PIKERS Le leurre en bois façon crafters

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    Les leurres Pikers sont produits en toutes petites séries.

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    Fartex 70 S

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    Loopy 80 F

On croyait le leurre en bois taillé dans un morceau de balsa complètement dépassé. Pikers, une très jeune société girondine nous prouve le contraire. Sa gamme de produit rivalise avec les meilleures collections japonaises synthétiques, avec comme atout majeur des produits plus discrets que préfèrent les carnassiers très sollicités de notre époque.

Au départ il y a un rêve, le même que celui qu’avait fait le célèbre pêcheur finlandais Lauri Rapala quatre-vingt ans plus tôt et devenu depuis le plus gros fabriquant de leurres au monde. À la fin des années 1930, Rapala a eu l’idée de tailler une forme de poisson dans un morceau de bois et lui a ajouté une bavette en aluminium, qui en opposition à la traction de la ligne fait plonger et vibrer le leurre. Belle démonstration d’intelligence humaine, non ? À l’heure de l’injection plastique, on croyait la page du leurre en bois définitivement tournée. Grâce à l’imagination et au talent de passionnés de pêche aux leurres, elle réapparaît. Et ce n’est pas une régression, bien au contraire. Au début des années 2000, les leurres en bois ont subi la concurrence féroce des leurres synthétiques japonais, mieux équilibrés, “suspending” pour certains, bruiteurs grâce à des billes et surtout capables de nager de façon aléatoire. Ringards les leurres en bois, bons à mettre au musée. Vingt ans plus tard, les poissons ont subi une overdose de leurres japonais et finissent par s’en méfier de plus en plus. Finalement, des leurres simples, non bruiteurs, sont souvent préférables aux sacs de billes qui souvent effraient les poissons plus qu’ils ne les décident à attaquer.
De ce constat est né Pikers il y a un peu plus d’un an. William Bossuet, 24 ans, passionnée de pêche au black-bass, étudiant en Master Stratégies Digitales après un premier Master dans la gestion d’entreprise s’est lancé dans l’aventure. Son truc à William, c’est de travailler avec des “crafters” triés sur le volet, des gens doués de leurs mains et passionnés de pêche des carnassiers. Ces gens-là taillent des formes à la demande de William dans du balsa, voient ce qui est techniquement possible et après quelques essais, se mettent d’accord sur un modèle. Les crafters de Pikers sont hollandais ou résident dans les pays de l’est, où il existe de véritables artistes, que vous ne verrez pas, car la jeune entreprise préserve ses poulains. À noter une finition impeccable, soit sous forme de revêtement, soit sous forme de peinture.
Les prix de ces leurres faits main sont en moyenne de 17 euros, soit moins qu’un leurre synthétique haut de gamme fait en Asie.

Les modèles

Avec une quinzaine de modèles, les leurres Pikers couvrent l’essentiel des besoins des pêcheurs de carnassiers. Mais il s’agit de petits leurres de 5 à 15 cm. Prochainement, de gros jerkbaits en bois pour la pêche du brochet (hêtre et acajou) viendront compléter la collection. Avec ces modèles sans bavettes, le but est d’obtenir de longues glissades latérales. C’est la catégorie de leurres qui permet de véritablement concurrencer les leurres modernes synthétiques sur tous les plans. Avec les leurres à bavette en balsa en revanche, même s’ils sont équilibrés par des lests internes, le facteur limitant reste les distances de lancer.

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