EDITO : Le Sénat, une voie de barrage

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Pour sauver les rivières de France, il faut supprimer le Sénat. Rien que ça. La chambre dite “haute”, où les débats volent plutôt bas, s’est fait une spécialité du massacre des rivières. Sa dernière initiative en la matière – déclasser des ruisseaux en fossés – pour permettre aux agriculteurs d’y aménager leurs déserts verts, a failli passer inaperçue. Normal : plus personne ne s’intéresse au Sénat. Et tout le monde a tort : ce n’est pas parce que le Sénat est la représentation nationale du siècle dernier où on arrange en famille les affaires d’une France qui ne sait toujours pas qu’on a changé d’époque, que son pouvoir de nuisance n’existe pas.

Le Sénat, c’est d’abord le lieu des lobbys les plus conservateurs qui se puissent imaginer, une annexe de la FNSEA, un club de barragistes hystériques, une assemblée d’aménageurs fous. Ainsi, il y a des mots qu’il vaut mieux éviter de prononcer dans l’enceinte du palais du Luxembourg comme “biodiversité”, “respect des milieux naturels”, “chevelus” (qu’il s’agisse des rivières ou des hommes…) Le Sénat est certes condamné à mourir de vieillesse et d’inutilité. Mais c’est un vieillard encore très alerte qui sera encore là quand la dernière rivière de ce pays aura perdu son eau sur une voie de barrage. Au fait, vous savez combien coûte un sénateur à la collectivité ? 905 000 euros par an. Sans compter les dégâts matériels.

Cet article est l’edito du numéro “Pêches Sportives spécial mouches sèches

PS111

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1 commentaire

  • avril 2, 2017

    Yves Aubert

    Merci du fond du coeur, Monsieur LALU, pour cet éditorial bien senti! et pour l’engagement de la revue à la cause de nos rivières.
    Bien respectueusement.
    Yves AUBERT

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