savent contourner en pêchant
plein amont, mais en effectuant
leur dérive dans une seule veine
d’eau ! Pour la truite, les pê-
cheurs d’eaux rapides qui pro-
cèdent avec une mouche
indicateur et une nymphe cas-
quée exploitent la même lu-
carne… le dragage étant en par-
tie absorbé par la sèche qui sert
d’indicateur.
Que la pêche s’effectue vers
l’amont ou vers l’aval, l’angle de
présentation doit être le plus
fermé possible. Mais, une fois
cet angle optimisé, le risque est
grand que le dragage ne soit
plus provoqué par le bas de
ligne mais par le poids de la
nymphe !
Pour les purs et durs de la
nymphe à vue en dérive aval, le
dragage est le pire ennemi, mais
quoi de plus gratifiant que de sa-
voir que c’est la main et la ré-
flexion du pêcheur qui sont
parvenus à prendre le pois-
son plutôt qu’un instrument ou
une attitude machinale.
Le dragage est inévitable, il faut
apprendre à le comprendre, à le
maîtriser et à s’en servir pour
faire évoluer nos leurres.
Si tout le monde connaît Hobie
Cat, les petits voiliers de sport,
vous ignorez peut-être que la
marque a révolutionné récem-
ment la façon de faire du kayak.
Ces engins pourvus du système
de pédalier Mirage Drive per-
mettent d’avancer tout en gar-
dant les deux mains libres pour
pêcher. Le Pro Angler, modèle
phare de la marque, nous a per-
mis d’atteindre la vitesse de
10km/h en forçant un peu sur
les cuisses. La vitesse de croisière
étant de 5 ou 6km/h, soit
l’équivalent de celle d’un bass
boat équipé d’un moteur élec-
trique de 55 lbs de poussée.
La direction, en revanche,
demande de libérer une main
pour faire pivoter une manette
et ainsi actionner le gouvernail.
Seul bémol, ces engins sont
dépourvus de marche arrière, ce
qui n’est pas pratique pour
pêcher les postes en rivière, par
exemple. En revanche, les ama-
teurs de pêche du bar en
estuaire sont nombreux à avoir
fait l’acquisition de ce type
d’engin. En pêche, la discrétion
est totale. Il est possible d’équi-
per ces kayaks d’un échoson-
deur et même d’un moteur
électrique Torqeedo, fruit d’une
collaboration avec Hobie. Les
kayaks Hobie à pédaliers exis-
tent également en version gon-
flable de 9 et 12 pieds. Une
bonne alternative au float-tube
qui séduira les pêcheurs hésitant
à l’achat d’un modèle rigide en
raison de l’encombrement et du
transport.
Renseignements:
Savagers,
ZA du Chenot,
56200 Les Fougerets.
Tél.: 02 99 93 34 82.
www.savagers.fr
Nautisme
Alain Sauvaget
nous démontrant
la stabilité du
Hobie Pro Angler
sur le lac d’Orient
dans l’Aube.
Hobie Kayak, la tête et les jambes
Il est possible d’équiper ces kayaks d’un
échosondeur et d’un moteur électrique Tor-
qeedo, développé pour Hobie.
Bic Sport, le kayak
devient semi-rigide et pliable
Les pontoons boudés
Autre embarcation légère qui a ses partisans
outre-Atlantique, le pontoon ne semble pas sé-
duire les pêcheurs français. Certes, le produit est
presque inexistant des catalogues français. A notre
connaissance, seul Florida Fields propose sur le
marché français des pontoons américains de la
marque réputée Outcast. Les pontoons sont des
catamarans gonflables mus à la rame ou à l’aide
d’un moteur électrique. Léger, d’un prix aborda-
ble, ils sont aussi très stables et d’une discrétion
totale en action de pêche. En revanche, leur trans-
port nécessite le recours à une remorque si on ne
veut pas passer une heure à monter l’engin au
bord de l’eau avec la notice dans la main pour réa-
liser un véritable puzzle de pièces en tout genre.
C’est là le point noir des pontoons. Vu la
contrainte de la remorque, beaucoup lui préfè-
rent une barque en aluminium, au prix finale-
ment presque équivalent.
Apparu il y a cinq ans, le Yakka
120 fut le premier kayak semi-
rigide pliable commercialisé. Ce
concept très innovant permet
un transport à l’intérieur d’un
véhicule. Fini les remorques ou
les galeries de toit, à condition
de ne pas rouler en coupé de
sport. Le montage de la base
semi-rigide se fait réellement en
quelques secondes. Reste alors à
gonfler la partie supérieure,
moyennant une pompe à main,
mais cela prend très peu de
temps. Le Yakka 120 est unique
en son genre. C’est là encore
l’un des très rares concurrents
du float-tube. En ordre de
marche, il mesure 2,80m pour
76cm de largeur et pèse 22kg.
Plié, sa taille est ramenée à
Le Yakka 120 et son concept
pliable très ingénieux. Pour
un coup du soir express, il est
toujours partant! Le temps
de montage étant
particulièrement court.
En jaune, le Yakkair,
entièrement gonflable. Ces
deux produits ne sont pas
équipés pour la pêche, mais
avec peu de matériel,
“ça le fait”!
1,45m pour 0,76m d’épais-
seur. Il rentre ainsi dans un
break et se loge facilement dans
une cave ou un coin de garage.
Il existe aussi en version Explo-
rer dite “pêche”, mais seule la
couleur de la toile et du fond
tente de nous le faire croire. Il
reste qu’à un peu moins de 600
euros le Yakka 120 reste un
moyen de naviguer pour un
prix qui se situe entre celui d’un
float-tube et celui d’un kayak de
pêche rigide.
Bic Sport commercialise égale-
ment le Yakkair, qui est un
engin entièrement gonflable
plus imposant que le Yakka
120, d’une longueur de 3,30m,
mais qui ne pèse que 11kg. Prix
conseillé: 799 euros.
Ces deux engins, qui craignent
avant tout la prise au vent vu
leur faible poids, permettent
surtout de pêcher en rivière, en
étang et en petits plans d’eau.
Nautisme
Parmi les modèles présentés,
trois d’entre eux ont immédia-
tement attiré l’attention des vi-
siteurs, ceux de la gamme
Predator (quel drôle de nom…)
et Tyrex. D’une longueur de
3,95m pour 1,70 de largeur,
ces trois modèles proposent une
surface utile remarquable, une
excellente stabilité et laissent un
large choix aux options d’amé-
nagements. Conçus en alumi-
nium soudé 1,6mm et 2mm,
ils sont à la fois très solides tout
en étant légers. La réglementa-
tion du lac d’Orient interdisant
le moteur thermique, nous
n’avons pu les essayer qu’à l’aide
de moteurs électriques. Pour
l’occasion, les importateurs
Motor Guide, Torqeedo et
Minn Kota s’étaient chargés
d’équiper les bateaux, ce qui
nous a aussi permis de décou-
vrir les nouveautés.
Les Predator I et II
Si les bass boats surmotorisés
font toujours rêver certains pê-
cheurs, des bateaux de tailles
plus raisonnables, beaucoup
moins lourd (le moindre bass
boat pèse 500kg), mais très
bien conçus, demeurent tout
aussi efficaces en action de
pêche. C’est le cas des deux mo-
dèles Predator, que l’on peut
motoriser jusqu’à 30 ch (l’im-
portateur conseille 25 ch). Par
leur conception soudée, leur
coque légèrement en V et leur
haut franc bord, ils se situent
entre les barques en aluminium
rivetées et les bateaux de pêche
sportive de type walleye boat ou
bass boat. En Australie, ce type
de bateau est utilisé pour la
pêche du barramundi ainsi que
pour celle du black-bass, au
Japon. Ces deux bateaux tracta-
bles facilement sans nécessiter
l’achat d’un véhicule 4×4 et sans
faire fumer l’embrayage de votre
voiture à chaque sortie de l’eau,
Xtrem-Boats une gamme de bateaux abordable
C’est sur le lac d’Orient, dans l’Aube, que Philippe Battara de la société Pro-
fil Nature nous a donné rendez-vous pour nous présenter la gamme des ba-
teaux Xtrem-Boats dont il assure désormais l’importation en France. La
gamme comprend dix modèles de barques et bateaux en aluminium soudé de
3,70m (environ 12 pieds) à 4,90m (environ 16 pieds), conçus pour la pêche
en eau douce pour la grande majorité, en raison de leur taille modeste.
Le Predator II en
action. Un bateau
à la fois léger, robuste,
spacieux et peu
onéreux. Et en plus
il a belle allure.
Ainsi, ce type de
bateau propose enfin
un intermédiaire
entre la barque de
pêche en aluminium
et le bass boat.
manquaient sur le marché fran-
çais. Leur forme de coque per-
met d’affronter la houle d’un
grand lac sans se mettre en dan-
ger. Dotés d’une largeur impor-
tante en rapport à leur
longueur, leur stabilité autorise
la pêche à deux pêcheurs de-
bout. Le Predator II est un peu
plus léger que son frère (116kg
pour l’un et 130 pour l’autre).
La surface utile pour le ou les
pêcheurs est optimale.
