Le Deraball leur fait les yeux doux…

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Avec ses gros yeux et sa bonne bouille, le Deraball d’Illex cache bien son jeu. Ce leurre atypique, hors normes, fait pourtant partie des nouveautés marquantes pour la pêche du brochet en eau calme et celle du black-bass. Comme quoi, on peut avoir une gueule sympa et faire des ravages ! 

Il ressemble à un gros têtard avec de gros yeux. Né l’an passé de l’imagination du génial Japonais Seiji Kato, le Deraball ne pouvait dans un premier temps compter que sur sa sympathique frimousse pour convaincre les pêcheurs. Encore un leurre gadget qui finira sa carrière au fond d’un tiroir, telle fut ma réaction à la vue de cette chose sortie tout droit d’un délire de manga.
Après presque une année de service, le Deraball s’est fait remarquer un peu partout pour la pêche du brochet et du black-bass, espèce ciblée au départ par Kato. S’il est un très bon leurre à black-bass, c’est surtout avec les brochets qu’il est le plus étonnant. Dès que les herbiers sont développés, donc principalement à la fin du printemps et durant l’été, le Deraball est à l’aise. Ce leurre est conçu pour pêcher au-dessus des herbiers, à faible profondeur, entre la surface et une profondeur d’un bon mètre. C’est surtout un leurre d’eau calme, de rivière lente et de plan d’eau. Les étangs et les lacs peu profonds sont parfaits. Un des avantages du Deraball est sa simplicité d’utilisation, à la portée de tous, y compris des très jeunes. Il se lance très loin, malgré un physique pas vraiment favorable. En ce qui concerne sa récupération, rien de plus simple, c’est du tout droit, ramené au moulinet à faible vitesse, là ou le leurre est le plus efficace. De ce fait, le Deraball est une sorte de crankbait souple. Avec 82 mm de longueur pour 26 g, il se lance facilement avec un ensemble de baitcasting. Sa récupération est ainsi plus naturelle et plus fluide, facilitée à vitesse lente grâce au moulinet à tambour tournant. On utilisera une canne très souple, spécifique pour la pêche au crankbait, sans quoi les touches ratées sont nombreuses. Avec ce leurre, la touche a lieu en deux temps : un petit “toc” avant que la canne ne plie.
Rond et dense, notre leurre est également un champion du “skipping”, autrement dit, des rebonds à la surface de l’eau pour passer sous les frondaisons. Peu de leurres se lancent aussi facilement en ricochets. Son montage fait penser à un tube-fly, puisque son corps est traversé par un tube dans lequel on passe le bas de ligne, qui reçoit l’hameçon triple. Hameçon monté sur un émerillon rolling qui tourne sur lui-même sur 360° en cas de besoin une fois le poisson au bout. Et sur la hampe de ce triple sont ligaturés deux brins de corde à piano qui servent à mieux maintenir l’hameçon dans le leurre. Car contrairement à un tube-fly, seul le bas de ligne passe dans le tube. Les deux tiges sont piquées dans le leurre.

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