Mobilisation citoyenne contre les projets de microcentrales hydroélectriques

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    La haute vallée du Rif Garcin en Isère. Des projets aberrants de micro-centrales hydroélectriques voient le jour dans des lieux qui doivent plus que jamais être protégés.

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    Les gorges du Guiers Mort, concernées par un projet de barrage.

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    Dans la lutte contre l’hydroélectricité, seule l’union fait la force. Tous les amoureux des cours d’eau doivent s’organiser en collectifs d’associations sur le modèle du Collectif 05.

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous demander comment faire pour éviter que les projets de construction de microcentrales hydroélectriques voient le jour sur les cours d’eau de vos régions. Nous avons demandé à Denis Caudron, fondateur du Réseau Rivières Sauvages de vous donner les moyens de vous opposer efficacement à leur propagation sur le territoire national. Il nous livre les arguments clés chiffres à l’appui, mais aussi la méthode, qui se veut collective et citoyenne, pour faire barrage aux barrages.

Comment protéger nos rivières les plus patrimoniales face au développement non encadré de la petite hydroélectricité dans le cadre de l’indispensable “transition énergétique” ? Et comment renforcer l’influence de la société civile et de ses ONG, acteurs variés (chercheurs, universités, entreprises, fondations, institutions, collectivités) dédiés à la conservation de la biodiversité des milieux aquatiques d’eau courante, dans un contexte d’explosion des projets de petite hydroélectricité ? Rappelons que, dans le contexte de transition énergétique, l’hydroélectricité a et aura toujours une place importante, mais qui sera moindre avec le développement des autres énergies renouvelables. L’hydroélectricité est la première source d’énergie renouvelable en France, mais sa production ne bougera pas d’ici à 2028, selon la “Programmation pluriannuelle de l’énergie” (PPE) issue de la loi Energie-Climat.

L’objectif de cette programmation est de passer de 48,7 GW installés dans le mix énergétique à 73 GW en 2023, puis 113 GW en 2030. Sur ce total, l’essentiel ira au solaire (20 GW en 2023, 44 en 2028) et à l’éolien (24 GW en 2023, 34 en 2028). Le reste ira à la biomasse et à la méthanisation. L’hydroélectricité ne bougera pratiquement pas : de25,7 GW en 2023 à 26,7 GW en 2028, soit 1 GW sur 65 GW à installer.

Enfin, il ne faut jamais oublier qu’en plus de l’addition de capacités nouvelles dans le cadre de la transition énergétique, il est plus qu’urgent de mettre en place la sobriété et l’efficacité énergétique tel que les présente l’association Négawatt : prioriser les besoins énergétiques essentiels et réduire la quantité d’énergie nécessaire à la réalisation d’un même besoin.

 

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