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Pêches sportives magazine n°87

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PECHES
sportives
PECHES
sportives
n°87

Le retour du waddington
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M 02526
– 87 –
F:
8,90
– RD
Belgique : 9,55 euros • 14,25 francs suisses
Avril – mai – juin – 2011
FOCUS :
Cannes : St Croix Avid et Legend Ultra,
Temple fork Outfitters BVK,
Cabela’s Fish Eagle II
• Panier de lancer VDS
• Echosondeur : gérer la couleur
• Montage : les secrets du Natur’ailes
PÊCHES
sportives
Actualités
Les compagnies gazières ont trouvé le moyen d’exploiter le gaz naturel présent dans les fissurations
de certains schistes, laissant présager de nouvelles ressources importantes pour satisfaire notre ap-
pétit énergétique. Seulement, que ce soit aux Etats-Unis ou en France, de plus en plus de monde,
scientifiques, écologistes ou simplement riverains, tire la sonnette d’alarme…
Le progrès technologique
n’a pas que du bon…
Après les marées noires, les
accidents dans les centrales
nucléaires et les rivières dé-
truites par les barrages hy-
droélectriques, notre soif
d’énergie risque de créer
un nouveau cauchemar. Ce
nouveau drame sera provo-
qué par l’exploitation du
gaz présent dans les fissu-
rations de certains schistes,
une exploitation nécessi-
tant un procédé extrême-
ment lourd dont les
conséquences environ-
nementales, encore large-
ment méconnues, inquiè-
tent de plus en plus, que ce
soit aux Etats-Unis ou en
France. Des deux côtés de
l’Atlantique des voix s’élè-
vent pour mettre en garde
contre les effets de cette
nouvelle source d’énergie
fossile. La fracturation hy-
draulique, méthode qui
permet l’extraction de ces
gaz dans des strates très
profondes (entre 1 000 et
3 000 mètres), est au cen-
tre des inquiétudes. L’idée
est d’injecter à très forte
pression un mélange d’eau,
de sable et de nombreux
produits chimiques (entre
500 et 2 000 produits diffé-
rents) afin de pulvériser la
roche et ainsi accéder aux
poches de gaz. Ce cocktail
comprend des gélifiants,
des anticorrosifs, des bio-
cides, des adjuvants et
beaucoup d’autres produits
chimiques, dont les effets
sur l’environnement sont
parfois encore mal connus.
Cette méthode est compa-
rée volontiers à la création
de tremblements de terre
en miniature. Parmi ces
produits chimiques, cer-
tains sont connus pour être
des substances cancéri-
gènes, notamment le ben-
zène. Aux Etats-Unis, les
eaux superficielles et les
nappes phréatiques ont été
touchées. L’impact sur l’en-
vironnement et le cadre de
vie de la population vivant
à proximité des zones d’ex-
traction a été terrible. En
effet, il faut créer des puits
tous les 500 mètres, ce qui
forcément laisse des cica-
trices sur les paysages. Mais
l’enjeu économique est ex-
trêmement important,
puisqu’on estime que les
réserves de gaz naturel non
Un péril
nommé gaz de schiste
conventionnel sont deux
fois plus importantes que
les réserves de gaz naturel
conventionnel. Aux Etats-
Unis, les gaz de schiste sont
devenus la deuxième
source d’énergie du pays et
permettent d’y chauffer plus
de la moitié des foyers.
Une étude plus
qu’inquiétante
Un documentaire,
Gasland,
réalisé par un journaliste in-
dépendant nommé Josh
Fox a jeté un pavé dans la
mare. Josh Fox donne ici la
parole à ces Américains ou-
bliés qui vivent les consé-
quences tragiques de ces
puits s’élevant au fond de
leur jardin. Ils polluent l’air
qu’ils respirent et l’eau qui
sort de leur robinet. L’image
Actualités
Doubs
Le collectif SOS Loue et Rivières
comtoises contre-attaque
AGENDA
Du 31 mars
au 3 avril
Salon Planète durable
Paris-Porte de Versailles
Voici la quatrième édition
du salon de la consommation
durable, Planète durable.
L’événement marquera le
lancement de la Semaine
du développement durable.
Pendant quatre jours,
tous les acteurs d’une
consommation
éco-responsable seront
présents au Parc des
expositions de la Porte
de Versailles. Les
organisateurs attendent plus
de 150exposants et
près de 35 000 visiteurs.
Renseignements :
www.planete-durable.com
Du 9 au 10 avril
Congrès national
de la FNPPSF
Saint-Brice-en-Coglès
Les représentants de toutes
les associations affiliées
à la Fédération nationale des
pêcheurs plaisanciers et
sportifs de France (FNPPSF)
et les membres de toutes les
commissions se réuniront à
Saint-Brice-en-Coglès,
en Bretagne, à l’occasion de
leur congrès national.
L’assemblée générale se
tiendra le dimanche 10 et
sera ouverte à la presse et
aux partenaires de
l’association.
