La petite classe : La pêche à la mouche sèche

Cet éphémère mort, posé sur l’eau, flotte sous l’effet de la tension superficielle de surface. C’est un phénomène physico-chimique lié aux interactions moléculaires d’un fluide. C’est le résultat de l’augmentation de l’énergie à sa surface qui en augmente localement la cohésion. Ce sont autant d’impacts qui se repèrent facilement de l’autre côté du miroir.

Rien de tel que de beaux gobages pour passer un moment magique au bord de l’eau. L’essence même de la pêche à la mouche est liée à l’activité des poissons en surface. Pour mieux comprendre ce qui se passe d’abord sous l’eau avec l’émergence, puis en surface, mieux vaut partir sur des bases sérieuses et se méfier des idées reçues, qui, en matière d’entomologie comme de pêche à la mouche, sont nombreuses.

Ne riez pas, cette Petite Classe cache assez bien son jeu… Oui, il est encore possible d’aborder le thème de la pêche à la mouche sèche sans tomber dans les sempiternelles généralités sous prétexte que la pêche avec une mouche qui flotte est celle que l’on apprend en premier à l’heure des débuts. Pêcher à la mouche sèche ne signifie pas non plus refuser les autres techniques et les évolutions du matériel. Car contrairement à ce qu’affirment certains conservateurs de la mouche flottante, rares sont les pêcheurs qui préfèrent continuer de pêcher à la nymphe, sous la surface, lorsqu’enfin, la surface s’anime de beaux gobages.

Tous les pêcheurs à la mouche doivent savoir pêcher correctement à la mouche sèche et tout moucheur rêve de vivre des coups du soir exceptionnels ou des journées où il pleut des gobages. Si les rivières étaient aussi riches en insectes que par le passé, la pêche à la mouche sèche supplanterait largement la pêche à la nymphe en terme de partage du temps consacré à l’une ou l’autre des deux techniques. N’oublions pas que Bresson, Devaux, Poireau ou Plas étaient des pêcheurs professionnels qui vivaient de la vente de poissons pris essentiellement à la mouche sèche !

A l’étranger, on peut encore revivre – avec le matériel d’aujourd’hui – des moments fabuleux à la mouche sèche sur de grandes rivières et avec des poissons de belle taille, qui ressemblent à ce qu’ont connu les pêcheurs français jusqu’à la fin des années 1970. Car dans les torrents et autres petits cours d’eau de montagne encore préservés, la pêche à la mouche sèche reste une technique qui permet toujours de faire de belles pêches, mais généralement avec des truites de tailles modestes souvent voraces. Sur ces cours d’eau vifs, les truites prennent les mouches par réflexe lorsqu’elles apparaissent dans leur champ de vision, propulsées par le courant. C’est pour cette raison que la pêche dite “en pêchant l’eau”, sans gobages procure toujours quelques montées sur ces cours d’eau.

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