La continuité écologique de l’Arnon (Cher) rétablie au moulin de Lomoy

Depuis mi-octobre 2017, les pelles du moulin de Lomoy sont ouvertes. Les poissons peuvent à nouveau circuler librement sur le parcours de l’AAPPMA de Saint-Pierre-les Bois, Le Chatelet, Morlac et les sédiments peuvent descendre naturellement le cours de la rivière. C’est un retour à un Arnon “naturel” qui satisfait également les objectifs de la directive cadre européenne sur l’Eau (DCE) et les préconisations du SDAGE Loire Bretagne.
Cette mesure décidée par l’AAPPMA et son président Jean Pierre Lambert, né au bord de la rivière, et qui la connait mieux que quiconque,  engendre un changement de morphologie du cours d’eau sur environ 800 mètres à l’amont du moulin.
La retenue qui se trouvait juste à l’amont des pelles a disparue. Elle est maintenant remplacée par une portion de rivière plus étroite, plus fraîche, plus courante, plus oxygénée et complètement  limpide. Cette zone, qui auparavant contribuait au réchauffement de l’eau, est désormais devenue un biotope parfait pour la truite fario. Le fond, propre et caillouteux doit même offrir la possibilité de frayères naturelles.
Les poissons nuisibles dans une rivière de première catégorie (poissons chat, perche soleil…) ne devraient plus se plaire dans ce nouvel environnement et vont progressivement disparaitre pour laisser place aux espèces de “poissons fourrage” (vairons, loches, chabot) qui sont une excellente source de nourriture pour les truites.
Le niveau ayant baissé, les ragondins, eux, ont déjà, en grande partie déserté les lieux.
Il faut noter que le débit de l’eau restant exactement  le même, cette action ne provoque aucune modification pour toute la partie de la rivière située à l’aval des pelles. De plus, le patrimoine historique des lieux est totalement respecté puisque aucune démolition n’a été nécessaire. 
Il ne reste plus à l’AAPPMA, en collaboration avec la fédération départementale de pêche, qu’à mettre en œuvre une solution technique adaptée pour continuer d’alimenter le petit bras et garder une zone pêchable  “au bouchon” pour les jeunes et les anciens adeptes de ce mode de pêche. D’autres techniques, plus sportives, (lancer, toc, mouche) seront plus adaptées à la “nouvelle” rivière.
Petit à petit, la végétation rivulaire va se réinstaller naturellement (la plantation d’espèces d’arbres adaptés est également prévue) et participera à la protection et la stabilisation des berges ainsi qu’à l’ombrage de la rivière et à l’apport de nourriture pour les poissons.
L’AAPPMA de Saint-Pierre-les Bois, Le Chatelet, Morlac

 

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