Mouche noyée et soies “low stretch”

  • Mouche noyée 01
  • Mouche noyée 02

    Avec la truite de mer, la nécessité d’employer des hameçons forts de fer augmente le risque de décrochage. Les soies low stretch contribuent à une meilleure pénétration.

  • Mouche noyée 03

    Les soies low stretch ne sont utilisables qu’avec des cannes “paraboliques” qui absorbent le choc de l’attaque. Et encore faut-il ne pas mettre la canne dans l’axe de la soie, ce qui annule son rôle d’amortisseur.

A la mouche noyée, on ne sait jamais quand il faut ou quand il ne faut pas ferrer. Avec cette technique passée de mode mais encore très efficace sur certains cours d’eau, des poissons sont perdus en une seconde sans qu’ils ne se piquent et d’autres vous laissent tomber tout aussi vite après vous avoir arraché la canne des mains. Ombre, truites et truites de mer, jouent ainsi avec vos nerfs à longueur de saison. Les soies “low stretch” sans élasticité sont-elles utiles pour limiter les touches “courtes” et mieux planter l’hameçon sur les touches franches ? Bilan après quelques mois d’essais.

La pêche à la mouche noyée n’est plus à la mode alors que cette technique donne parfois de très bons résultats. La pêche à la nymphe, notamment au fil, a aujourd’hui la préférence des jeunes pêcheurs. Pourtant, la mouche noyée offre des possibilités différentes, notamment de prospection rapide d’un parcours. Cela peut-être utile à l’étranger. Truites, ombres, ombles, truite de mer, saumon, cette technique née longtemps avant la mouche sèche, sait tout prendre, mais son image est aujourd’hui celle d’une technique de “vieilles mains” réfractaires à l’évolution des techniques et des moeurs. Contrairement à la nymphe, cette technique ne va pas à la rencontre des poissons. A l’inverse, ce sont les poissons qui vont vers les mouches. Les vibrations, les couleurs, la taille des mouches sont autant de signaux déclencheurs qui font qu’un poisson en poste se lance soudain à la poursuite d’une chose qui l’agace ou qu’il prend pour de la nourriture. Par son principe d’action en travers d’un courant, la pêche à la mouche noyée procure des touches souvent violentes. Soudain, le poisson se retrouve à faire la “toupie” au bout du fil sans qu’il y ait eu de touche préliminaire. On lève la canne et le poisson est au bout. Ou pas… Le choix du matériel, canne, soie, bas de ligne et hameçon doit permettre de limiter le nombre de poissons perdus.
Tous les pêcheurs à la mouche noyée et au streamer sont confrontés au problème des ratés au ferrage pour de multiples raisons. Tous les poissons n’attaquent pas avec la même fougue, ni même lorsque la ligne est franchement tendue vers l’aval. « Avec les filles je ne sais pas, quand il faut ou quand il faut pas … » chantait Philippe Laville. A la mouche noyée, c’est un peu pareil et au final c’est près de 20 à 50 % des poissons qui sont soit ratés au ferrage, soit perdus en cours de route. Cet été, las de multiples truites de mer ratées ou perdues (50 % de pertes), j’en suis venu à essayer les soies “low stretch”, dépourvues d’élasticité et d’ordinaire destinées à la pêche en réservoir. Elles ont été développées pour accentuer la perception des touches lorsqu’on pêche au chironome notamment. Avec sa gamme Sixth Sens (sixième sens), la marque Airflo s’est depuis très longtemps spécialisée sur ce créneau.

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