L’angle d’attaque, un placement qui peut rapporter gros

Pourquoi est-ce toujours les mêmes pêcheurs à la mouche qui prennent les poissons – gros ou pas – les plus expérimentés, les plus farouches, les plus regardants ? Si tout le monde sait lancer, si tout le monde utilise de nos jours un matériel fabuleux et des bonnes mouches, quelque chose fait la différence. Cette chose est en réalité un placement, un angle qui permet de faire la dérive idéale. Celle qui échappe à la vue du poisson, celle qui amène la mouche dans les meilleures conditions devant lui, celle qui transforme un banal lancer en un piège redoutable. 

S’il suffisait de lancer une nymphe magique dans l’eau pour faire mordre les truites, cela se saurait depuis longtemps. Vous pouvez vous engager dans une quête de cette nymphe philosophale si vous n’avez rien de mieux à faire (prendre des truites, par exemple !). Pour ma part, libre-penseur de la pêche à la nymphe à vue moderne, je préfère m’en tenir à l’idée un peu cruelle que le choix du modèle de nymphe n’a presque aucune importance pourvu que l’on possède trois ou quatre bons modèles basiques comme l’oreille de lièvre, la pheasant-tail, sa variante à tête orange et l’incontournable gammare. La réussite vient toujours du pêcheur, pas de son matériel. C’est vaniteux, c’est cruel… mais la vérité l’est également ! La plupart du temps, la réussite vient de la qualité de votre approche. Ne pas effrayer le poisson, se faire voir le moins possible, bien se placer et de la façon dont vous allez présenter votre nymphe au moyen d’une dérive qui doit-être la plus naturelle possible. Lancer discret, posé suffisamment détendu, suffisamment précis et dans la bonne veine suivit si nécessaire d’une animation bien placée.
Or, si dans le succès, tout n’est qu’une affaire de mouvement de la nymphe et du bas de ligne commandé par la main du pêcheur et les contraintes physiques du milieu, l’angle selon lequel vous allez aborder le poisson va avoir une importance capitale car il va commander la vitesse d’immersion de la nymphe, son entrée dans le champ visuel du poisson, les possibilités d’animation ainsi que l’apparition du dragage. En action de pêche, cela se fait presque instinctivement. Encore ce sacré “sens de l’eau” qui n’est rien d’autre que de la pratique et de la réflexion milles fois répétées ! Mais en cas de refus, modifier quelques détails simples, se déplacer vers l’amont ou l’aval d’un mètre ou deux est parfois la clé du succès. Peut-être n’est-il pas inutile de décomposer tout cela de façon un peu théorique.

Comment se passent les choses ?

Dans la pratique, souvent, ce sont les circonstances et non les choix stratégiques qui vont contraindre le pêcheur à vue dans le choix de son angle d’attaque. Bien souvent, la luminosité, l’ombre, les reflets ou les mouvements de la surface de l’eau vont faire qu’il n’existe pas trente-six options pour présenter la nymphe au poisson que l’on convoite avec cette technique, car avant tout, pour pêcher à vue… il faut voir. Cette remarque de bon sens n’est pas toujours vraie car dans des cas extrêmes, c’est précisément en sollicitant les poissons aux limites de la visibilité, c’est-à-dire selon un angle à partir duquel on ne voit pas toujours très bien le poisson, que les situations critiques peuvent parfois se transformer en capture. En échappant ainsi à la vue du poisson, soit parce ce  que celui-ci se met vite en alerte à la vue du moindre signe venant d’un pêcheur, soit parce ce que un placement moins favorable à la vue est préférable au niveau de la dérive, des situations critiques peuvent se transformer en avantage.

Warning: array_key_exists() expects parameter 2 to be array, null given in /home/www/client/www/wp-content/themes/simplemag/single.php on line 360Warning: array_key_exists() expects parameter 2 to be array, null given in /home/www/client/www/wp-content/themes/simplemag/single.php on line 360

PARTAGER l’ARTICLE

Laisser un commentaire

Commenter avec wordpress

Vous devez vous CONNECTER Pour poster un commentaire

Je préfère commenter avec facebook ->