Le Dessoubre retrouve son lit

Comme toutes les rivières comtoises, le Dessoubre souffre d’une forte eutrophisation qui se traduit par un colmatage systématique du lit mineur par les algues filamenteuses dans ses zones les plus calmes et par forte chaleur dès que le niveau est bas. Or, les ralentissements occasionnés par les seuils font se cumuler ces deux facteurs. Les seuils de Neuf-Gouffre et de Fleurey représentaient à eux deux plusieurs kilomètres de ralentissements. Ils ont été arasés (suppression), les travaux étant quasiment terminés. Les crues redonneront au lit un nouveau profil morphologique, car après un siècle de dépôt de sédiments, il n’a sans aucun doute plus grand-chose à voir avec ce qu’il était. Très peu de temps après les arasements, les truites et les ombres ont repris possession de la zone, notamment pour investir de nouvelles frayères. On déplore en revanche un fond noirci en hiver, comme partout ailleurs sur le cours d’eau, par les cyanobactéries nitrophiles. Elles sont le résultat d’une pollution chronique (excès de nutriments) qui en hiver ne produit pas de prolifération d’algues vertes filamenteuses, ces dernières se développant surtout par eau plus chaude et ayant besoin de plus de lumière. C’est donc surtout à partir du printemps, quand la température de l’eau atteint et dé- passe les 13°C, que l’effet des arasement sera bénéfique pour le cours d’eau en ce qui concerne l’eutrophisation. La libre circulation des sédiments, des poissons et de la macrofaune sera un autre effet bénéfique de cette libération.

Les travaux ont été effectués par le Syndicat Mixte d’Aménagement du Dessoubre et de son Bassin Versant et sous maîtrise d’œuvre de la Fédération de pêche du Doubs.

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