Tyrex
Coque quasiment identique à
celle du Predator I (10cm de
longueur en moins) mais avec
un pontage plus polyvalent qui
comprend une partie basse au
centre, qui conviendra davan-
tage aux pêcheurs en lac. Ce
modèle a d’ailleurs retenu l’at-
tention des pêcheurs locaux de
ces grands lacs (2600ha pour
le lac d’Orient et 1700 pour
celui du Temple), pour qui la
nécessité de se protéger du vent
(et de la dérive du bateau qui en
résulte) est une priorité. La cou-
leur orange du bateau essayé ne
sera pas au catalogue, ce qui est
plutôt une bonne nouvelle…
Raptor II
Il s’agit clairement du grand
frère des Predator et du Tyrex.
Même carène en plus impo-
sante. Ce très beau bateau d’une
longueur de 4,50m (14 pieds)
pour 1,84 de largeur affiche
300kg sur la balance. Il est
construit en aluminium de
2,5mm pour le fond et 2mm
pour le reste. La motorisation
maximale est de 40 ch (30 ch
conseillés). Il dispose d’une
console de pilotage. Là encore,
le poids total est très raisonna-
ble comparé à un bateau en
fibre de même taille. La stabilité
est remarquable. Nous l’avons
testé à quatre adultes à bord
avec le moteur électrique le plus
puissant de la gamme Minn
Kota (équivalent 2 ch ther-
Ci-dessus:
Le pontage type
bass boat du
Predator I qui
compte sept coffres.
A gauche:
le Tyrex,
qui propose un
pontage beaucoup
plus polyvalent que les
pontages hauts. Cette
coque laisse la place
libre à l’aménagement
personnalisé. Comme
les Predator, le Tyrex
se caractérise par une
coque en semi-V très
prononcée.
Les remorques Sun Way
Profil Nature distribue également les remorques Sun Way
équipées de feux étanches (pas de plaque à enlever avant
mise à l’eau), qui ont été utilisées pour cette présentation.
Le gain de temps lors de la mise à l’eau est considérable,
puisque la plaque d’immatriculation de la remorque est
également immergeable. Les roulements des roues sont à
bain d’huile, donc également étanches. La qualité de
fabrication reconnue de ces remorques en fait des produits
faits pour durer.
miques), sans que cela ne pose
le moindre problème. Dans la
configuration présentée, il s’agit
d’un bateau adapté à la pêche
en lac et en grande rivière.
La gamme XV
Xtrem Boats propose aussi une
gamme de barques à coque en
V de forme plus traditionnelle
mais qui présente la particula-
rité d’être également soudée (et
non rivetée). Les coques rivetées
sont réputées pour prendre l’eau
au bout de quelques années
d’utilisation fréquente. Ce phé-
nomène n’apparaît générale-
ment pas à basse vitesse mais
devient chronique en naviga-
tion au moteur thermique. Seul
inconvénient des coques en alu-
minium soudées: les répara-
tions suite à un choc et à une
soudure endommagée, par
exemple, devront être faites par
un professionnel. La soudure de
l’aluminium répond en effet à
un savoir-faire très précis. La
gamme XV existe en 3,70, 4,00
et 4,40m. Ce sont des barques
très légères (55kg pour la
3,70m), qui conviennent par-
faitement pour une utilisation
en rivière et en petits plans
d’eau.
Le Guide Line
Le plus grand des Xtrem Boat
mesure 4,90m pour 218kg. Sa
coque en V classique est faite
pour la houle, d’autant que sa
motorisation maximale atteint
60 ch (50 ch conseillés). Ce
type de bateau intéressera
moins les pêcheurs en eau
douce (sauf en grand lac de type
Léman), mais davantage les
amateurs de pêche côtière en
mer, puisqu’il est homologué en
catégorie C.
Des prix qui ménagent
les finances
Outre le fait que la gamme
Xtrem-Boat propose des ba-
teaux particulièrement bien
adaptés à la réalité de la pêche
aux leurres en France, Profil Na-
ture annonce des tarifs très
compétitifs avec cette gamme.
Jugez plutôt:
Predator: 6 200 à 6 300 euros,
prix conseillé, selon options.
Predator II: 4 200 à 4 300
euros, prix conseillé.
Tyrex: 3 500 euros.
Raptor II: 9 900 euros.
XV 14 : 2 740 euros.
XV 13 : 2 490 euros.
XV 12 : 1 970 euros.
Guide Line: 8 750 euros.
Renseignements:
www.profilnature.com
Nautisme
Le Raptor II
bénéficie lui aussi
d’un excellent
rapport qualité-prix
Les barques de la gamme
XV sont beaucoup plus
classiques que celles du
Tyrex et des Predator, avec
des coques en V intégral,
mais là aussi, plus de
rivets mais des soudures.
Profil Nature propose
également des
aménagements de ponts
pour ces produits.
En bas à gauche,
la XV 12, plus petites des
barques de la gamme,
dont la coque nue ne pèse
que 57 kilos.
En encadré: le Guide
Line, le plus imposant des
Xtream Boats avec
4,90m. Il intéressera
surtout les pêcheurs en
grands lacs et le long du
littoral pour la pêche du
bar.
Une partie de pêche
du bar en traction
avec Yann Lenormand
La pêche en traction a été mise au
point par les compétiteurs du La-
brax tour pour rechercher de façon
plus spécifique les gros poissons. Ces
poissons se méfient depuis long-
temps des leurres durs et des leurres
de surface. Ils répondent mal, la
plupart du temps, à des techniques
rapides ou dandinées de pêche aux
leurres souples. La pêche en trac-
tion permet alors de leur présenter,
de la façon la plus naturelle possi-
ble, un leurre évoluant relative-
ment lentement au ras du fond.
Cette technique, très polyvalente,
est praticable quelle que soit la
profondeur des postes et la force du
courant. Elle nécessite toutefois une
bonne habitude pour être prati-
quée avec succès. Suivons Yann Le-
normand pour une partie de pêche
dont il va nous expliquer les subti-
lités.
Par Philippe Collet
a technique de la
pêche en traction
consiste à faire pas-
ser et maintenir un
leurre souple à cau-
dale au ras du fond, en balayant
les courants de travers, un peu à
la façon d’un pêcheur en
mouche noyée ou à la cuillère.
Selon la dérive du bateau géné-
rée par le vent, on lance entre le
plein travers et l’aval du courant.
On évite de lancer vers l’amont,
car cette façon de pêcher néces-
site des grammages plus forts et
engendre des accrochages irrécu-
pérables puisque le bateau conti-
nue alors à s’éloigner, couchant
la tresse sur le fond. On lance
souvent plein travers pour finir
plein aval. L’objectif est de tra-
verser au maximum les zones de
courant, de longer les remontées
de plateaux rocheux. Plus le cou-
rant est fort, plus on est amené à
pêcher vers l’aval. On s’accroche
beaucoup moins de cette façon
et on se décroche beaucoup plus
facilement puisqu’on revient vers
son leurre et qu’on augmente
l’angle de fil avec le fond. Si l’on
souhaite attaquer un poste pré-
cis, comme une tête de roche
immergée par exemple, on peut
se placer en amont, à bonne dis-
tance, et lancer à côté du poste,
pour ensuite faire évoluer son
leurre devant ou sur le côté de ce
dernier.
Cette technique peut aussi per-
mettre de laisser le leurre reculer
vers un poste très précis, en
même temps que le bateau s’en
rapproche, pour une prospection
très fine. La pêche en traction est
très polyvalente, elle peut se pra-
tiquer à n’importe quelle pro-
fondeur alors que la pêche à la
volée n’est plus praticable dans
30 mètres d’eau et que la pêche
verticale n’est pas très efficace
dans moins de 10 mètres d’eau.
Passer dans la couche
d’eau la moins rapide
En traction, l’objectif est de pas-
ser le leurre dans la couche
d’eau la moins rapide, située
juste au-dessus du fond en le
touchant le moins possible.
C’est une forme de pêche li-
néaire, s’apparentant à celle
qu’on pratique pour le sandre.
Cette technique est plus douce
que la pêche dite « à taper », où
l’on utilise une tête plombée
lourde que l’on fait taper au
fond avant de la décoller sè-
chement pour qu’elle ne s’ac-
croche pas, et ainsi de suite. La
traction est une technique
beaucoup plus subtile, beau-
coup plus douce et fluide. Le
leurre évolue tranquillement au
ras du fond et décrit de lentes
accélérations sans jamais vrai-
ment monter dans la couche
d’eau. Cette animation, assez
difficile à bien réaliser, est
beaucoup plus réaliste et sédui-
sante pour les gros bars. Ces
derniers n’ont pas à monter
dans les veines de courant puis-
santes pour aller chercher le
leurre, ce qui les décalerait et
les obligerait à faire l’effort de
se replacer.
Expertises
Bien maîtrisée,
la pêche en traction
donne d’excellents
résultats. Elle
permet de
maintenir un
leurre souple
à proximité d’un
tombant, d’une tête
de roche ou d’un
plateau rocheux
tout en se
déplaçant en
travers du courant.
Yann Lenormand
parvient ainsi
à “visiter” avec
précision une tête
de roche immergée.
Son leurre épousant
ainsi la courbe
du rocher!
Le placement
Dans cette pêche, le placement
du bateau est très important et
doit tenir compte de la conjonc-
tion du vent et du courant, pour
éviter de couvrir les poissons
convoités si l’on souhaite réaliser
plusieurs dérives fructueuses.
Le point d’impact du leurre a
aussi son importance. Il appar-
tient au pêcheur de se représenter
le poste, souvent invisible, et de
choisir le bon angle d’attaque
pour que son leurre, après une
plus ou moins longue phase de
descente, puisse passer, au ras du
fond, au bon endroit. La bonne
interprétation des informations
délivrées par les appareils électro-
niques embarqués est souvent un
plus important, mais la lecture de
l’eau peut apporter souvent suf-
fisamment d’informations à un
pêcheur averti.
