Echo du radier : Réchauffement climatique, vraiment ?

La chaleur étouffante de cet été 2015 relance le débat sur le réchauffement climatique et à travers lui, le rôle néfaste des obstacles transversaux artificiels, autrement dit les seuils et les barrages qui ralentissent l’eau qui profite un peu trop de l’ensoleillement. Le réchauffement des cours d’eau en tête de bassin est sans doute la pire chose qui puisse se produire, même si le pire n’est jamais sûr.

X milliers d’euros pour araser un barrage, ils feraient mieux de mettre cet argent dans une station d’épuration !” ou, “les seuils sont là depuis longtemps, les truites y vivent, pourquoi les enlever ?”. Voilà la teneur des deux premiers commentaires parvenus à mes oreilles lors d’une réunion entre pêcheurs “responsables” suite à l’annonce de la volonté de l’Etat de se lancer dans un programme de suppression ou de rabaissement de certains seuils. Cet Echo du radier fait donc suite à la publication dans notre précédant numéro de la lettre signée des présidents de la Fédération Nationale pour la Pêche en France (FNPF) et de France Nature Environnement (FNE) adressée au président de la République en protestation contre les nouvelles politiques publiques de gestion de l’eau et des milieux aquatiques. Il s’avère que cette lettre qui expose parfaitement les différentes problématiques, se trouve très critiquée par la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins (FFAM) qui a son tour a choisi d’envoyer un argumentaire daté du 5 juin 2015 à l’Elysée pour défendre le maintien des seuils, dont chaque moulin est en principe équipé. Au siècle dernier, l’industrialisation a donné naissance à des dizaines de milliers de petits seuils qui pour certains sont en place depuis bien plus longtemps. On en compte plus de 500 dans le seul département du Calvados et tout au long de l’immense bassin Loire-Bretagne, on trouve un seuil en moyenne tous les 3,5 km ! Au total sur le territoire métropolitain, plus de 70 000 “obstacles transversaux” barrent les cours d’eau français. Au nom de la continuité écologique et de la biodiversité, un programme de suppression (dérasement) ou d’abaissement (arasement) des seuils et des petits barrages des cours d’eau de notre pays prend forme petit à petit et c’est bien ce qui dérange les amis des moulins, qui de surcroît doivent payer tout ou partie des travaux que cela occasionne, car sur le domaine privé, le fond des cours d’eau appartient aux propriétaires des berges, contrairement à l’eau qui est un bien commun. Dans cette rubrique d’ordinaire tenue par Sylvain Richard, Guy Périat ou d’au-

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