La petite classe : La pêche en réservoir 2e partie

Dans la première partie de cette petite classe, dédiée à la pêche en réservoir, (voir la pêche en reservoir 1ere partie) nous avions vu l’historique de cette pêche, le matériel et les différentes techniques utilisées. Voyons maintenant comment se comportent les poissons au fi l de la saison, l’influence des conditions météorologiques dont dépend directement l’activité des poissons. Nous verrons également comment multiplier les touches et éviter la casse.

Comme nous l’avons vu lors dans la première partie de cette petite classe consacrée à la pêche en réservoir, cette pêche en plan d’eau nous vient d’Angleterre où elle se pratique sur d’immenses réservoirs de plusieurs centaines d’hectares. En comparaison, nos plans d’eau de 3 à 10 ha sont des confettis. Mais peu importe, nous devons faire avec ce qu’on a ! Il est bien évident que les truites d’élevage déversées en eaux closes n’ont pas le même comportement dans un étang de deux hectares que dans l’immense réservoir Anglais de Rutland. Les truites arcs-en-ciel d’élevage s’adaptent parfois très mal hors de leurs bassins, où les granulés tombent du ciel à heures fi xes. On remarque que plus les plans d’eau sont grands et riches en nourriture, mieux les poissons s’adaptent. Ainsi, les truites introduites en réservoir découvrent à la fois les mouches artifi cielles, dont elles apprennent rapidement à se méfier et la vraie nourriture comme les chironomes et diverses autres bestioles aquatiques.

Les truites des réservoirs sont donc conditionnées par une sorte de réflexe pavlovien qui leur fait associer les mouches les plus farfelues à de la nourriture. Certaines truites d’un même réservoir ne parviennent jamais à se nourrir toutes seules, alors que d’autres gobent et recherchent de quoi se nourrir. Il arrive aussi qu’une truite prenne une mouche ou un débris flottant par simple curiosité. Pour le pêcheur, il s’agit de jouer sur deux tableaux, celui de la mouche imitative, un chironome par exemple et celui de la mouche leurre pure et dure. Les truites arcs-en-ciel d’élevage ont parfois un comportement incompréhensible que leur fait souvent préférer une mouche énorme et fluorescente à une imitation réaliste d’insecte. En Europe, les truites arcs-en-ciel des rivières allemandes, autrichiennes, slovènes croates ou serbes, également issues de l’élevage s’activent de façon cycliques, trait de caractère également constaté en lacs. A l’état sauvage en Amérique du Nord, Oncorhynchus mykiss est un animal qui ne se jette pas sur n’importe quelle mouche, loin de là même sur des rivières très riches en insectes comme la Henry’s Fork où elle sont très sélectives dans l’élaboration de leur menu du jour. Qu’on le veuille ou non, la pêche en réservoir est étroitement liée aux poissons d’élevage et leur comportement dicte la pêche. Reste à savoir si les truites prélevées (c’est un mot politiquement cor-

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