Les paroissiens de Socourt

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    112 compétiteurs et associés.

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    Le village et ses sablières vu de la base d’envol des deltaplanes.

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    Option barque possible.

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Comment faire d’une commune de 270 habitants un haut lieu de la pêche à la mouche de compétition. C’est facile, il suffit de quelques hectares d’eau, d’une équipe de bénévoles unie derrière son maire et de pas mal d’huile de coude. Avec ou sans curé.

Si on les compare aux immensités lacustres d’Irlande, d’Ecosse, de Scandinavie ou des Alpes, aux mers bataves, aux grands lacs d’Amérique ou d’Afrique, il faut bien admettre que les deux sablières que la commune de Socourt (Vosges) a aménagé en réservoir de pêche à la mouche, devraient avoir un peu de mal à faire oublier qu’elles ne sont que deux grosses flaques de 2,9 et 3,2 ha abandonnées par un marchand de graves en bordure de Moselle. Et bien pas du tout. En moins de trois ans, Socourt est devenu un haut lieu du circuit européen de pêche en réservoir : l’autre week-end le gratin des dompteurs de chiro, se pressait sur ses berges à raison d’un champion tous les dix mètres pour bien figurer au classement de ce qui est déjà la première compétition amicale de l’hexagone : le master chiro.
Il y avait là les meilleurs Belges, et parmi eux, Julien Lorquet et Christian Bazan, deuxièmes au classement général et premiers l’an passé, mais aussi quelques champions du monde comme Pascal Cognard, des membres de l’équipe de France, des figures du circuit, et aussi pas mal de régionaux comme les Alsaciens de la Thur, Henri et Mickael Lebon, les vainqueurs. Bref c’était là que cela se passait !
Et pour ce petit village de 270 habitants presqu’entièrement mobilisé pour que la rencontre entre 112 pêcheurs répartis en 56 équipes, quelques centaines de kg de truites (dont 600 kg ajoutées quelques jours avant la compétition) et 420 litres de Jupiler, se déroule dans la bonne humeur, ces master furent une manière de consécration.
L’occasion de mesurer l’incroyable chemin parcouru depuis 2001, depuis qu’une nouvelle équipe municipale a décidé de valoriser une partie des 50 ha de sablières dont Socourt venait d’hériter. Une histoire de pêche pas comme les autres où il est moins question de technique, de mouches et de gobages, de manœuvre pour séduire les poissons que de stratégie et de méthodes pour attraper les subventions, monter les dossiers, emprunter, aménager, bâtir, bref créer les conditions d’un véritable business halieutique au service de la collectivité.
Des communes comme Socourt il y en a encore plus de 30 000 en France qui rament pour boucler leur budget, s’endettent et font la manche. Des centaines possèdent des hectares d’eau dont elles ne font pas grand-chose. C’est d’abord pour cette raison que l’aventure Socourt mérite d’être contée.

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