Le choix du grammage
Sur une dérive donnée, le choix
du poids de la tête plombée du
leurre se fait en fonction de la
profondeur et de la vitesse du
courant. Un même poste peut
nécessiter un changement de
grammage après quelques dé-
rives selon que le courant forcit
ou faiblit.
Si, après avoir pris contact avec
le fond et animé son leurre, on
retouche le fond pendant la
phase de ramené, la tête plom-
bée est trop lourde, il convient
de mettre un leurre équivalent,
parfois exactement le même s’il
fonctionne bien, avec une tête
plus légère.
A contrario, si on ne touche pas
le fond, on teste ce dernier après
quelques tractions en ouvrant le
pick-up et laissant filer de la
tresse. Si le leurre tire plus d’un
mètre de tresse, il est trop léger.
Il convient en effet de pêcher
entre 20 et 80cm du fond pour
être efficace.
Expertises
Autre exemple
d’animation. Si elle
est facilement
compréhensible, il
n’en reste pas moins
que cette technique
est très complète car
elle demande
une localisation
des postes
à l’échosondeur
(page de droite), un
placement précis du
bateau en fonction
du courant et du
vent, une estimation
sûre et rapide
de l’angle de lancer
et un certain feeling.
Tout cela demande
beaucoup
d’expérience, surtout
lorsque la houle,
la pluie et le vent
vous font prendre
vos repères. D’où
l’intérêt de découvrir
cette technique avec
un guide de pêche
compétent.
avoir un frein puissant et pro-
gressif pour extraire en force les
poissons des postes scabreux.
La tresse et le bas de ligne
La tresse sera choisie en 14 ou 16
centièmes, selon le type de pêche
et l’encombrement des postes.
Cette finesse est nécessaire pour
minimiser la prise au courant et
pouvoir pêcher le plus léger pos-
sible, ce qui est toujours beau-
coup plus productif. La tresse
devra être visible, jaune ou mul-
ticolore pour aider visuellement
le pêcheur à détecter le fond et
les touches les plus discrètes. Les
tresses à jigger multicolores peu-
vent être utilisées, elles sont un
peu moins visibles qu’une tresse
jaune mais beaucoup plus
qu’une verte. Elles auront l’avan-
tage d’être présentes sur le mou-
linet pour d’autres types de
pêche, comme les techniques
verticales où elles auront toute
leur utilité. La tresse sera prolon-
gée d’un morceau de fluorocar-
bone en 30 à 40 centièmes,
choisi pour sa faible élasticité et
sa résistance à l’abrasion. Une
agrafe destinée à permettre le
changement rapide de leurre ter-
minera le montage.
Les leurres
Les leurres de base pour la pêche
en traction sont les shads à cau-
dale de 12 -15cm parfois un peu
plus. Ces leurres doivent conti-
nuer à vibrer dans les courants
puissants et être capables de vi-
brer sans animation particulière,
même à faible vitesse. Tout est
question de forme et de texture,
ni trop dure ni trop souple. Les
leurres couramment utilisés par
Yann sont le Nitro Shad Illex, le
Mégashad Flashmer, l’Absolute
Shad Hart, le Ripple Shad Power
bait. Pour cette pêche au fond, les
couleurs sont plutôt foncées ou
dos foncés dans des nuances de
bleu ou de vert, mais il n’y a pas
de règle absolue.
Ces leurres sont montés sur
des têtes plombées allant de
21g pour les postes peu pro-
fonds et peu courants jusqu’à
100 g pour les grands courants
profonds. Les grammages
s’échelonnent la plupart du
temps entre 30 et 70g.
e lui, dans un siè-
cle on dira: Radix,
bien sûr qu’il a
existé. J’ai même
un grand père dont le père l’a
rencontré quand il semait des
pierres dans la rivière pour faire
des maisons aux poissons.
Jean Michel Radix, 53 ans re-
traité de l’armée de l’air est bien
une manière de petit Poucet.
Seulement les petits cailloux
qu’il sème dans le Doubs pèsent
entre 50 et 200kg. Ce sont plu-
tôt des rochers du genre de celui
que le pauvre Sisyphe remontait
sur sa colline. La puissance mé-
taphorique de leurs exploits res-
pectifs est la même: chacun
s’emploie à infléchir le cours de
l’Histoire, avec cette même obs-
tination désespérée qui fonde
les grands mythes. A l’inverse de
Sisyphe, la pente est l’alliée de
Radix. Mais c’est la seule, tout
le reste ou presque est contre
lui, et pas seulement le relief
mais aussi la pollution, la séche-
resse et les mauvaises manières
des hommes. La pente est dans
le bon sens, mais pas l’Histoire.
Pourtant Radix insiste. Avec
une barre à mine et un diable, il
fait rouler ses cailloux dans le lit
du Doubs. D’abord une grosse
pierre plate pour les fondations
puis les autres disposées de telles
façons que les truites y élisent
domicile. S’il a été correctement
aménagé le HLM à truites sera
habité en moins de deux jours.
Rien qu’en 2009 Radix en a
construit une bonne centaine, à
cinq rochers par maison le cal-
cul est vite fait. Pourtant Radix
n’est pas le genre à la ramener.
Seuls ses amis de la Franco-
Suisse, Christian Triboulet le
président et Patrice Malavaux le
garde pêche sont au courant.
Radix est un héros très discret,
un personnage tout droit sorti
du
Chant du monde
de Giono
qui passe sa vie au chevet de sa
rivière malade. Le genre de per-
sonnage que négligent la com et
ses mass média, pour qui la réa-
lité ne passe pas par la télé, qui
sait mieux qu’Alain Minc ce
que nous réserve l’avenir si on le
laisse entre les mauvaises mains
qui prétendent en décider au-
jourd’hui, bref un de ces héros
En pêchant à vue il y a
plus de 35 ans avec ses
petites nymphes à têtes
soudées (les plus petites
sont en taille 20), ou
au fil avec ses roulettes
(rangée du bas), Jean-
Michel possédait une
énorme longueur
d’avance sur les
pêcheurs de l’époque.
En haut: deux
variantes de subsedges,
une autre de ses
trouvailles et un
écouvillon, ancêtre de
la gammare.
Cela fait 40 ans que Jean-Michel Radix vit au rythme du Haut-Doubs. Sa
rivière nourricière pour laquelle il se bat, avec l’énergie du désespoir et la
ténacité d’un bâtisseur. Histoire d’une passion.
Par Vincent Lalu
C’est aussi Borlandelli qui lui
donna l’idée du subsedge en lui
demandant des imitations
d’énormes plécoptères en sèche
et en noyée pour les rivières de
Patagonie, où elles s’avérèrent
très efficaces.
« A son retour, j’en ai imaginé
une version plus légère. Le sub-
sedge était né. »
Radix le pêcheur, enfin, n’est pas
le plus acharné. Il est de cette gé-
nération qui préfère séduire le
poisson plutôt que de le captu-
rer. Et qui préfère jardiner les ri-
vières plutôt que de les exploiter.
« Déjà à 20 ans, je trouvais que le
Doubs était dégueulasse. Je faisais
des campagnes de nettoyages sau-
vages et j’empilais pour la photo
toutes sortes de bouteilles, de bi-
dons et de pneus sur les parkings
de la DDE. Ce qui m’a valu la
visite des gendarmes:
“faut pas
laisser ça là”.»
« Je suis allé voir les gens de l’équi-
pement, ils m’ont fait plutôt bon
accueil.
“Au moins mets les près
de la route, qu’on puisse les enle-
ver.”
J’ai fait ça tout seul jusqu’en
2008. Puis je suis entré au bureau
de la Franco-Suisse, où je m’occupe
de la commission gestion et entre-
tien des rivières. La Franco-Suisse
c’est une société modèle qu’il faut
donner en exemple à toutes les
AAPPMA de France. C’est trop in-
juste ce qui lui arrive. »
Car Radix passe aujourd’hui plus
de temps à pêcher des ombres
crevés. Dans sa main, le sac-pou-
belle a remplacé la canne à
mouche. Le Doubs, comme La
Loue, est malade. Malade de la
sécheresse. Malade de la
Franche-Comté et de ses excès.
Surproduction de comté, sur-
production de cochon, et donc
surproduction de fumier et de li-
sier qui partent dans le sous-sol à
la première averse.
Dans cette région, dès que vous
posez quelque chose sur le sol et
qu’il pleut dessus, cela finit tou-
jours par atterrir dans une rivière
au bout de quelques jours, voir
quelques heures de divagation
souterraine. Or, trois années de
sécheresse ont fait que les rivières
de Franche-Comté n’offrent plus
une masse d’eau suffisante pour
dissoudre toutes les cochonneries
que le siècle leur envoie.
Il n’est pas dans les pouvoirs de
Radix et de ses amis de nous dire
quelle mortelle goutte d’eau,
quelle bactérie, quel effluent fatal
a transformé l’empoisonnement
progressif en épidémie fulgu-
rante. Eux se sont contentés de
ramasser les poissons crevés. Aux
pouvoirs publics, aux scienti-
fiques, aux spécialistes de nous
dire ce qui s’est réellement passé.
Pour le moment leur silence est
assourdissant.
Une boîte à
nymphes dont on
ne peut que rêver!
Le plus dur étant
de choisir la bonne
au bon moment…
Une autre passion
de Radix est de
collectionner les
trains miniatures.
