La boîte à mouches idéale (seconde partie)

  • 92A ZX boite à mouche

    Le plafond de la Citroën ZX du guide jurassien Pierre-Emmanuel Aubry, tapissé du contenu d'une boîte à mouches par ses garnements de stagiaires.

  • 92B rognon 2

    Le guide Brice Sylvain avec une petite truite du Rognon.

  • 92C haut cheran 4

    Le Chéran à la sortie des gorges dans Alby-sur Chéran. Pêche à vue au cœur de l'été.

Arriver sur un coin de pêche en France ou à l’étranger pose presque toujours le problème de connaître les habitudes alimentaires des poissons que l’on souhaite séduire. Il n’est pas facile de savoir de but en blanc quelle est la mouche qui donne de bons résultats. C‘est pour vous permettre d’avoir dans votre boîte à chaque occasion les quelques mouches grâce auxquelles vous serez chez vous partout, que nous avons conçu ces boîtes à mouches idéales, dont voici la seconde partie. 

Pour Le Rognon
En Haute-Marne coule une rivière qui n’a rien à envier à celles de Franche-Comté, surtout depuis que ces dernières souffrent d’une pollution chronique. Rivière calcaire à truite et à ombre, le Rognon se prête à toutes les techniques de pêche à la mouche.

Longtemps resté dans l’ombre des rivières de Franche-Comté, le Rognon était surtout connu des pêcheurs locaux de Haute-Marne ou des Vosges. Mais les temps changent et le Rognon se trouve davantage sous les feux de la rampe. Et ce coup de projecteur est mérité car cet affluent de la Marne surprend par sa beauté. La Fédération de pêche de Haute-Marne a choisi l’an passé de labelliser les 7,5 derniers kilomètres de son cours, jusqu’à la confluence avec la Marne en aval de Donjeux. S’il existe d’autres secteurs à découvrir sur la rivière, celui-ci est parfait pour un premier contact. Ce parcours fait l’objet d’une gestion patrimoniale (préservation des souches sauvages). L’accès au parcours est facilité par des passages très pratiques de clôtures, des panneaux d’informations et d’aires de pique-nique. Ombres et truites se trouvent ici dans une rivière large d’une trentaine de mètres, qui permet de pratiquer toutes les techniques de pêche à la mouche.
Calcaire, la vallée du Rognon (et son affluent la Sueurre) se pêche également à vue par niveau bas. Au printemps, c’est bien sûr la pêche à la mouche sèche qui fait le bonheur des pêcheurs, à la faveur d’une éclosion de mouches de mai ou d’olives. Ce parcours est idéal pour apprendre la pêche à la mouche. La variété des postes impose de savoir aborder un grand lisse ou un courant très complexe. S’il s’agit d’un parcours école pour le débutant, le pêcheur expérimenté se régale et en profite pour rejouer ses gammes, dans toutes les tonalités ! On peut juste reprocher au Rognon une taille moyenne des truites et des ombres que l’on pourrait imaginer plus généreuse dans un milieu calcaire. La réglementation évolue toutefois en Haute-Marne en 2018 avec une taille légale minimale de 35 centimètres pour l’ombre et 30 pour la truite. Cela devrait faire progresser la taille moyenne de quelques centimètres (comme c’est étrange…).
http://www.peche52.fr

Pour Le Chéran
Merveille aux eaux émeraude, le Chéran est une des plus belles rivières de France. Pour la pêche, cet affluent du Fier en Haute-Savoie est réputé capricieux, surtout dans les gorges et sur la partie aval de son cours.
Ce sont bien entendu les truites qui jouent avec les nerfs des pêcheurs, en ne sortant que lorsque bon leur semble. Alors, autant leur proposer de bonnes mouches !

Superbe cours d’eau de Haute-Savoie qui descend du massif des Bauges. On peut considérer que le Chéran est un cours d’eau à trois visages. Le premier, le cours amont, peuplé de petites truites, profite des eaux tumultueuses de ce secteur en altitude. Le second, ou cours moyen du Chéran, est un parcours de gorges, surtout praticable à la mouche en été. La rivière est magnifique, l’eau émeraude, la lumière splendide mais pas toujours à l’avantage du pêcheur. Et le troisième visage du Chéran concerne cette fois sa partie basse entre Alby-sur-Chéran, Rumilly et plus en aval encore. La rivière s’élargit, déroule ses blondes gravières avant de rejoindre le Fier. Une tentative d’introduction de l’ombre a eu lieu en 1997 sur la partie aval du Chéran. Trois ans plus tard, ces poissons étaient remontés d’une quinzaine de kilomètres, ce qui a encouragé l’AAPPMA de l’Albanais à retenter l’expérience. Aujourd’hui, une population significative d’ombres est implantée sur le Chéran.

PARTAGER l’ARTICLE

Laisser un commentaire

Commenter avec wordpress

Vous devez vous CONNECTER Pour poster un commentaire

Je préfère commenter avec facebook ->