Fourmis, simulis, chironomes, les incontournables de l’été

  • La petite m….
  • Fourmi parachute
  • Fourmi foam
  • Moucheron noir
  • Black nymphe
  • Diptère noyé

Tout bon pêcheur à la mouche se doit d’avoir réservé un coin de sa boite à des modèles qui imitent des petites bestioles noires, notamment des fourmis volantes pour le “cas où”. Elles peuvent parfois ne pas en sortir durant des mois mais quand cela devient nécessaire, on est toujours ravi de les retrouver ! Voici quelques bonnes imitations de ces insectes indispensables en rivière comme en lac. Montages Florent Baillly

Si dans le domaine des mouches artificielles, il existe bon nombre de modèles, voire de catégories qui ne sont pas indispensables, il n’en va pas de même avec tout ce qui imite les fourmis et autres moucherons comme les simulis ou les chironomes. En France, les pêcheurs à la mouche savent bien à quel point les truites préfèrent les fourmis, qui pourtant ne vivent pas dans la rivière car il s’agit d’insectes terrestres, aux insectes aquatiques que sont les éphéméroptères ou les trichoptères. Les retombées de fourmis volantes ont lieu principalement l’été et le plus souvent en fin d’après-midi. Les fourmis dégagent une forte odeur qui serait utilisée pour se reconnaître entre elles et rejeter les intrus au sein de la colonie. Chez les insectessociaux, la défense implique la fermeture coloniale, autrement dit, l’hermétisme d’une colonie à tout individu étranger et chez les fourmis, cela passe par des signaux chimiques. Pour les poissons, ces signaux n’ont aucune signification mais le goût des fourmis plait beaucoup aux truites sauvages. Le pêcheur à la mouche se doit donc d’avoir dans sa boite plusieurs imitations, en plusieurs tailles. Celles que nous propose Florent Bailly sont à la fois réalistes et bien positionnées sur l’eau avec l’abdomen qui doit être en partie immergé. A l’étranger, notamment en Scandinavie, de nombreux “moucherons” petits et sombres constituent une bonne part de l’alimentation des poissons. Ces eaux acides, glacées et sans lumière durant l’hiver sont très pauvres. Les poissons doivent donc se nourrir de ce qui est disponible.

Les vagues successives de glaciation qui ont frappé la Scandinavie l’ont plusieurs fois dépeuplée et dépourvue de faune et flore terrestres. Diptères et chironomes sont donc régulièrement au menu des truites et des ombres faute de mieux. En prévision d’un voyage sur l’une de ces rivières nordiques, il peut être intéressant voire indispensable de se renseigner sur les particularités entomologiques des lieux convoités. Cela permet d’éviter de pêcher toute la semaine avec des imitations inadaptées. Pour être sûr de tomber juste, il suffit de s’inspirer de l’altière, ce moucheron mis au point par Raymond Rocher et qui fait l’objet de la “mouche de légende“ de ce numéro. Avec cette mouche à tout faire qui imite autant une fourmi, qu’un chironome ou un simuli, vous pouvez pêcher toutes les rivières de Scandinavie, de l’Islande à la Finlande ! Car le noir caractérise ces insectes. A vous de varier les plaisirs en prévoyant un large panel de tailles et de niveau de flottaison. En lacs de montagne, où vous passerez peut-être vos vacances en famille, ces mêmes mouches sont aussi des classiques. La sélection de modèles qui fait l’objet de cette rubrique comprend à la fois des mouches sèches, une nymphe et une mouche noyée. De quoi faire face à toutes les situations, bien que des dizaines de variantes soient possibles.

Fourmi parachute

Le montage parachute, qui colle la mouche sur l’eau, convient très bien à cette fourmi. D’autant que le dubbing de l’abdomen ne demande qu’à être imbibé. La position sur l’eau est donc très réaliste.

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