Le Domaine des Hautes Belles

  • 106A Hautes belles
  • 106B Hautes belles

    L’aménagement du petit port comprend un abri pour les barques, un ponton et un second abri à la disposition des pêcheurs pour la pause déjeuner.

  • 106C Hautes belles

    La zone amont du plan d’eau, bordé par un marais classé zone écologique d’intérêt majeur.

En Anjou comme ailleurs, les plans d’eau d’une trentaine d’hectares sont rares. Celui qui fait partie du domaine des Hautes Belles compte parmi ces grands étangs qui prennent des allures de lacs. On aurait pu y tourner La Maison du lac avec Henry Fonda, mais ici, la maison est un château. Cet endroit plein de charme accueille les pêcheurs au compte-gouttes pour préserver la quiétude des lieux.

De cette région de Saumur, dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, on connaît les vins de Bourgueil, Anjou, Chinon, Saumur, Champigny, et bien entendu les châteaux de la Loire. Mais il en est un que seuls les amateurs de pêche au brochet peuvent contempler. Il est un peu perdu au milieu d’un magnifique bois et trône en bordure d’un majestueux étang de 30 hectares d’eau. Il ne manque qu’un jet d’eau pour que le château du domaine des Hautes Belles semble border la baie de Genève. Avec un peu d’imagination et même sans jet d’eau, le transfert n’est pas totalement délirant. Ce plan d’eau privé est alimenté par des sources. Sa zone amont est classée d’intérêt écologique majeur (Znieff). En effet, ce très ancien plan d’eau prend naissance dans un marais fréquenté par diverses espèces d’oiseaux typiques de ces lieux, ainsi que par des batraciens dont nous verrons plus loin que les brochets n’oublient pas de suivre de près. Le domaine des Hautes Belles est privé, limité seulement à deux barques, ce qui en fait un plan d’eau unique en son genre dans la région. Les étangs de cette taille sont très rares et c’est bien ce qui fait tout l’intérêt de celui-ci. L’étang se caractérise par la présence de la forêt qui semble venir s’abreuver dans ses eaux. Avec un peu de chance, vous y apercevrez un cerf et à coup sûr entendrez les aboiements rauques des chevreuils en fin de journée. Les Hautes Belles assurent le dépaysement dans un environnement préservé.
En ce qui concerne la pêche, elle est conditionnée par la typologie du plan d’eau, globalement très peu profond. Si la zone amont est la moins profonde, de l’ordre d’un mètre, le reste descend très progressivement pour atteindre deux bons mètres à la bonde. Cette particularité est une aubaine pour la pêche en surface à la mouche et au lancer, mais aussi l’idéal pour clouer le bec des becs lorsque l’eau chauffe trop. Comme partout, les brochets sont très peu actifs dès que la température de l’eau approche les 22 °C. On évitera donc les pics de chaleur pour ne pas être déçu par un plan d’eau qui, par eau plus fraîche, permet de faire de très belles pêches. Par sa faible profondeur, et même s’il est alimenté par des sources, l’étang réagit donc très rapidement aux changements de temps. Aux pêcheurs d’en tenir compte et de savoir en profiter. Le centre du plan d’eau compte une très bonne densité en myriophylles, des herbiers immergés qui servent d’habitat aux brochets. Lorsqu’ils sont actifs, les brochets peuvent facilement sortir de leur repaire pour monter chercher un leurre ou une mouche en eau libre, y compris en surface (imitation de grenouilles, poppers, sliders).

PARTAGER l’ARTICLE

Laisser un commentaire

Je préfère commenter avec facebook ->