Renseignements :
www.fnppsf-dlr.fr/
Dans la cadre de l’application de la directive
cadre européenne sur l’Eau (DCE), qui im-
pose aux Etats membres de l’Union euro-
péenne d’atteindre un bon état écologique
des cours d’eau pour 2015, le collectif SOS
Loue et rivières comtoises a déposé un re-
cours gracieux préalable à une plainte de-
vant la CEE, attaquant directement l’Etat
français, estimant que certains articles de la
DCE (articles 5, 8 et 11notamment) n’ont
pas été respectés dans le cas des rivières
Loue et Doubs et leurs affluents.
L’attribution d’une mention de “bon état
écologique”, que la préfecture du Doubs
prétend avoir atteint, est en effet en contra-
diction avec les observations pourtant vali-
dées par des études signées des services de
l’Etat. Le “niveau de confiance” maximal at-
tribué pour ce classement est, de fait, très
contestable. Les événements survenus sur
les rivières de Franche-Comté au cours de
ce printemps et de cet été, avec des formes
particulièrement graves d’eutrophisation,
ont donc simplement confirmé la continuité
de la dégradation de ces rivières, liée aux
mêmes types de “pressions”, dont certaines
s’accentuent. C’est pourquoi le collectif de-
mande le réexamen immédiat (sans atten-
dre le délai maximal fixé en 2013) des
“analyses et études” visées au paragraphe 1
de l’article 5 (notamment : évolution des
pressions génératrices d’azote et de phos-
phore à quantifier, recherches des émissions
de toxiques, pressions influant sur les quan-
tités d’eau et sur la température, etc.).
Tous les éléments de ce recours sont consul-
tables sur le site Internet du collectif Loue et
rivières comtoises :
www.arrete.net
La saison redémarre au lac de Malaguet
Le lac de Malaguet fait partie des cinq plus
beaux réservoirs de pêche à la mouche français.
Situé en Haute-Loire à 1 025 m d’altitude, à la
limite de l’Auvergne et du Velay, au cœur de
Parc naturel régional du Livradois-Forez, sur le
plateau qui s’étend d’Allègre à La Chaise-Dieu, c’est un havre de paix comme il en existe
peu. Les pêcheurs aiment ce lac de 22 hectares pour sa grande surface et l’accueil cha-
leureux réservé par Joëlle Le Jean. Les guides de pêche Thierry Millot et Steeve Colin peu-
vent vous guider sur le lac.
Renseignements : www.lac-de-malaguet.comTél. : 04 71 00 21 48.
Suite p.12
Rassemblement franco-suisse du 14 mai à Goumois
Après l’hécatombe piscicole sur la moyenne Loue en 2010
et les atteintes subies par le Doubs franco-suisse et l’Ain,
eux aussi victimes de pollutions diverses et variées… Après
avoir trop longtemps constaté la dégradation de nos
milieux naturels et de nos rivières en particulier… quel que
soit le côté de la frontière, il est désormais temps de nous
mobiliser car nos rivières peuvent encore être sauvées. Les
pollutions et les agressions dont sont victimes nos rivières
ne sont pas irrémédiables, bien au contraire. Et la nature a
déjà montré qu’elle pouvait reprendre ses droits. Nos
actions doivent permettre de retrouver une harmonie entre
l’homme et la nature en imposant une nouvelle donne sur
les rivières du plateau jurassien. De la sauvegarde des
truites sauvages à la préservation de la ressource en eau
pour les générations futures, les enjeux de cette mobilisa-
tion sont nombreux. A l’initiative d’associations suisses et
françaises (collectif SOS Loue et Rivières comtoises, de Pro
Natura, de la CPEPESC et de la société de pêche La Franco-
Suisse), un rassemblement est donc organisé ce printemps
à Goumois. D’autres associations sont intéressées pour
rejoindre cet événement. Ce rassemblement se tiendra le
samedi 14 mai 2011 à 14h30. Le rendez-vous est fixé sur
le pont de Goumois.
Cette journée se veut militante pour obliger nos dirigeants à
prendre les décisions qui s’imposent en matière de lutte
contre les pollutions. Mais elle sera aussi festive pour que cha-
cun profite de cette belle vallée. Concernant la Loue, une
manifestation sera également prévue au printemps dans l’es-
prit de “l’enterrement à Ornans” qui s’est déroulé l’an passé.
Tous les détails de l’organisation de ces manifestations seront
disponibles en ligne dans les semaines à venir sur les sites
Internet des associations à l’initiative du rassemblement.
www.arrete.net (collectif SOS Loue)
www.pronatura.ch/ju/
www.goumoispechesloisir.fr
www.cpepesc.org
réalisé au moins une sortie
de pêche en 2005) s’établit
à 6,7 %, avec en moyenne
1,57 pêcheur de 15 ans et
plus par foyer. Au total, 5,1
% de la population fran-
çaise âgée de 15 ans et
plus pratiquent la pêche de
loisir en mer.” Admirons la
précision des chiffres. Et de
poursuivre : “L’enquête a
permis d’établir le profil des
pêcheurs de loisir en mer.
