Bilan carbone : Banana Rods

  • 56A banana salle balnche four
  • ok

    La qualité des composants (le liège est très dense), la finesse des ligatures en carbone font des cannes à mouche Banana Rods des produits haut de gamme. Les tarifs de la gamme mouche commencent à 899 euros.

  • test

Pour vous, nous avons visité l’unité de production du seul fabricant français de cannes à pêche. Pour Banana Rods, seuls le haut de gamme et la haute technologie permettent de se démarquer des productions asiatiques. Voyage au pays du process 2.0. 

Le ghillie connaissait le chemin. Il fit le tour de la Phantom Suite que le chauffeur venait de garer majestueusement sur le parking du Houghton Club et ouvrit le coffre de la Rolls où l’attendait une grande mallette en cuir de Russie. Insensible aux effluves délicates de whisky tourbé, de lapsang souchong et de havane, il déposa le précieux bagage sur une grande table en teck, fit jouer les deux fermetures d’argent et releva le couvercle. La mallette ne contenait pas de Purdey (on se demande ce qu’une paire de fusils aurait pu faire là, sur les bords de la Test, aux portes du club de pêche le plus chic du Royaume-Uni, où il se murmurait que le prince Charles lui-même était sur liste d’attente). Pas de Purdey donc, mais des bananes. Des Banana Rods exactement, bien rangées dans leurs tubes de métal, des french fly fishing rods du genre de celles que la gentry s’arrachait. Cette scène est imaginaire. Provisoirement imaginaire. Car l’ambition de Valentin de Ruffray, facteur de cannes en carbone à Fay-aux-Loges dans le Loiret, est bien de devenir leader mondial de la canne à mouche haut de gamme. Ses Banana Rods sont des cannes pour passionnés riches (du genre qui part à la pêche en Falcon et hélico) ou passionnés-passionnés (prêts à détourner l’argent du ménage ou à vendre les jouets des gosses pour s’offrir le must absolu de la canne à mouche en carbone). Parmi les dizaines de cannes disponibles sur le marché aucune, mise à part celles en bambou refendu, n’est vraiment fabriquée en France. La plupart arrivent de Chine toutes prêtes. Il suffit d’y coller son étiquette. D’autres sont importées à l’état de blank puis montées en France. Le haut de gamme vient des Etats-Unis ou de Nouvelle-Zélande. Et le très haut de gamme n’existe pas. Bref il n’y a guère de Français qui pourraient faire leur pub dans leur usine.
De Ruffray oui. L’usine existe. Toute neuve, toute belle avec ses machines high-tech qui viennent de Suisse, de Californie, ou de Suède, dont certaines seraient à leur place dans un atelier d’aéronautique. Au milieu trône le four, au fond, complice, la chambre froide où les feuilles de carbone attendent à -20°de changer d’état. L’usine est divisée en deux. La production des blanks est l’affaire des machines, le montage des cannes reste celle des hommes. Les porte-moulinets d’érable, de hêtre, de noyer, de moabi (à choisir sur catalogue) sont tournées à la main. C’est ça le luxe, un mix de tech et d’artisanat pointu.

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