Au fil des ans, il a
constitué un trésor
à base de CC6500
(modèle peint sur
sa boîte à mouches),
Rocco BB 9300 et
9200 (le Capitole,
qu’il a dans toutes
ses livrées). Chez
lui, on trouve du
Jouef, du Marklïn,
du Fleischmann.
Des autorails
X2800, des 141 R
et même des
prototypes comme
la CC 10002.
De gauche à droite:
L’historique “Marie”,
Pierre, Françoise,
Thomas et Nathalie
Choulet. Manque
sur cette photo
Odile Choulet,
femme de Pierre.
Enfin, il obtint grâce à la com-
plicité d’un sous-préfet et des
douaniers suisses, que soit enle-
vée la chaîne qui empêchait le
passage sur le pont de Clairbief,
au grand dam de l’hotelier
suisse, voisin du pont, qui pen-
sait à tort que la fin de ce cul-de-
sac lui serait néfaste . (
« Un an
plus tard, il venait me remer-
cier.»
En fait le succès du Moulin du
Plain fut assez fulgurant. Il eut
droit à des reportages dans les
journaux du monde entier. Et
jusqu’au Japon où un magazine
choisit de faire un gros plan sur
les vaches (des Pie rouge de
l’Est) pour présenter le Moulin
et ses propriétaires.
Ce succès, le Moulin le doit à
l’enthousiasme de Pierre, à sa
jovialité, à son humour rava-
geur, à ses talents de conteur.
Nautisme
Règlement du parcours mouche du Moulin du Plain de 1964
Modes de pêche. Prix des cartes, limitations et tailles des prises en 1964
• Seule la pêche à la mouche sèche ou noyée est autorisée. Nous entendons par pêche à la
mouche uniquement celle qui se pratique avec une canne dite “à mouche”, donc à
l’exclusion des cannes de lancer léger et du système dit “buldo” ou tout autre du même
genre: bouchon lesté, dériveur, etc…
• Deux mouches artificielles au maximum sur le bas de ligne.
• Les cartes de pêche sont journalières et réservées exclusivement à nos clients. Leur prix
est pour 1964 de 10 francs. Un prix dégressif est consenti aux clients séjournants à l’hôtel
en pension complète pour une semaine au moins (nous consulter).
• Le nombre de pêcheurs pouvant opérer le même jour est, dans leur intérêt même,
strictement limité. La priorité est accordée aux membres de TOS (Association nationale de
protection des salmonidés), sur présentation de leur carte de l’année en cours.
• La taille minima des poissons pouvant être conservés a été fixée légèrement au-dessus de
la taille légale ceci pour protéger le cheptel. Elle est pour 1964 fixée ainsi:
– Truite fario (ou arc-en-ciel), 25 cm ;
– Ombres, 30 cm.
• Le nombre total maximum des poissons pouvant être conservés et emportés par un
pêcheur est de cinq pour la journée entière.
• Le pêcheur qui a atteint ce chiffre peut continuer à pêcher, mais devra obligatoirement
remettre immédiatement ses prises en liberté dans la rivière en prenant toutes les
précautions nécessaires pour les dégager de l’hameçon sans les blesser. Un poisson qui
serait abîmé par l’hameçon ne pourra être conservé, taille correct ou non, et devra, même
mort, être rejeté dans la rivière.
• Le nombre des prises conservées n’est pas réglementé en ce qui concerne les espèces
autres que la truite et l’ombre. Nos clients qui ne souhaitent pas conserver les chevesnes
sont priés de les tuer avant de les rejeter à la rivière.
• Il est rigoureusement interdit par loi à un pêcheur de vendre ses prises. Il est également
interdit par le présent règlement de les donner à qui que ce soit, même à un autre pêcheur
rencontré sur le parcours.
ÊTENATIONALEBELGEETBANQUETDEFERMETURE
Au Moulin, il y avait tellement de Belges (ils composent encore
une partie très importante de la clientèle) qu’on ne fêtait pas le 14
juillet mais le 21 juillet, jour de leur fête Nationale. Ce jour-là, il
y avait match de foot, banquet et déferlement de canulars en tous
genres comme débarquement de faux émirs et concours de tricot
burlesque pour les dames.
Le maître de cérémonie était un maître-nageur wallon, M. Quinot
qui mettait ses talents de GO au service des clients. Aujourd’hui,
le fils a pris la succession du père dans la clientèle du Moulin.
Un autre temps fort de la saison tombait, qu’il neige ou qu’il vente,
le 30 septembre. C’était le banquet de la fermeture, occasion pica-
resque de faire le bilan d’une saison riche en histoires de pêches et
en anecdotes de toutes sortes. Un ultime coup du soir qui dura
souvent jusqu’au petit matin
ANULARCITY
Le Moulin du plain aurait fait une excellente série à l’américaine.
Tous les ingrédients des meilleurs sitcoms, les gags, les dialogues,
les petits drames, les grandes réconciliations étaient réunis pour
tourner trois ou quatre saisons.
A commencer par quelques personnages formidables comme Yoyo
Visantin, incroyable clown naturel qui faisait hurler de rire la moi-
tié de la salle de restaurant, ou le père Bourassin qui donna son
nom au près éponyme.
Emile Bourassin était le patron des cafés Legal (« Legal, le goût»),
avait un humour caustique et plein d’empathie. De nombreux au-
tres phénomènes, qui pensaient plus à faire des canulars qu’à aller
à la pêche, ont marqué l’histoire du Moulin.
C’est ainsi qu’un après-midi de septembre, à l’issue d’un déjeuner
bien arrosé, Visantin et quelques complices décidèrent de « fabri-
quer» des gobages à un brave colonel qui s’ennuyait un peu sur
son radier.
Alors qu’ils étaient mollement accoudés au balcon d’herbe d’un
talus accueillant, ils l’avaient vu arriver canne en main, bien décidé
à nouer contact avec les truites et les ombres du radier qui com-
mençait au bas de ce joli talus. Le colonel n’ayant pas remarqué
leur présence et les poissons se signalant surtout par leur absence,
l’idée leur était venue de remplacer les gobages des truites par
quelques lancers adroits de minuscules graviers censés faire
mouches en lieu et place des vraies mouches.
Un léger frémissement du pêcheur suivit le premier rond dans
l’eau, au deuxième, il toussota, au troisième, on sentit son excita-
tion monter pendant qu’il changeait de mouche. Il ne se mit à par-
ler qu’au cinquième. Trois fois rien pour commencer: une manière
de grognement affectueux qui pouvait signifier:
« Coucou, je suis là ! »
Bientôt suivi d’un « allez, ma toute belle ! » qui laissa les faiseurs de
ronds bouche bée. Au huitième, il implorait:
« Viens, ma petite chérie, viens…» puis, « Allez, monte, tu vas
monter salope ! »
Nautisme
ALTI
RSULAET
REDDY
Parmi toutes les figures qui ont bâti la légende du Moulin, celle de ces
Jules et Jim du corps liège est sans doute la plus originale. Il y avait le
mari, Walti, marchand d’articles de pêches à Bâle, sa femme Ursula,
la walkyrie des radiers et Freddy son vendeur. Tous trois débarquaient
au Moulin dans une immense Buick « caca d’oie» avec un chien bi-
zarre qui aboyait quand ses maîtres attrapaient un poisson, ou après
les autres pêcheurs si ses maîtres ne prenaient rien.
La spécialité de Walti était le sedge à corps liège qui, à l’en croire, pre-
nait tous ses poissons.
Walti l’air de rien:
« Tiens, voyez celle-là, Freddy l’a prise avec ce corps lie de vin. N’est-
ce pas Freddy ?
– euh…
– Et celle-là, je l’ai prise dans la jute (la chute) avec le corps noir, n’est-
ce pas Freddy ?
– euh…»
Et ainsi de suite jusqu’à ce que les boîtes pleines de corps liège ame-
nés de Bâle soient vides.
Et Freddy, à qui l’on demandait systématiquement son avis de ven-
deur expert, répondait de la même façon, avec son « euh» guttural
sorti de ses poumons enfumés au Burrus bleu. Personne n’a jamais en-
tendu Freddy dire autre chose que son fameux « euh» que l’on pou-
vait interpréter de toutes les façons (« cause toujours tu m’intéresses»,
« ne te fatigues pas, il achètera quand même», ou « mais, il va la fer-
mer le patron»).
Les deux hommes pêchaient très près l’un de l’autre,
pendant qu’Ursula tenait salon. Mais à la pêche, aussi, il n’y avait que Walti
qui parlait.
Un jour comme ça, ils étaient à la fin du coup du soir, im-
mergés dans l’obscurité d’une nuit sans lune, quand Walti s’exclama.
« Ah, Freddy, j’ai un énorme gobage devant moi»
– euh ? »
Premier passage: rien
Deuxième passage: « il me semble qu’elle a bougé.»
Troisième passage: « ah, ça y est … », « Nom de dieu Freddy, la truite
est en train de monter la colline…»
Walti venait de ferrer son premier rat musqué.
Vingt-cinq années ont passé. Walti est mort et son fils a donné ses
cendres au Doubs. Freddy continue de venir de temps à autre pour
la croûte aux morilles.
Lui aussi a eu son magasin. Ce qui l’a un peu fâché avec son ancien
patron devenu son concurrent. L’histoire ne dit pas s’il continuait de
ne répondre que par « euh» aux questions des clients.
