La Semène (42) polluée en aval du barrage des Plats !

Le communiqué de presse du Club des Pêche Sportive Forez Velay à propos de la récente pollution de la Semène (Loire). Une pollution qui était pourtant prévisible vu les conditions de mise en eau du barrage :

“Le samedi  10/9/2016,  une pollution a été constatée sur La Semène en aval du barrage des Plats (commune de St Genest Malifaux 42). Une forte odeur d’ammoniaque a été constatée sur les rives de la rivière à l’aval immédiat du barrage. Une mortalité de truites très importante (plus de 1500 truites) et plus largement de faune aquatique (macro invertébrés, …) a déjà été enregistrée. Au moins 800 m de rivière sont impactés. Informés par l’AAPMA la Truite des Grands Bois, les pompiers, l’Onema et la Gendarmerie ont pu faire les constatations ainsi que des prélèvements pour rechercher l’origine de cette pollution. Bien que rien ne soit encore avéré, il fait assez peu de doute que l’origine se trouve dans la qualité de l’eau du barrage des Plats qui a été mis en eau en dépit du bon sens.

En effet la mise en eau de ce barrage, qui était vide depuis une dizaine d’année, s’est faite sans prendre le temps d’enlever la végétation qui s’était développée depuis  dans le fond de la vallée, et qui manifestement est aujourd’hui en phase de pourrissement sur place, entraînant automatiquement un manque d’oxygène et une dégradation importante de la qualité de l’eau rejetée dans la rivière.

Nous avions à de nombreuses reprises attiré l’attention des autorités, et notamment de la DDT, que ce risque était important et surviendrait sûrement à plus ou moins long terme si aucune mesure n’était mise en place.

Des mesures permettant de pallier ce risque ont été proposées, afin d’amener directement l’eau de la rivière de l’amont du barrage à son aval, sans lui faire traverser l’étendue de la retenue d’eau, pour lui éviter de se dégrader.
Toute personne connaissant les milieux aquatiques sait bien ce qu’il advient de la qualité de l’eau qui séjourne dans une retenue.

Malgré cela, aucune mesure n’a été mise en place et ce qui devait arriver est arrivé.”

Le CPSFV ne restera pas inactif face à cette nouvelle atteinte à l’intégrité de La Semène, une rivière considérée comme un des réservoirs biologiques de la région stéphanoise.

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