Nymphe au fil. L’internationale du bas de ligne

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    Nicolas Michel sur l’Huisne aux prises avec un bel ombre. Sur ce poste, les poissons mordeurs se tenaient juste devant lui à la limite du courant et du calme. A vouloir pêcher loin, on néglige parfois les premiers postes qui sont pourtant ceux où la nymphe est la plus attractive.

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    Le choix de la nymphe est déterminant, notamment son corps lisse ou au contraire velu. La nature du fond compte pour beaucoup (substrat et relief). Les nymphes lisses, très à la mode, se sont pas toujours la meilleure solution.

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    Dès que l’on ne pêche plus sous la canne, le bas de ligne affiche un angle proportionnel à la distance qui sépare la nymphe du pêcheur. La dérive se fait en arc de cercle en coupant les veines d’eau. Les dérives sont de moins bonne qualité que lorsque la nymphe suit une seule et même veine d’eau d’amont en aval (pêche à l’aplomb de la canne).

CONTRÔLE TECHNIQUE

Plus que jamais, la pêche à la nymphe se développe en Europe et dans le monde. Il s’agit autant d’une mode que d’une nécessité, car ça ne gobe plus autant qu’avant. Si vous voulez vous mettre à la nymphe au fil, pêcherez vous à la méthode tchèque, espagnole ou française ? Nous avons voulu éclairer votre lanterne et vous livrer les clefs pour tout comprendre de ces techniques dont l’approche diffère.

Au début, cela s’appelait la “roulette”, en France en tous cas. C’était dans les années 1970, et la pêche à la nymphe était qua- siment inconnue des pêcheurs à la mouche. Tout autant une technique de pêche qu’un modèle de nymphe lourde, la “rou- lette” permettait de pêcher à la nymphe sans voir le poisson. Sans le savoir, Jean-Michel Radix faisait de la nymphe au fil bien avant l’heure. Pratiquée canne haute à faible distance, rien ne différencie la roulette de la pêche au fil actuelle dans sa forme simple, c’est-à-dire avec un bas de ligne “normal” pouvant aussi servir à lancer une mouche sèche. C’est sur les bord du Doubs et du Dessoubre, ses rivières, que Radix expérimenta cette technique de pêche. La touche était visualisée sur le bas de ligne, sans même un brin de fil fluo. La nymphe roulette était volumineuse, montée sur un hameçon renversé n°12. Sa forme, très hydrodynamique devait favoriser une immersion rapide et un maintient dans le courant sans qu’elle ne remonte trop facilement à la moindre occasion. Très astucieux, le montage de la roulette était composé d’un lestage en fil de plomb au niveau du thorax recouvert par un hackle de coq gris d’abord enroulé comme une collerette d’araignée puis rabattu bien tendu vers l’arrière. Un corps en fil de coton DMC de couleur beige qui fonçait une fois mouillé masquait les fibres res- tantes. Et la roulette roulait sur le fond ou à proximité de celui-ci…

Il est fort probable que dans les pays de l’est, la pêche à la nymphe au fil ait été développée à la même époque. On m’a rapporté des observations faites par des pêcheurs français dans les pays du bloc de l’Est dans les années 1980, où les locaux se servaient d’écrous métalliques pour lester leur ligne munies de multiples potences sur lesquelles étaient installées des mouches artificielles rudimentaires ou des larves naturelles.

 

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