La haute Loire dévastée sur plus de 25 kilomètres

La loire en no-kill total. L’Union Halieutique de la Loire Amont a pris ses responsabilités depuis les pluies torrentielles du 13 juin 2017. Les tributaires de la haute vallée de la Loire ont subi un cataclysme totalement inconnu jusqu’alors. En trois heures, trois mois de pluie (selon les données météorologiques, il s’agirait du troisième événement orageux le plus fort en France). Le moindre ravin s’est transformé en torrent dévastateur, les ruisseaux ont charrié des montagnes obstruant le lit de la Loire. Les conséquences pour la faune piscicole sont majeures et restent difficiles à mesurer à ce jour. Les ruisseaux concernés (ruisseau de l’Holme, ruisseau de Bethe, Fouragette, Ribeins) ont été anéantis : faune aquatique totalement absente, lit de la rivière totalement détruit.

À l’aval de ces ruisseaux, le lit de la Loire a été obstrué, comblé et totalement colmaté. À ce cataclysme naturel vient s’ajouter une fraie 2016 anéantie elle aussi par la crue cévenole trentenale du 2 décembre. 

Le constat est clair : population de salmonidés fortement perturbées sur la Loire, ruisseaux pépinières vides de vie et anéantis pour plusieurs décennies, absence de juvéniles de la dernière génération, réduction considérable de l’habitat des salmonidés, risque d’augmentation des températures d’eau en période d’étiage.

Face à ces éléments , l’Union Halieutique de la Loire Amont regroupant les AAPPMA de Goudet, Pont de Chadron et Le Puy-en-Velay a obtenu après avis favorable de la Fédération de pêche 43 un arrêté préfectoral obligeant la remise à l’eau obligatoire des truites et ombres entre le Pont de Salettes et le Pont de Chadron (soit un peu plus de 22 km de linéaire).

En fonction des éléments à venir (compte rendu de pêches électriques, fraie 2017), cette décision sera réévaluée.

L’objectif est de permettre aux poissons survivants de re-coloniser progressivement les zones détruites.

 

 

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