OISSOND
AVRIL
Quelques Francontois se souviennent encore du sujet proposé par
FR3 Région, sur le Moulin du Plain, sa piscine (avec un 300m sur
le bassin aux grenouilles) ses truites aux yeux bleus etc.
« Je n’osais plus rendre visite à mes confrères, se souvient Pierre
Choulet, on faisait vraiment trop de blagues. D’ailleurs les yeux
bleus des truites, des gens y ont cru. Et quand on en rencontrait un,
ce n’était pas commode de lui expliquer la vérité.»
Thierry Haart,
l’art de la précision
Haart est sans doute un nom prédestiné à la fabrication des moulinets de
pêche à la mouche. Si les jeunes générations de pêcheurs ne font pas le rap-
prochement, les plus anciens sont autorisés à se poser la question d’un éven-
tuel rapport entre l’homme qui nous intéresse ici et Ari T. Hart, le créateur
des fameux moulinets ATH. Ainsi, Thierry Haart fabrique lui aussi de façon
artisanale des moulinets, pas n’importe quels moulinets, uniquement sur com-
mande et uniquement des pièces numérotées.
Par Jean-Marc Theusseret
Maudites agrafes!
Elément pratique permettant un changement très rapide de leurre tout en
lui donnant une grande liberté de mouvement, l’agrafe séduit quasiment tous
les pêcheurs aux leurres. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le petit ustensile mi-
racle est souvent la cause de la perte des plus gros poissons. Enervant…
Par Jean-Marc Theusseret
omment ne pas
rager après ces fa-
bricants qui se
permettent de
mettre dans le
commerce des produits dont la
qualité laisse souvent à désirer.
La qualité de l’acier et de son
trempage constitue le plus sou-
vent la raison de sa faiblesse. En
seconde position vient sa forme
générale et enfin son système de
verrouillage. A 6, 7 ou 8euros
les quelques agrafes, on a le
droit de s’attendre à mieux.
Même les plus grandes marques
étrangères (Decoy, Owner,
Evergreen, etc.) semblent sans
solution pour offrir un système
sans faille. Seul Rapala dispose
d’une agrafe dont l’acier dispose
d’une véritable résistance. De-
puis peu, certains fabricants, y
compris français, tentent de ré-
gler le problème avec les agrafes
“sécurisées”, composées de deux
parties identiques fermées des
deux côtés. Ce système fonc-
tionne très bien avec les pois-
sons nageurs avec ou sans
La prise
occasionnelle
d’un silure permet
de révéler la vraie
résistance
d’une agrafe.
Un excellent test
pour le jour où
l’on touchera
le brochet
de sa vie…
muns avec le nœud de cuiller. Il
est conseillé pour les fluorocar-
bones jusqu’à un diamètre de
45/100 (20 lbs). Un autre
nœud, qui à la préférence d’un
grand champion, Sylvain Le-
gendre, est tout aussi indiqué.
Ce spécialiste des (très) gros
brochets des lacs alpins montre
dans un DVD très récent (La
Pêche du brochet de Enzo Mi-
nardi) qu’il se passe lui aussi des
agrafes au profit d’un nœud en
huit. Ce nœud utilisé par les al-
pinistes présente l’avantage de
former une boucle parfaitement
alignée avec le reste du bas de
ligne. Une autre variante
consiste en un “mix” du nœud
Rapala et du nœud en huit. Il
s’agit simplement de remplacer
le nœud simple du nœud Ra-
pala par un nœud en huit. Sa
résistance est ainsi accrue.
grosse agrafe suffirait à déséqui-
librer. Toutes ces contraintes
m’ont poussé… à m’en passer
presque totalement. Jusqu’à la
perte d’un très gros sandre, ce
ne faisait que m’agacer. Chat
échaudé craint l’eau froide…
Le retour du bon vieux
nœud Rapala
En matière de fiabilité, rien ne
vaut un nœud bien réalisé.
Dans le cas qui nous intéresse
ici, le leurre doit disposer d’une
liberté de mouvement que lui
permettent les agrafes. Si l’on
choisit de se passer de celles-ci,
le bas de ligne doit former une
petite boucle qui assurera le
même rôle. Le plus connu des
nœuds permettant de former
une boucle est sans aucun doute
le fameux nœud Rapala. Facile à
réaliser, il a des points com-
cas de sélectionner des duos
leurre/agrafe compatibles. Le
pêcheur opérant depuis le bord,
le plus souvent de façon itiné-
rante, choisit généralement une
seule canne. Dans cette confi-
guration, les choses se compli-
quent. La pêche depuis le bord
incite très souvent les pêcheurs à
changer de leurre en fonction
de leur progression et du chan-
gement fréquent de poste de
long des berges où les bancs
d’herbiers succèdent aux berges
rocheuses ou encore aux plages
de graviers. Idéalement, il fau-
drait trois ou quatre sortes
d’agrafes pour faire face à toutes
les situations. On ne fixe pas un
leurre souple de 18 cm sur la
même agrafe qu’un poisson na-
geur de 4 cm, qu’une trop
p. 76
p. 75
Vraiment utile.
C’est l’ambition de cette section de
Pêches sportives
. Dans les 26 pages de ce
cahier Focus prend place toute l’expertise des journalistes et des experts à qui nous
avons demandé de prolonger par la pédagogie, l’explication et surtout le mode
d’emploi, l’offre des concepteurs de nouveaux matériels. Utiles, vraiment utiles, les
descriptifs et les manières d’utiliser tel ou tel leurre, telle ou telle canne,
tel ou tel moulinet. Utiles, vraiment utiles, les conseils, les mises à jour techniques,
les précautions d’utilisation, que ne vous donnent pas toujours ceux qui vous
vendent ces matériels. Utile, vraiment utile, le retour sur des heures et des heures,
des mois et des mois de bancs d’essai de l’année passée.
Pêches sportives
vous
aidera dorénavant à mieux choisir votre matériel, à mieux vous en servir, à le rendre
plus efficace. Plus de prises, plus de plaisir, et plus de pêcheurs au bord de l’eau.
Au-delà d’une nouvelle formule, c’est bien d’une nouvelle ambition qu’il faut
ici parler.
p. 77
p. 74
p. 79
p. 80
p. 82
p.78
FOCUS
p. 90
• Des boîtes Plano étanches
p. 74
• Le sac de voyage Cabela�s
p. 75
• Moulinet Wychwood
p. 76
• Cannes Marryat Tactical
p. 77
• Canne G.Loomis NRX drop-shot
p. 78
• Pezon & Michel
p. 79
• Lunettes polarisantes
p. 80
• Echosondeur, bulles d�air, cavitation
et autres bizarreries
p. 82
• Fiche leurres
p. 85
• Montage : là-haut sur la montagne
p. 90
Cette boîte est
la vraie solution
à ce problème
de stockage.
Finis, les fuites
et les leurres
desséchés,
finis, les
multiples
sachets
emmenés
au bord
de l’eau pour
ne pas risquer
d’oublier le bon
leurre.
Les leurres Trigger X sont déclinés
en plusieurs formules. La première,
nommée Agression, est salée et
gorgée d’attractant à base de phé-
romones. Elle est « sèche » et les
leurres peuvent être stockés dans
leurs sachets ou dans des boîtes,
sans aucun problème. Les autres
formules Zander et Saltwater re-
groupent différentes formes de
leurres livrés dans des sachets ou
des conditionnements individuels,
où ils baignent dans un liquide at-
tractant toujours à base de phéro-
mones. Là, les choses se compli-
quent, car l’attractant a une
fâcheuse tendance à s’échapper du
sachet une fois celui-ci ouvert si on
l’a mal refermé ou stocké à plat.
Pour les leurres en sachets indivi-
duels, l’attractant est tout bonne-
ment perdu après usage et le leurre
condamné à sécher, s’il n’est pas
remis dans un autre contenant. Les
leurres Trigger X sont en effet réali-
sés dans un matériau biodégrada-
ble sans PVC ou plastique, et ils
ont une fâcheuse tendance à se
dessécher et à se rétracter s’ils sont
laissés trop longtemps à l’air libre.
Ils deviennent alors inutilisables et
bons à jeter. Ces leurres, dont cer-
taines formes spécifiques sont par-
ticulièrement intéressantes, deve-
naient pour moi pénibles à utiliser et
ma musette était imbibée d’attrac-
tant après avoir épongé les fuites de
plusieurs sachets. Il fallait trouver
une solution pour continuer à les
utiliser ensupprimant tous ces dés-
agréments. C’est donc naturelle-
ment que j’ai opté pour les boîtes
Plano prévues pour eux. Plano a en
effet conçu une petite boîte stable,
d’environ 18 cm par 9,5 par 4 cm
d’épaisseur (6 cm au niveau du bou-
chon), dotée d’un bouchon à vis
étanche. Cette boîte est la vraie so-
lution à ce problème de stockage.
Finis, les fuites et les leurres dessé-
chés, finis, les multiples sachets em-
menés au bord de l’eau pour ne pas
risquer d’oublier le bon leurre. Il suf-
fit de remplir sa boîte avec un
échantillonnage de divers coloris,
modèles et tailles de leurres, et le
tour est joué. J’avais quelques ap-
préhensions, au départ, sur le risque
de voir les différentes couleurs se
mélanger. Mais, après plus de deux
mois d’essais, les leurres n’ont ab-
solument pas déteint.
Philippe Collet
Les attractants liquides ont mauvaise réputation.
Les sachets et autres pochettes individuelles
n’étant pas pratiques à l’utilisation, Plano a eu la bonne
idée de faire des boîtes spécifiques pour les attractants
liquides Trigger X.