En métropole, ce profil se
caractérise par :
• Une très large surrepré-
sentation des hommes
(82 %)…”
Sans passer 20000 coups
de téléphone, on sait qu’en
France, tant pour la chasse
que pour la pêche, les
effectifs pratiquants fémi-
nins se situent dans une
fourchette de 5 à 15 %
maximum…
“• Un âge plus souvent
situé dans les tranches
intermédiaires (84 % de
25 à 64 ans).”
Encore un résultat surpre-
nant et, remarquons-le ici,
d’une précision “tupéfac-
tionnante” : 84 % de 25
à 64 ans… Là encore,
pas besoin d’analyser
20 000 coups de fil pour
savoir qu’autour de 80 %
des pêcheurs récréatifs sont
des hommes qui ont entre
25 et 65 ans… Au pifomè-
tre, nous devrions obtenir à
peu près les mêmes chif-
fres, pour la chasse, la
pétanque ou le vélo…
“• Une surreprésentation
des cadres, professions
intermédiaires et
employés (34 %).”
Là encore, admirons la
fabuleuse perspicacité des
enquêteurs. Il serait très
étonnant, vu leur représen-
tation dans la société fran-
çaise actuelle, qu’on ait
trouvé surtout des agricul-
teurs, des mineurs de fond
et des grands invalides de
guerre.
“• Une représentation deux
fois plus importante en
zone littorale (essentiel-
lement en Bretagne,
Basse-Normandie et
dans les Pays de la Loire)
que sur le reste du
territoire.”
Alors là, bravo et triple
hourra pour Ifremer et
BVA : arriver à la conclusion
qu’il y a au moins deux fois
plus de pêcheurs récréatifs
en mer, sur nos côtes, plu-
tôt qu’au cœur de l’Au-
vergne ou du Limousin…, il
fallait le trouver et surtout
oser le dire et le publier…
15 000 foyers interrogés
par téléphone. Par rapport
à l’étude de 2006-2007,
l’enquête Ifremer 2010
n’apporte rien de bien nou-
veau, sinon…. 600 tonnes
de plus ! Le but de cette
étude “affinée” étant tou-
jours de mieux cerner l’im-
pact, essentiellement via
les captures, que la pêche
récréative peut avoir sur
les ressources marines, et
notamment les stocks de
bars, de maquereaux, de
lieus et de quelques autres
espèces.
Cette fois, ce sont 15 000
foyers qui ont été interrogés
par téléphone, en deux
vagues, juin et novembre
2009. Les interviews
duraient une dizaine de
minutes et étaient exclusi-
vement centrées sur la
pêche récréative, et notam-
ment celle du bar. L’échan-
tillon, bien évidemment
représentatif, comme disent
les sondeurs, concernait les
foyers des départements
des façades Atlantique,
Manche et mer du Nord. Au
total, 460 pêcheurs de bar
ont ainsi été “interviewés”.
Par extrapolation, Ifremer a
ensuite estimé à 229 000 Ie
nombre de pêcheurs de
bars parmi les habitants des
départements littoraux, soit
1,8 % de cette population.
Toujours par extrapolation
et en réutilisant les
réponses obtenues au plan
national en 2006-2008,
Ifremer conclut à un chiffre
global de 2,5 millions de
pêcheurs récréatifs en bord
de mer (en y incluant… la
pêche à pied). Au passage,
nous aimerions un peu plus
de précision : a-t-on inclus
dans les pêcheurs récréatifs
les parents qui en été
accompagnent leurs bam-
bins à la plage pour pêcher
une poignée de crevettes
grises et ramasser trois
bigorneaux ?
Où cela devient plus inté-
ressant, c’est quand on
apprend que, toutes pra-
tiques confondues, les
pêcheurs récréatifs français
capturent annuellement sur
notre littoral 24 500 tonnes
de poissons (y compris
les crevettes grises et les
bigorneaux…). L’étude “affi-
née”des carnets de pêche
remplis par les volontaires
(combien ? on ne nous le
dit pas) pêcheurs de bars
aboutit pour cette espèce à
une estimation, “extrapolée
sans doute”, de 5 600
tonnes. Pour les autres
espèces,
maquereaux
(3600t), lieus (3500 t),
crustacés (1600t) et
céphalopodes (1 000 t), les
enquêteurs ont dû, là
encore, drôlement « extra-
polationner », comme
auraient dit les Pieds
Nickelés…
Quand on connaît un peu la
mentalité des pêcheurs, sur-
tout de bars, comment,
même en épluchant 100,
200 ou 300 carnets de
pêche de volontaires, peut-
on croire aboutir à un résul-
tat autre que fantaisiste. Il
est évident que les très bons
pêcheurs amateurs (il en
existe et même, pour cer-
tains, qui vendent leurs
poissons) ne vont rien divul-
guer de leurs captures.
Jusque vers le milieu des
années 70, du bar, il y en
avait partout sur nos côtes.
Jusque vers le milieu des années 70, du bar, il y en avait
partout sur nos côtes. Pour s’en persuader, il suffit de lire
les articles ou de regarder les « unes » des magazines
halieutiques de l’époque.
Suite p14