Gave d’Oloron : Des saumons, oui, mais de quelle souche ?

Pierre Affre, qui pêche le gave d’Oloron depuis un demi-siècle est persuadé que les saumons qui sont revenus assez nombreux ces dernières années sur l’axe Adour/gaves, ne s’arrêtent plus une fois passé le barrage de Masseys, dans les pools à mouche d’anthologie, qui ont fait en été, la réputation de cette rivière entre Navarrenx et Oloron. Enquête…

Vendredi 8 juillet 2016. Dominique est venu me chercher ce soir à la gare de Bayonne. Le lendemain, nous avons décidé de nous arrêter au pool Masseys, côté Susmiou, pour prendre la température du gave, au propre comme au figuré… Comme il est déjà huit heures et demi, nous nous attendions à trouver au moins trois ou quatre pêcheurs à la queue leu leu dans le courant en aval du barrage plus quelques autres assis dans la cabane, à attendre leur tour. Mais non, surprise ! Il n’y a tout en tête du coup, qu’un seul moucheur qui allonge comme un métronome avec sa 16 pieds, au moins 15 m de “shooting head” suivis d’une bonne vingtaine de mètres de running line… Personne dans la cabane, pour les infos, nous repasserons ! Pour la température, je profite des trois petites marches qui descendent au bord de l’eau, pour sans avoir besoin d’enfiler les waders, constater qu’elle est “seulement” à 15,5 °c… Les nuits doivent être encore fraiches en montagne dans les vallées d’Aspe et d’Ossau. Sur n’importe quelle rivière à saumons, 15,5°C est une température idéale en été pour faire monter un saumon sur une mouche… Le ciel est très couvert, la tête du pool Masseys est splendide et si le pêcheur qui la peigne consciencieusement avançait un peu plus vite, je me serai volontiers mis derrière lui. Nous décidons d’aller voir plus haut… Dix minutes plus tard nous sommes à la sablière de Sus, splendide petit courant à mouche, encore bien à l’ombre. Je reprends la température, toujours 15,5 °c et d’un coup mon moral remonte… Si un saumon sorti du trou en fi n de nuit, est venu s’oxygéner dans les petites vagues du courant, sans doute une petite mouche ne le laissera pas indifférent. La veine d’eau contre la petite falaise ombragée est tellement belle et rapide à peigner que j’y ferai même un deuxième passage avec une mouche un peu plus grosse, mais sans plus de résultat… De là, nous décidons d’aller voir plus haut, là où à défaut de saumons, il y aura surement des pêcheurs avec qui discuter… Il est dix heures et demi, quand nous arrivons sur un de mes coups favoris

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