FOCUS
Des boîtes Plano étanches
pour les leurres Trigger X
Une solution simple pour ces leurres
d’une même famille qui ne
déteignent pas. Il suffit de faire
couler le liquide en excès du sachet
dans la boîte, pour charger celle-ci
en attractant et éviter que le sachet
ne fuie. La grande boîte Plano, avec
son joint d’étanchéité rouge sur le
pourtour du couvercle. Elle permet
un stockage sans odeur de
nombreux sachets de leurres, des
attractants en spray ou en gel et des
petites boîtes étanches.
Le dessus est réalisé en toile 600-
denier imperméable et quadrillée,
d’aspect très rassurant. Les fer-
metures Eclair sont solides et sur-
dimensionnées. Ces sacs sont
dotés de poignées de portage en
sangle large et d’une bandoulière
amovible confortable pour les por-
ter sur l’épaule. Ils possèdent
aussi deux poignées à chacune
de leurs extrémités. Ces sacs ne
comportent pas de fioritures, que
de l’utile pour un poids plume.
Le modèle présenté ici est le X-
large vert. Il mesure 91,4 cm de
long par 40,6 cm de large et de
haut. Il ne pèse qu’un peu plus
d’un kilogramme (1 100 g sur mon
pèse-lettre), ce qui est remarqua-
ble. Ce sac est idéal pour le pê-
cheur voyageur, car il est très lé-
ger et suffisamment grand pour
emporter des cannes à lancer en 3
ou 4 brins et des cannes à
mouche de 10 pieds en 4 brins.
Ce sac ne comporte ni roulettes ni
Poignées latérales,
fermetures Eclair
surdimensionnées,
mousquetons
métalliques pour
la sangle
bandoulière,
ce sac respire
la solidité.
Une sangle de
portage en
bandoulière
rembourrée et
ergonomique.
Un vrai grand sac
de voyage pesant
à peine plus de
1kg, qui peut
contenir sans
problème des
cannes de
10pieds en
4brins.
fond rigide, un inconvénient com-
pensé par l’énorme gain de poids.
Il suffit de placer ses cannes dans
un tube pour obtenir la rigidité
souhaitée et les protéger. Ce sac
existe dans de nombreux coloris
et dans quatre autres tailles, dont
une taille Magnum encore plus
grande, longue de 1,06 m.
Sac disponible chez
Cabela’s France.
www.cabelas.fr
Très légers et résistants, les sacs Cargo Ripcord sont proposés à des prix très
intéressants, compte tenu de leur qualité de finition. Ils sont dotés d’un fond en
solide nylon 1000-deniers pour garantir leur étanchéité.
Le sac de voyage Cabela’s
Cargo Ripcord
Plus forte,
mais surtout
plus tactile,
plus précise
encore que
la GLX drop-
shot, qui était
déjà un outil
redoutable
de la marque,
elle devrait
être une des
armes
secrètes des
meilleurs
pêcheurs en
street fishing
La NRX 822S DSR, appelée aussi
drop-shot puisque c’est à cet usage
qu’elle est destinée au dépar, sur-
prend dès la prise en main par son
équilibre, sa légèreté, et la rapidité de
son blank. Cette canne monobrin de
6’10’’ (208 cm), d’action Extra Fast et
de puissance Mag Médium, est don-
née pour lancer des leurres de 3/16
à 1/2 OZ, soit 5 à 14 g. Elle est do-
tée de quatre anneaux Fuji SIC, trois
de départ et un de tête, et de cinq
anneaux Recoil très discrets collés
au blank. Les anneaux Recoil sont
fabriqués avec un fil de nickel tita-
nium. Ils sont indéformables et sur-
tout très légers. Cette légèreté
contribue à conférer à la canne un
très bon équilibre, une réactivité ex-
traordinaire et une action beaucoup
plus rapide. La poignée de la canne
en liège de premier choix est divisée
en deux parties. La première, la plus
large, dépasse à peine l’emprise de
la main et englobe un porte-moulinet
à vis, la seconde, plus petite, est
constituée d’un petit pommeau de
combat en bout de blank. Cette poi-
gnée est ergonomique et conforta-
ble. Petit détail original, l’accroche-
leurre est innovant et bien conçu,
car il permet, soit de coincer le nez
du leurre ou le plomb en passant le
fil dessous, soit de placer la pointe
d’un des hameçons de la même fa-
çon dessous, soit de la placer à l’in-
térieur de la boucle. Cette canne est
précise et directionnelle. Sa pointe
fine, qui n’est pas alourdie par les
anneaux, permet les animations les
plus minimalistes ou l’envoi de leurre
très légers (jusque moins de 2 g). Sa
finesse de pointe permet un travail
en douceur des poissons ferrés et
minimise les décrochés, notamment
avec des poissons à la gueule fragile
comme les perches. Cette canne
permet de pêcher avec des leurres
plus petits que préconisé et des
lignes fines. Malgré un blank au dia-
mètre très fin, la NRX drop-shot pos-
sède une grande réserve de puis-
sance qui permet d’expédier des
leurres assez conséquents et de ve-
nir à bout facilement de gros pois-
sons, voire de les extraire de sec-
teurs encombrés. Très légère et ex-
traordinairement résonnante, elle
retransmet les moindres gratouillis
et contacts avec le fond, et ren-
seigne très efficacement le pêcheur.
La NRX drop-shot est une grande
réussite de la marque G.Loomis.
Plus forte, mais surtout plus tactile,
plus précise encore que la GLX
drop-shot, qui était déjà un outil re-
doutable de la marque, elle devrait
être une des armes secrètes des
meilleurs pêcheurs en street fishing
en 2011. Sachez toutefois que
G.Loomis a du mal à fournir la de-
mande et qu’il faut prendre son mal
en patience…
Le Shimano Rarenium Ci4
Cette canne doit être équipée avec
un moulinet léger. Elle est très bien
équilibrée avec un Shimano Rare-
nium Ci4 (utilisé lors du test) ou un
Stradic Ci4 en taille 2500. Ces mou-
linets possèdent un corps réalisé
dans un matériau innovant, le Ci4,
obtenu par la fusion de carbone
avec du polyamide. Très léger, rigide
et résistant à la corrosion, ce maté-
riau permet un gain de poids appré-
ciable. Le Rarenium Ci4 2500 pèse
200 g, le Stradic Ci4 2500 aussi 200
g, contre 270 pour un Stradic 2500
classique.
P.C.
Nouveauté très attendue du haut de gamme G.Loomis,
les cannes NRX sont reconnaissables à leurs ligatures
bleues et leur blank gris foncé.
Canne G.Loomis NRX
drop-shot
FOCUS
Finition
remarquable,
blank réactif,
action de
pointe
marquée, cette
canne pour
la pêche en
verticale devrait
rencontrer un
succès mérité.
Seul regret,
l’absence d’une
version plus
puissante pour
les forts
grammages.
Pezon & Michel
Spécialist Vertical Spécial
Pezon & Michel nous a habitué à des cannes aux blanks sensibles ainsi qu’aux
actions de pointes marquées. Cette nouvelle canne dédiée à la pêche à la verticale
tient ses promesses et affiche une belle allure, le tout pour un prix très raisonnable.
Voyons ce qu’il en est en action de pêche.
J’ai toujours regretté de ne pas
m’être rendu acquéreur d’une Pe-
zon & Michel Sinker Jig, canne ap-
parue sur le marché il y a quatre ou
cinq ans et dont le blank est d’une
rare pureté, tant par sa fibre que par
son action de pointe très marquée.
J’aurais pu me décider, mais l’arri-
vée de cette Spécialist Vertical Spé-
cial l’a finalement emporté. La raison
est simple : le blank est similaire à
celui de la Sinker Jig et les éléments
la composant sont plus adaptés à la
pêche à la verticale, avec des an-
neaux de faible diamètre et une poi-
gnée ultracourte. Dès la prise en
main, une impression de légèreté et
de bon équilibrage se dégage ins-
tantanément. Impression confirmée
en action de pêche après plusieurs
heures d’utilisation.
La Verticale Spéciale mesure 1,90m
et le fabricant l’a prévue pour utiliser
des poids de leurres de 14 à 28 g. En
pratique, on s’aperçoit très vite que
14 g sont un maximum. Au-delà, 17,
21, 28g, le scion plie et cherche à
amortir les mouvements, ce qui ne
permet plus un suivi précis du fond.
Il s’agit donc d’une excellente canne
de verticale légère qui procure un
très grand plaisir de pêche, un res-
senti de l’évolution du leurre parfait,
à condition de ne pas trop lui en de-
mander. Pour en être amoureux de-
puis quelques semaines, je conseille
de l’utiliser surtout en lac avec un
grammage ne dépassant pas 15 g.
Pour la pêche lourde en rivière où le
courant est toujours présent, il vaut
mieux passer à l’artillerie lourde si
l’on veut ferrer efficacement de gros
carnassiers. On voit nettement que
Pezon & Michel a voulu faire une
canne très technique, avec, je le ré-
pète, un blank à faire rougir cer-
taines marques proposant des pro-
duits trois fois plus chers. La
poignée propose un très beau liège
et une préhension qui a été très bien
étudiée, car la pêche à la verticale
procure une fatigue au niveau du
poignet et de la main. Rares sont les
fabricants qui proposent autre
chose qu’un porte-moulinet brut sur
lequel la main du pêcheur côtoie di-
rectement le pas de vis… Le travail
qui a permis la création de cette
canne doit en tout cas être salué et
encouragé. L’idéal serait la création
d’un modèle plus puissant pour dis-
poser d’un tandem cohérent et effi-
cace en fonction des grammages
choisis.
