Le syndrome Mélenchon

A la pêche comme en politique, il arrive que l’on parte de loin. Ainsi à l’image de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2022, il en est quelques uns qui appellent dès aujourd’hui à renverser Claude Roustan à la tête de la Fédération Nationale des Pêcheurs de France, lors d’une élection qui se déroulera dans deux ans. Ce que reprochent ces insoumis halieutiques à l’indéboulonnable président est de n’avoir pas réussi (mais a-t-il essayé ?) à faire passer, pendant le confinement, la pêche pour une activité sportive au même titre que le jogging ou la randonnée. Bigre…à quoi tient un bilan ? On aurait pu imaginer que le premier des pêcheurs soit critiqué pour son manque d’engagement aux côtés des défenseurs des rivières et des poissons sauvages, pour son obstination à faire de la pub sur les routes et dans les cols du tour de France, ou encore que le nombre de pêcheurs, continue, malgré toutes les astuces de présentation, à diminuer d’année en année. Non, ses détracteurs lui en veulent juste pour cet excès de prudence sanitaire. Du coup j’ai regardé d’un peu plus près que d’habitude le rapport annuel de la FNPF et y ai trouvé cette bonne nouvelle que sur les 22 millions d’euros que compte le budget fédéral 16,9 étaient redistribués aux fédérations pour soutenir l’emploi des professionnels des rivières et les investissements consacrés à la biodiversité, aux associations de défense des migrateurs et au développement du loisir pêche. Franchement, c’est pas mal. Les « Mélenchon » de la gaule devraient méditer ceci qu’il n’est de pêcheur qui ne soit sauvable. La preuve par « le Roustan ».

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