Détendez-vous, allez à la pêche * !

Finesse, discrétion, perspicacité… au secours, la pêche devient trop difficile ! Connaître les moeurs des poissons et posséder un bagage technique minimum qui permette de les solliciter dans des conditions normales, c’est une chose… mais parvenir à tirer son épingle du jeu lorsque les truites sont dérangées tous les jours et que les conditions d’étiage ne les incitent pas à se mettre à table, c’en est une autre ! L’été est souvent la saison où l’apathie alimentaire et la sur fréquentation des cours d’eau rendent la pêche infernale… Quelques pistes pour ne pas craquer !

Dans certaines rivières, la sur-fréquentation et l’étiage commencent désormais le jour… de l’ouverture ! Après quinze jours de pêche, une fois que tout le petit monde de l’onde a goûté du Tiemco ou bien s’est habitué à fuir à tire nageoires à la vue d’un scion, les ardeurs halieutiques n’ont pas besoin des giboulées pour se refroidir. Au début, pendant quelques jours, les truites sont toujours naïves et peuvent être capturées presque n’importe comment. L’explication est simple : elles ont passé tout l’hiver tranquilles à vivre leur vie de truite au grand jour et à reprendre possession de leur rivière, alors elles ne se méfient pas. Mais quand les waders, les cuissardes et les silhouettes de chaque côté des rives recommencent à défiler en bataillon, elles ne resteront pas longtemps crédules. Ce qui est vrai les premiers jours de la saison est également vrai plus tard sur des poissons « neufs », comprenez qui apparaissent à un certain moment de l’année, souvent pour une raison liée à la température et à l’oxygénation (ou plus rarement à un besoin alimentaire) et qui n’ont pas été sollicités de toute la saison pour la bonne raison qu’ils avaient le gîte et le couvert dans des recoins inaccessibles. Mais quand une truite est sur ses gardes, c’est là que le grand jeu commence et que la pêche à la mouche prend toute sa mesure. Si lorsque les conditions de pêche sont faciles, bien des techniques permettent de capturer du poisson, à mon sens, il n’existe pas de technique plus efficace que la pêche à la mouche pour parvenir à ferrer une truite méfiante dans des conditions difficiles. Cherchons à comprendre pourquoi avant de voir comment ces mêmes raisons poussées à l’extrême peuvent nous aider à tirer notre épingle du jeu sur les parcours les plus fréquentés.

Avec une canne à mouche, lors de la mise en oeuvre des techniques conventionnelles, c’est la ligne qui propulse le leurre et non l’inverse comme c’est le cas de la pêche au lancer. Il en résulte qu’un pêcheur à la mouche qui maîtrise sa gestuelle est capable de présenter à une truite située à 10 ou 15 mètres de lui une nymphe ou une mouche sèche microscopique sans que la truite ne soit alertée. Dans les parcours surfréquentés c’est cette course à la discrétion qui va permettre de ferrer quelques poissons même dans des conditions difficiles alors que les copains font chou blanc.

– Finesse :

Le diamètre du fil habituellement utilisé pour confectionner votre pointe est en lien avec la taille de la mouche (par exemple, un hameçon n° 18 ou 20 s’accommode bien d’un fi l en 10/100 alors qu’avec un n° 24 un 8/100 sera mieux indiqué). Or, dès que la concurrence entre pêcheurs accentue la méfiance des poissons, pêcher avec un diamètre de fil inférieur d’une taille à la moyenne de celui employé par les confrères et allonger la longueur de la pointe (dans les rivières calmes) est un premier pas pour renouer avec la réussite. Passer d’une pointe de 1,8 m en 12/100 à une pointe de 2,5 m en 10/100 change grandement la donne et une étape de plus est franchie lorsque cette même pointe est réalisée en

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