Pris sur le vif

Parler d’eux leur donne déjà trop d’importance. Alors ne rentrons pas dans les détails de ce qui vient d’être interdit à Paris (la pêche au vif) et à Bordeaux lac (diminution du linéaire où la pêche est permise, interdiction de la pêche au vif, réticence vis-à-vis de la pratique du float-tube). Dans le premier cas, une association de défense des droits des animaux à obtenu gain de cause auprès du Conseil de Paris, mais selon nos confrères du Chasseur Français, cette décision n’est pas valable, car une mairie ne peut interdire un mode de pêche sur le domaine public (elle le peut sur le domaine privé). Dans le second, certains pêcheurs vont sans doute regretter d’avoir voté “vert”. S’il faut bien avouer que la pêche au vif n’est pas une pratique sympa pour les poissons, il faut aussi bien comprendre que les extrémistes de la cause animale en veulent aux pêcheurs en général, en essayant par tous les moyens de nuire à cette pratique. A force d’être contre le Tour de France, contre les sapins de Noël, contre la pêche, contre la chasse, les élus verts ne risquent pas d’être populaires très longtemps. Et c’est dramatique de voir le seul parti qui en théorie pouvait faire améliorer la qualité de l’eau et de l’air se fourvoyer dans des combats de seconde zone et de tirer à boulet rouge sur une partie des gens qui ont voté pour eux. L’écologie par la force est vouée à l’échec. Et la diplomatie ? Bordel !

Photo : pêche sur l’Ijssel en Hollande, pays où la pêche au vif est interdite depuis longtemps.

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