Deux ans sans changer de leurre

  • Ragot. Big-Big

    Ragot. Big-Big

  • Yannick-Cordier

    Les leurres de Yannick Cordier séduisent aussi les poissons d’eau douce.

  • Yannick Cordier, PDG de Ultimate Fishing.

    Yannick Cordier, PDG de Ultimate Fishing. Pour ce natif de Vesoul, Belle-Île et ses parages sont devenus une nouvelle patrie.

En ces temps de lutte contre l’hyper consommation, de dépôt de bilan carbone et de retour aux choses simples, l’emploi d’un seul leurre pendant toute une saison de pêche au bar mériterait une invitation à dîner à la table du capitaine Watson. Élémentaire. 

D’accord il y a eu, il y a encore le confinement. D’accord on a assez peu pêché. Mais je songeai l’autre jour en rangeant mon matériel de pêche en mer que je n’avais pas changé de leurre depuis 2018. Il y avait toujours, accroché à l’anneau de la canne avec laquelle je pêche le bar, le même Xorus Asturie que m’avait recommandé mon camarade Arnaud de Wildenberg à Belle-Île. Bon, il est vrai que je ne recherche le plus souvent les bars que dans l’écume des cailloux, au leurre de surface qui est pour moi la plus excitante des pêches au carnassier (remarque valable pour le brochet, la perche ou le black bass en eau douce).

Mais de là à utiliser le même spécimen, de la même taille (110 mm) et de la même couleur tout au long d’une bonne quinzaine de parties de pêche dans les parages de Locquirec et de la baie de Morlaix, il n’y a qu’un pas que je ne me croyais pas capable de franchir. Disons le tout net, le mérite en revient d’abord à l’Asturie précité, dans sa version Ghost Iwashi. Si je l’ai conservé de séance en séance, ne le remplaçant même pas par un de ses jumeaux d’une autre robe, c’est tout simplement parce que c’est la première fois qu’un leurre m’évite à ce point la bredouille. Quelle que soit la mer, agitée, plate, houleuse, avec ou sans clapot, l’Asturie a toujours répondu présent, finissant par me déclencher une attaque là où, dans d’autres circonstances, j’aurais pris le parti d’un Shad, d’un Jig ou d’une lourde ondulante pour m’en aller voir au fond, au risque de séduire une vieille, si les bars y étaient.

Attention, je n’ai rien contre le fait de chercher fortune à tous les étages de la couche d’eau. C’est même ce que font les vrais preneurs de poisson. Mais, quand j’ai le choix, je préfère tenter une bonne vieille attaque en surface après un élégant parcours en “walking the dog”, une de ces attaques qui vous permettent de vérifier que vous n’êtes pas cardiaque. Nous vivons une époque où l’on commence à se dire qu’il faut vider les placards :

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