La science au service d’une pêche durable en mer

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    Une bonite au Mexique.

  • © Ifremer

    L’étude de l’Ifremer montre que la surpêche touche finalement peu d’espèces mais qu’elles sont surexploitées souvent en raison de la forte demande et de la facilité pour les pêcheurs à capturer ces espèces. Les consommateurs ont un rôle à jouer en changeant leurs habitudes alimentaires. Certains chefs cuisiniers ont pris conscience de leur influence en faisant découvrir d’autres poissons à leurs clients.

  • © Ifremer

    L’étude de l’Ifremer montre que la surpêche touche finalement peu d’espèces mais qu’elles sont surexploitées souvent en raison de la forte demande et de la facilité pour les pêcheurs à capturer ces espèces. Les consommateurs ont un rôle à jouer en changeant leurs habitudes alimentaires. Certains chefs cuisiniers ont pris conscience de leur influence en faisant découvrir d’autres poissons à leurs clients.

Avec des méthodes de plus en plus précises et pointues, la science permet aux biologistes de l’Ifremer de tenter de mettre en place une pêche en mer mieux réglementée pour une pêche durable. Le résultat de leurs travaux vient d’être rendu public.

Le 12 février dernier s’est tenue une conférence de presse digitale à l’initiative de l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) présentant l’état des populations de poissons en mer sur nos côtes en 2020. Pour diverses rai-sons, ça bouge en mer le long des côtes françaises. Le retour du thon rouge et du thon germon, la réglementation renforcée depuis 2018 sur le bar sont autant de bonnes nouvelles qui nous rendent optimistes pour les années à venir. Selon l’Ifremer, 60 % des 400 000 tonnes de poissons débarqués en France métropolitaine en 2020 proviennent de populations exploitées durablement, contre 15 % il y a 20 ans. Mais la surpêche touche encore 21% des populations, et 2 % sont considérées comme “effondrées”. Côté Méditerranée, malgré l’exemple encourageant de la restauration du thon rouge, la situation reste globalement source de préoccupation. Les équipes scientifiques de l’Ifremer mesurent l’état de santé des espèces que l’on re-trouvent sur les étals de nos poissonniers et qui pour une part, sont aussi celles que l’on pêche l’été en vacances comme le bar, le maquereau, le lieu jaune, le lieu noir ou les daurades. Ensuite, l’institut préconise des conduites à suivre mais n’a pas de pou-voir décisionnaire. Rappelons que pour le cas du bar, dont la réglementation s’est considérablement durcie, tant pour les pê-

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