La moquette anti-cormorans

C’est une arme de défense passive que nous proposons ici ; une sorte de tapis fait de treillis en ferraille posé sur des fers à béton qui sert de refuge aux poissons fourrage contre les cormorans.

En même temps que les feuilles mortes, la CSG et les premières gelées, les hordes de phalacrocoraxvont bientôt rappliquer. Seigneur des airs et des ondes pour les uns, ignoble pique assiette pour les autres, le grand cormoran ne mange que du poisson et en quantités suffisantes pour vider rivières, lacs et étangs. L’explosion des populations de ce pêcheur d’exception (il peut rester plus de deux minutes en apnée par 40 m de fond) date de l’interdiction, sous la pression des écologistes danois du ramassage des oeufs à l’époque de la ponte, tradition ancestrale qui régulait efficacement les effectifs de ce redoutable prédateur maritime et fluvial. Trente années plus tard, le grand cormoran a conquis le statut peu enviable d’ennemi public n°1 des pisciculteurs et des pêcheurs. Les autorités – à la suite d’intenses débats européens et de polémiques parfois violentes entre défenseurs des oiseaux et amis des poissons – ont fini par accorder une trentaine de milliers d’autorisations de tirs par an qui ne parviennent d’ailleurs pas à limiter la croissance démographique de ce “corbeau des mers”.

Tous les tireurs le savent : le cormoran est malin. Il voit venir les chasseurs et sait anticiper. Ainsi, pas mal de quotas de tirs ne sont pas remplis pour cause d’inefficacité des tireurs. Les méthodes d’effarouchement par rayon laser (sur les nids) ou par ultra sons imitant le langage des orques, un des seuls vrais prédateurs de phalacaocorax, sont chères et compliquées à mettre en oeuvre. Enfin l’immersion de filets pièges est sans doute efficacemais outre qu’elle peut aussi piéger les poissons, elle relève sans contestation possible d’une méthode illicite. Le principe de la moquette anti cormorans est lui, incontestable en ce qu’il repose sur un principe de défense passive. On n’y veut aucun mal aux oiseaux. On se contente de donner un abri aux poissons. Abri à l’intérieur duquel ils pourront trouver refuge et circuler librement hors de portée du grand prédateur.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de fixer sur des fers à bétons plantés dans le fond de l’étang un treillis métallique de plusieurs dizaines de m2. Le treillisdu modèle de ceux que l’on utilise pour les dalles dans le bâtiment est composé de mailles de 15 cm. Il est posé à une hauteur de 50 à 60 cm et bordé sur ses cotés par de la clôture à chèvres aux mailles …

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