J.M.T
Caractéristiques :
Longueur : 1,90 m.
Poids : 110 g.
Puissance : 14-28 g.
Nombre d’anneaux : 7.
Ligne recommandée : 8-16 lb.
Prix conseillé : 169 euros.
Livrée avec housse.
lunettes polarisantes à verres pro-
gressifs jaunes qui devraient être dis-
ponibles dans le courant de l’année.
Autre produit qui complète l’offre,
des lunettes adaptées à la vision de
loin et munies de loupes pour la vi-
sion de près. Un modèle moins oné-
reux que les verres progressifs et qui
conviendra à tous ceux qui s’ac-
commodent mal de ces derniers.
Noter qu’il est possible de profiter
des remboursements de votre mu-
tuelle pour ces modèles destinés à la
pêche !
Philippe Boisson
Prix conseillés :
Les tarifs varient en fonction du choix de la monture (entre 100 et 200 eu-
ros) et de la qualité des verres adaptés à votre vue. Tout dépend si ces
lunettes sont destinées uniquement à la pêche où s’il s’agira aussi de vos
lunettes de vue à porter en permanence, car le prix des verres peut va-
rier fortement.
Dans le cas des lunettes adaptées à la vue de loin et munies de loupes
évoquées plus haut, il faut compter 75 euros le verre et 110 euros pour
des verres anti-reflets.
Renseignements : Optique Sainte-Marie, Frédéric Leclercq,
7 rue Sainte-Marie, 92400 Courbevoie.
Tél. : 01 47 89 47 85.
Site Internet : www.lunettesdepeche.fr
Page de gauche :
de face, on ne
remarque pas
la présence d’un
clip devant les
autres verres.
Sans les clips,
les fixations sont
invisibles.
Un système
simple mais très
efficace qui fait
appel à deux
aimants
suffisamment
longs, larges et
encastrés pour
assurer une très
bonne tenue du
clip polarisant.
Des branches
anti-glissement
en silicone très
confortable.
FOCUS
Notre sondeur est pourtant
finement réglé, tenant compte de
la turbidité de l’eau, ce qui
implique un réglage adapté de la
sensibilité, et pourtant des choses
étranges apparaissent à l’écran.
Nous sommes tous passés par
ces phases de doute où l’on
tripote les boutons de l’appareil en
cherchant où est l’erreur, mais
parfois il n’y en a pas…
Gaz à tous les étages
C’est bizarre, aujourd’hui les
poissons ont la tête en l’air et sont
tous inclinés selon le même angle,
soit environ 75°. Un coup d’œil à la
sonde permet de vérifier qu’elle
n’a pas reçu de choc qui l’aurait
fait pivoter. Si elle est toujours à
l’horizontale, observez bien la
surface, il y a toutes les chances
pour que des bulles de gaz
provenant du fond viennent éclore
à la surface de l’eau. Nous l’avons
vu, nos échosondeurs réagissent
avec une grande sensibilité à l’air
et aux gaz. N’oublions pas que la
vessie natatoire des poissons en
contient et que c’est cela qui
produit les taches colorées qui
trahissent la présence de gros
poissons. Dans le cas de bulles
gazeuses, le sondeur ne peut pas
Echosondeur,
bulles d’air, cavitation et autres bizarreries
Au cours des précédents numéros, nous avons vu comment bien régler un
échosondeur et comment interpréter les structures du fond et les échos de
poissons. Il restait encore à identifier certains phénomènes particuliers qui sèment
toujours le doute dans l’esprit de l’utilisateur.
Par Jean-Marc Theusseret
VANT
PROPOSPOUR
LADEUXIÈMEÉDITION
a forte demande et l’intérêt du public ont vite rendu nécessaire une
seconde édition de “Entomologie für Fliegenfischer”. L’attente lar-
gement répandue pour un ouvrage de ce genre est également attes-
tée par le fait que deux éditions en langues étrangères ont été
publiées sous licence. Elles fournissent aux pêcheurs à la mouche de France
et de République Tchèque les bases entomologiques de leur passion. Nos
remerciements particuliers vont aux lecteurs pour leur enthousiasme, aux tra-
ducteurs, MM. RNDr. Milos Zelinka (Brno) et Michel Hivet (Pelousey)
pour la peine qu’ils se sont donnée et le soin qu’ils ont apporté à leur travail,
et aussi aux éditeurs (MM. Matthias Ulmer et Werner Baumeister, Lektorat).
Pour la mise à jour, nous avons inséré aux places convenables des modèles et
des modes de montage qui ont fait leurs preuves dans la période récente.
Evidemment le texte et l’iconographie ont été élargis aux libellules, aux
mouches et à divers insectes terrestres. Une présentation d’ensemble des sup-
pléments les plus importants se trouve page 14 (avant la section
“Systématique des Insectes”). Nous remercions les monteurs de mouches
autrichiens bien connus, Franz Xaver Ortner (Salzburg) et Erwin
Schotthauer (Kremsmünster) pour leurs impulsions innovantes et leur colla-
boration lors de l’élaboration de quelques montages de mouches.
Nous souhaitons à tous nos lecteurs beaucoup de plaisir à l’étau de montage
et, au bord de l’eau, des heures bien remplies et propres à la méditation !
Weissenberg, automne 2009
W. Reisinger, E. Bauernfeind, E. Loidl
Les pêcheurs français ont réservé un excellent accueil à la première édition
française de “
Entomologie für Fliegenfischer
” parue sous le titre “
Guide ento-
mologique du pêcheur à la mouche
”. Ce succès nous a encouragés, un an après
la sortie de la seconde édition, à en publier la traduction en langue française.
Cette édition, revue et augmentée, répond aux questions qui peuvent se
poser au pêcheur à la mouche aussi bien en rivière qu’en eaux calmes.
Mai, 2010
Michel Hivet, Philippe Boisson
Collection
Pêches sportives
FOCUS/
bonnes feuilles
OURMIS
AMILLEDES
ORMICIDAE
Pendant la belle saison, on trouve
presque toujours des fourmis dans
la dérive de surface des ruisseaux et
des rivières, parfois en abondance
(pendant le vol nuptial). Les indivi-
dus sexués sont ailés, mais les
femelles se débarrassent de leurs
ailes après l’accouplement. Les
populations voisines forment leurs
essaims nuptiaux de manière appa-
remment synchrone, bien qu’on ne
connaisse pas de période spécifique
de vol (comme chez les éphémères
par exemple). En fin d’été on peut
constater sur les rivières moyennes
et grandes que les fourmis sont
prises parfois de façon très sélective.
Les imitations correspondantes sont
très prenantes (souvent en fin
d’après-midi). On les utilise en
dérive libre dans le film de la surface
ou légèrement noyées.
Charles Cotton (in Walton &
Cotton 1775) donnait deux mon-
tages de fourmis pour les mois de
juin et août, alors que, dans le peu
connu « Alphabet of Scientific
Angling» (James Rennie, 1833), un
modèle pour le mois de septembre
est décrit et illustré.
Imitations Hameçon 10-16
Il existe, en Europe Centrale, envi-
ron 20espèces de fourmis dont la
taille varie entre 3 et 14 mm
Camponotus herculeanus
). On peut
distinguer les ouvrières (aptères) et
les fourmis ailées (individus sexués)
et les imiter de manière appropriée.
Sur l’ensemble de la période de végé-
tation, on les trouve en diverses
tailles et couleurs. Les teintes noir
Lasius fuliginosus
, fourmi des bois
noir brillant) ou brun chocolat à
rougeâtre (ex. fourmi amazone,
Polyergus fuscescens
) dominent.
Quelques espèces sont également
bicolores. Le corps des fourmis
noyées dans la dérive présente géné-
ralement une forme en haltère carac-
téristique qu’il est facile d’imiter.
Erwin Schlotthauer, qui nous a aidés
pour développer et essayer les nou-
veaux modèles, monte ses fourmis
avec un abdomen brun et une tête
rouge, associant ainsi les deux cou-
leurs typiques.
Autre mouche traditionnelle
anglaise pour la pêche en lac. Elle
imite surtout un alevin blessé. Elle
s’apparente davantage à un micro
streamer. Les meilleurs pêcheurs
anglais des immenses réservoirs
locaux possèdent toujours dans
leur boîte quelques bons modèles
d’Alexandra. C’est un signe qui
ne trompe pas.
1. Choisir un hameçon à hampe
de forme standard n° 12 (ici
un Tiemco 3769) et
commencer un enroulement
de fil de montage noir. Fixer
une portion de pointe de plume
d’oie teintée en rouge sang
puis un tinsel plat argenté.
2. Enrouler le tinsel à spires
jointives pour former le corps.
S’arrêter un peu avant l’œillet.
3. Fixer quelques pointes de herl
d’œil de paon pour former
la première partie de l’aile.
Elles ne doivent pas dépasser
les cerques de la mouche.
4. Ajouter la seconde partie
de l’aile sur le même principe,
avec cette fois des herls plus
longs.
5. Fixer un hackle noir aux
longues fibres en placant
la face brillante contre soi.
6. Enrouler le hackle sur deux
ou trois tours et bloquer
le montage par un nœud.
7. Ajouter une portion de plume
d’oie rouge en position
verticale au niveau de la tête.
Pour cela, réaliser un tour lâche
de fil de montage en tenant
la portion de plume verticale
avec la main gauche et tendre
d’un coup le fil de montage.
