La pêche avec des crankbaits

  • 42a perche RS 100
  • 42b foulon perche 2
  • 42c Perche leurre 3
Notez ce produit

 En complément du DVD de ce numéro avec Lionel Fumagalli, consacré à la pêche aux crankbaits, cette Petite Classe décortique cette famille de poissons nageurs si particulière, qui ne peut être efficace que si l’on comprend le principe de conception de ces leurres à la fois flottants et plongeurs. Faciles à utiliser, passant très bien les obstacles, pouvant prendre toutes espèces de carnassiers y compris les sandres, le crankbait cumule beaucoup de qualités. Voici ce qu’il faut savoir à propos d’un leurre né en 1916 au pays du black-bass et qui reste l’un des cinq leurres les plus utilisés au monde. 

Si le crankbait n’avait pas existé, bien des grands champions de pêche aux leurres n’auraient pu remporter autant de grands tournois. Cette remarque venant du pêcheur pro américain Bernie Schultz mérite à elle seule que l’on s’intéresse au cas particulier du crankbait, un leurre dur très différent des jerkbaits ou des autres poissons nageurs. En anglais, crank veut tout simplement dire “manivelle”. Et bait signifie “appât”. Un crankbait désigne donc un appât, ou plutôt un leurre, qui se récupère au moulinet de façon linéaire. Bien entendu, tous les leurres se récupèrent à la manivelle d’un moulinet, mais si le nom de cette famille de leurres prend en compte le lien entre le leurre et le moulinet, c’est parce que la récupération se fait de façon continue, sans animation de la canne, de la plus simple des façons. Nous verrons cependant plus loin que la récupération continue de ce leurre flottant qui plonge grâce à sa longue bavette n’est toutefois pas la seule possible.

1. Une longue histoire qui commence en 1906
Pour les européens que nous sommes, l’histoire du poisson nageur commence lorsque le finlandais Lauri Rapala sculpte dans un morceau de bois le corps de son premier leurre, muni d’une bavette lui donnant vie sous la traction du fil. Nous sommes en 1936 et la trouvaille de Rapala va révolutionner la pêche au lancer en Europe. Mais peu d’européens, connaissant l’histoire de Lauri Rapala, savent qu’aux Etats-Unis, trois pêcheurs ont eu une démarche similaire plus de vingt ans plus tôt. Henry S. Dills, Goerges Schulthess et Carl Heinzerling ont unis leurs compétences et leurs finances pour fonder la Creek Chub Bait Company (CCBCO), officiellement en 1906 à Garrett dans l’Indiana. Le premier crankbait à bavette métallique et corps flottant en bois fut commercialisé en 1920 par Creek Chub, alors que plusieurs prototypes et versions différentes et brevetées ont été élaborées dès 1916 par les trois associés. Un leurre protégé par plusieurs brevets car un crankbait n’est pas un poisson nageur comme les autres. Il ne se contente pas de nager à quelques décimètres sous la surface. Il est fait pour explorer, pour passer les obstacles. C’est le 4 x 4 de nos fonds d’étangs et de rivières.

1.2. Le principe de fonctionnement
Nous ne savons pas si le premier crankbait est né d’un essai hasardeux, mais il est vrai que ce leurre cultive les antagonismes. On lui demande de plonger profondément alors que sa forme n’est pas du tout hydrodynamique. Pire, son corps, en bois, sur les premiers modèles, en plastique creux actuellement, doit flotter haut et bien. Et c’est précisément ce corps flottant qui permet au crankbait d’être ce qu’il est. Il serait en revanche faux de croire que seuls les modèles munis d’une très longue bavette ont droit à l’appellation. Il existe des crankbaits pour toutes les profondeurs, proche de la surface et jusqu’à environ six mètres. C’est la longueur, l’angle et la forme de la bavette qui déterminent la profondeur d’évolution. Un crankbait qui permet de descendre à un mètre sous la surface ne descendra jamais plus beaucoup plus bas. Et chaque modèle est équilibré avec précision à l’aide de masses métalliques chargées de contrôler sa stabilité en l’air, dans l’eau, ainsi que sa nage.

PARTAGER l’ARTICLE

Laisser un commentaire

Commenter avec wordpress

Vous devez vous CONNECTER Pour poster un commentaire

Je préfère commenter avec facebook ->