Fermeture de la basse Dranse, et la rivière dans tout ça ?

La pêche sur la basse Dranse (Rhônes-Alpes) a été interdite du pont de la voie ferrée jusqu’au lac Léman, soit 2,4 km. L’AAPPMA du Chablais-Genevois a pris cette décision radicale le 31 janvier 2015 en AG extraordinaire, estimant que la pression de pêche sur ce parcours rendu célèbre ces dernières années par des captures de grosses truites lacustres qui remontent du lac Léman était devenue trop importante. De son côté, l’Amicale des pêcheurs des Dranses estime que cette décision divise les pêcheurs et n’apporte aucune solution à cette rivière en proie à de multiples dysfonctionnements. Valentin Biglione, le président de l’amicale, plaide pour une réouverture sous certaines conditions et pour la réconciliation entre pêcheurs.

 

“ Réflexion à propos d’une rivière en perdition : la Dranse ”

« C’est une rivière qui a beaucoup fait parler d’elle et de ses pêcheurs ces dernières années. C’est maintenant au tour de ses pêcheurs de parler de leur rivière au travers de l’Amicale des pêcheurs de Dranses. La Dranse est un torrent bien particulier, avec des parcours somptueux où l’on peut voir une faune et une flore d’une grande diversité, de ses vallées au littoral du lac Léman. C’est un torrent où l’on trouve des truites comme il n’y en a peu ailleurs dans le monde. Le fleuron du patrimoine de la pêche en chablais vit pourtant une période sombre. En été, la Dranse subit chaque jour un marnage allant de son étiage à son module inter-annuel, c’est l’équivalent proportionnel d’une crue décennale journalière. Il est évident que la nature n’est pas préparée à ce qui fait cependant le bonheur de tous les pratiquants de sport d’eau vive en cette période estivale. Mais c’est au détriment de l’environnement que les raftings ou autres canoës profitent de ces mètres cubes d’eau déversés quotidiennement. A l’étiage, la faune aquatique devient une proie facile pour toute sorte de prédateurs, avec de nombreux oiseaux piscivores venant du littoral. Cela devient alors le festin d’une rivière mise à nue, les alevins et autres invertébrés finiront pour la plupart leurs jours prématurément ! En plus d’un marnage important, la basse Dranse connaît de nombreuses pollutions industrielles le long de ses berges où les sédiments colmatés tapissent le fond. Entre 2011 et 2013 la basse Dranse a perdu 80 % de ses chabots ; qu’en sera-t-il dans les années à venir ? L’attrait, apporté par ces truites d’une taille et d’une concentration rarissime, a considérablement augmenté la pression de pêche en basse Dranse et c’est ce qui a abouti à la fermeture de cette partie de rivière par l’AAPPMA. Le prélèvement de ces grosses

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