Où sont passées les truites de mer de la Touques ?

Avec 1942 truites de mer comptées à la passe du Breuil-en-Auge début août, la Touques, premier fleuve à truite de mer français en terme de nombre de poissons connaît cette année des remontées bien maigres comparées aux années précédentes. Avec 4000 poissons l’an passée et jusqu’à 7000 en 2015, on peut se demander pourquoi cette année, ça ne se bouscule pas dans les pools du petit fleuve. Les causes peuvent être multiples, à commencer par la reproduction lors  des hivers précédents qui ne s’est pas déroulée dans des conditions optimales. En ce qui concerne le déroulement de cette saison 2020, on remarque des températures anormalement froides pour la saison durant les mois de mai, juin et jusqu’au 15 juillet environ avec des nuits où la température oscillait entre 8 et 11°c. L’eau de la Touques est restée à 11°C durant les semaines de juin où d’ordinaire les truites de mer remontent en masse, jusqu’à 1000 poissons/semaine. Cette année, le pic habituel n’a jamais été atteint. Ces poissons ont-ils attendu des eaux plus chaudes en mer ? Y sont-ils encore ou ont-ils fini leur migration dans les filets des plaisanciers ou des professionnels ? Nous n’en savons rien pour le moment. Une crue conséquente associée à des jours plus chauds permettraient sans doute de faire remonter les retardataires, mais la météo ne prévoit rien pour le moment. Une dernière hypothèse, impossible à vérifier, concerne la migration en mer, qui aurait été perturbée par une raison encore inconnue. Avec un mode de vie très complexe lié à sa migration en mer du Nord, la truite de mer s’expose aux aléas du dérèglement climatique. Comble de malchance pour les pêcheurs, les eaux froides de la Touques ont rendu les truites de mer présentes dans le fleuve très peu mordeuses. Seule consolation de ce triste tableau, une taille moyenne plutôt élevée cette année avec un bon rapport de poissons de deux ans de mer et une quasi absence de finnock, ces petites truites de mer de trois mois de mer (35 à 45 cm), qui certaines années, font grimper le compteur des remontées mais qui ont un intérêt moindre pour la reproduction et la pêche. Autre consolation, les truites sédentaires de la Touques et dans une moindre mesure les ombres ont gobé très régulièrement cette année, et il n’y avait quasiment personne pour les pêcher !

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1 commentaire

  • août 12, 2020

    Bureau

    Je rejoins ton avis !! Je pensais la même chose puisque sur l’Arques , la Durdent , et la Canche même constat peut de poissons et les quelques trm présentent était très compliqué à faire mordre !!! Espérons que ce soit bien des raisons météorologiques et pas ces fameux filet et les chalutiers usines Qui ont sillonner toute la Manche durant tous les mois d’hiver . Guillaume Bureau (passion migrateurs)

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