Pas de révision pour la Directive Cadre Européenne sur l’eau

Pour les états membres de l’Union Européenne, la Directive Cadre Européenne sur l’eau (DCE) est une obligation, celle de faire des efforts en matière de préservation de la ressource en eau et à travers elle de la biodiversité aquatique. Depuis sa création en 2000, l’échéance de la DCE n’a cessée d’être repoussée, faute de temps nécessaire, selon les états de l’UE, pour obtenir des résultats satisfaisants. De l’échéance initiale de 2015 nous en sommes à 2027… La DCE doit rendre une copie de bon élève au niveau national, sinon, le pays contrevenant devra payer de lourdes amendes. Lors d’une procédure d’examen menée par la Commission européenne sur les instruments liés à la politique de l’eau (fitness check), l’UE a annoncé que la DCE ne sera pas révisée, contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques mois. Les critères resterons les mêmes, la Commission jugeant la directive actuelle largement adaptée, tout en pointant les lacunes que chaque pays constate et qui seront corrigées “lors de la mise en œuvre” a indiqué le porte-parole de la Commission Européenne, qui déplore une mise en œuvre lente et des financements insuffisants.

Cette même Europe qui impose les normes de la DCE (taux de nitrates dans l’eau, d’azote, indices biotiques d’invertébrés, biomasse pisciaires, etc.,) favorise parallèlement un modèle agricole très polluant qui ne peut que dégrader les milieux aquatiques. Tout cela n’est donc qu’une belle mascarade, de la poudre aux yeux pour faire croire que tout est sous contrôle. La consommation de pesticides a augmenté de 21 % en France depuis 2017, soit un échec total du plan Ecophyto qui, suite au Grenelle de l’Environnement de 2008, prévoyait à court terme une baisse de 50 %.

 

 

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