8. Réaliser le nœud final et ajouter
une micro goutte de colle
sur la tête.
FOCUS/
montage
Encore une mouche très célèbre
utilisée par les plus grands
pêcheurs anglais en lac. Cette
version ne respecte pas la
formule de montage originelle, car
dans la configuration choisie ici
elle imite autant un insecte qu’un
minuscule alevin.
1. Choisir un hameçon à hampe
de forme standard n° 12 (ici un
Tiemco 3769) et commencer
un enroulement de fil de
montage noir.
2. Placer les cerques en fibres de
plume de perdrix grise. Leur
longueur doit être très
légèrement supérieure à la taille
de l’hameçon.
3. Fixer un tinsel doré plat à la
naissance des cerques.
4. Ajouter un fil de laiton rond qui
sera laissé en attente.
5. Enrouler le tinsel doré pour
former le corps, puis passer un
peu de verni incolore.
6. Cercler le corps par un
enroulement très espacé avec
le fil de laiton.
7. Placer une seconde pincée de
fibres de plume de perdrix
grise sous le corps. Elles
doivent former un pinceau.
Couper l’excédent.
8. L’aile se compose de deux
parties symétriques de plume
d’aile de faisane. Les placer
l’une contre l’autre, faces
externes à l’extérieur. Elles sont
ici teintées en jaune olive, mais
ce n’est pas une obligation.
Fixer les deux parties
ensemble en réalisant un tour
lâche de fil de montage en
tenant la portion de plume
verticale avec la main gauche
et tendre d’un coup le fil de
montage.
9. Réaliser le nœud final et ajouter
une petite goutte de colle
cyanoacrylate sur la tête.
Où pêcher
Seychelles
Desroches Island:
« Des poissons si beaux ! »
Les Seychelles comptent en plus des îles entourant la capitale, Mahé, d’autres îles et
atolls parfois très éloignés. C’est le cas de Desroches et de Saint Joseph qui offrent des
possibilités incroyables pour les pêcheurs à la mouche.
Par Kathleen Jean-Pierre Piccin
imanche 28 no-
vembre, 10h du
matin: à l’hori-
zon, ciel et mer en par-
faite harmonie rivalisent
de créativité pour aligner
ce qu’ils savent faire de
mieux dans la palette des
bleus. Seuls quelques rares
nuages, à peine visibles au
loin, semblent être posés
là pour limiter ce petit
bout d’océan paradi-
siaque au bout du monde.
Le bateau ralentit et essaie
de se frayer un passage
entre les canaux. Comme
nous avons tout juste
pied, nous nous glissons
dans l’eau tiède et nous
dirigeons vers le flat en-
core bien plein de la
marée haute. Nous ve-
nons de débarquer à
proximité de l’île Saint-
Joseph, sur notre terrain
de jeu, une arène de
1,5km de diamètre inon-
dée d’eau et de soleil, que
notre guide Peter, Kath-
leen et moi allons arpen-
ter durant la journée.
Nous avons chacun en
main un équipement dif-
férent afin de pouvoir
combattre en toute caté-
gorie de poids. Kathleen,
qui adore tracasser les bo-
nefishs, a en bout de ligne
une crazy charlie, moi un
petit crabe avec une canne
un peu plus puissante
pour d’éventuels fan-
tasques permits, et Peter
une « barre à mine » avec
un gros poisson époxy
fixé sur un bas de ligne en
acier. Peter a emprunté ce
matériel, car il a en tête de
me faire attraper un des
gros requins qui fréquen-
tent les lieux. Pas encore
dans le bain –il n’y a que
cinq minutes que nous
faisons trempette de l’eau
jusqu’à la taille –, stupé-
faits, sans aucune réac-
tion, nous voyons passer
tranquillement, à une di-
zaine de mètres de nous,
un banc d’énormes ca-
rangues. Même Peter
semble pétrifié : c’est la
première fois qu’il guide
dans le coin et à tous ses
amis guides lui avaient dit
qu’ils n’avaient jamais vu
de carangues sur ces flats!
Nous les perdons vite de
vue. Mais, pour le cas où
nous les recroiserions,
Peter me donne sa canne
et m’explique que, si nous
avons cette chance, je dois
lancer aussitôt dans leur
direction, stripper le plus
vite possible en quittant
des yeux les poissons afin
de me concentrer sur la
récupération à deux
mains de la soie. Je fais
cinq ou six lancers pour
avoir une idée de l’engin
dont je viens d’hériter
puis, voyant que je maî-
trise suffisamment cette
pêche fine, toujours bal-
lotté par des petites
vagues, je continue la pro-
menade matinale en lais-
sant traîner dans l’eau une
quinzaine de mètres de
soie prête à être rapide-
ment déroulée.
Au bout d’à peine cinq ou
six minutes de marche,
nous revoyons venir vers
nous un autre banc de ca-
rangues, ou peut être le
même, qui désire nous
provoquer. Passer à côté
sans les voir est chose im-
possible tant la taille de
ces poissons est impres-
sionnante, digne d’une
première ligne des All
Blacks! Dans le cas où
nous aurions vraiment la
tête en l’air, pour ne pas
passer inaperçus, ils ont
mis, telle une majorette
qui suivrait l’équipe, une
carangue bleue aux flashs
turquoise! Bêtement,
j’applique les consignes
de Peter, lance à une dou-
zaine de mètres et fais fuir
mon leurre apeuré à toute
vitesse comme on venait
de me l’expliquer. Le
temps de faire trois bras-
sées, et mon bras est arra-
ché par une attaque d’une
violence extrême. Avec
ces gaillards, la touche est
le moins qu’on puisse dire
peu discrète, rien à voir
avec un « toc » de bone-
fish ou de permit! Je ferre
aussitôt, vigoureusement,
à deux reprises et essaie
tant bien que mal de lever
ma canne. Frein serré au
maximum, la soie que je
parvenais à peine à sortir
du moulinet en tirant
dessus de toutes mes
forces est déjà hors de la
bobine en moins de
temps qu’il en faut pour
le dire! Déjà 80 mètres de
backing poursuivent le
poisson tandis que j’es-
saie, à deux mains, de
maintenir péniblement la
canne levée et, en même
temps, de marcher le plus
vite possible à la poursuite
du poisson, qui ne mani-
feste bien sûr aucun signe
de fatigue. J’ai l’impres-
sion d’être attelé à un san-
glier qui aurait vu le
diable! Je reprends mes
esprits, mes marques, re-
commence à savoir où
j’habite, et je m’apprête à
livrer un long combat
Ce requin de récif s’est laissé tenter par une grosse mouche.
De quoi réfléchir avant de se promener sur les flats en wading…
plus vite vers le bateau,
encore éloigné. Ballotté
par la houle qui s’est for-
mée, il essaie de se rap-
procher du flat en se
faufilant entre de minus-
cules chenaux bordés par
de dangereux coraux.
Dans l’eau jusqu’à la poi-
trine, nous arrivons péni-
blement à nous hisser sur
l’embarcation qui, en
marche arrière, parvient à
sortir du piège. On nous
avait dit qu’on pouvait y
laisser des plumes quand
l’océan Indien se mettait
sur le sentier de la guerre :
on en a eu un aperçu en
revenant!
Pour les deux jours sui-
vants, les informations
météo prévoient que la
pluie incessante de la nuit
n’est pas prête de s’arrêter,
car nous sommes en
queue de mousson et que
la masse nuageuse de
3000 km qui nous sépare
de L’Inde est capable
d’alimenter des trombes
d’eau durant des jours!
Qu’on ne me dise plus
que nous sommes en
pleine période sèche!
Ca va décoiffer : pluie,
vent, vagues à rendre ma-
lade un vieux loup de
mer. La chose la plus sage
à faire, dans ce cas-là, c’est
justement le farniente! Je
crois que cela fait plu-
sieurs décennies qu’il ne
m’est pas arrivé de ne rien
faire du tout durant deux
jours d’affilée. Au troi-
Peu d’endroits sur la planète proposent autant d’espèces différentes
à pêcher à la mouche. Cela va des petits poissons de récifs aux plus
grosses espèces pélagiques
délicate que font les per-
mits. Les yeux plus affû-
tés de mon guide avaient,
en revanche, bien vu le
manège du poisson qui
prit la mouche et la recra-
cha aussitôt…
Tandis que je peste contre
tant de malchance – et
peut-être de maladresse –
et que je me lamente
d’avoir perdu ces deux
jours de tempête qui im-
manquablement auraient
permis d’avoir un tableau
plus garni, Kathleen, tou-
jours aussi lucide, flegme
écossais oblige, poursuit
au-delà de la barrière de
corail et repère une belle
carangue bleue qui finit
son combat entre ses
mains et met un point
final bien coloré à notre
pêche.
Sur le chemin de retour,
en longeant la plage enva-
hie par les bernard-l’er-
mite, nous rencontrons
une tortue qui passe par-
là. Après son périple de
30 000 km et une ving-
taine d’années d’errance
autour de la planète,
elle revient sur son lieu
de naissance comme
l’avaient fait avant elle ses
ancêtres depuis des mil-
lions d’années. A 5°41 la-
titude sud/53°39 de
longitude, existe un petit
coin de paradis que nous
ne sommes, comme elle,
L’Océan Indien compte
également une espèce très
proche du permit de l’atlan-
tique. Il pourrait s’agir
Trachinotus africanus.
Visiblement leur régime
alimentaire est très semblable !
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