La Saint-Valentin selon la FNSEA

Les agriculteurs de la FNSEA
demandent le droit d’entretenir les cours d’eau !

Le 14 février n’est pas seulement
réservé aux amoureux. Pour le syndicat agricole, c’est la journée qui a été
choisie pour une action nationale contre la police de l’eau et qui concerne 65
départements. C’est bien que certains soient au courant qu’il existe encore une
police de l’eau… Oui, vous savez, les quelques agents de l’Onema que
l’Etat maintient en place pour faire croire qu’il existe une réelle volonté de
protéger les milieux aquatiques. A la FNSEA, “On dénonce le fait que
l’agriculteur a perdu la compétence de curer les cours d’eau. Aujourd’hui, nous
continuons à le faire pour éviter que les champs soient inondés mais on est
systématiquement pénalisé pour cela
“,
dénonce Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France. “Les agriculteurs sont exaspérés de ne pas pouvoir
réaliser cet entretien qui pourrait éviter de nombreux dégâts : et si
on faisait confiance au bon sens paysan ? Afin de dénoncer les incohérences
ainsi que les lourdeurs administratives qui pèsent une fois de plus sur
les agriculteurs, ils se mobiliseront dans leur département en menant des
actions de nettoyage des fossés vendredi 14 février 2014 dans tous les départements
”, reprend le communiqué de presse du syndicat.

On croit rêver, mais cela s’est passé aujourd’hui. Le simulacre de police
de l’eau et de respect de l’environnement est encore de trop pour le monde
agricole. Les jardiniers de la nature (c’est ainsi qu’ils se définissent) ne
connaissent que le tractopelle. Quand on sait que les deux tiers des quelques
PV dressés chaque année à des exploitants agricoles finissent au panier, on
prend alors conscience que la protection des milieux aquatiques en France,
c’est pas pour demain. Cette journée fait suite à plusieurs incidents entre
agriculteurs et agents de l’administration. Le 30 septembre 2013, le bureau de
l’Onema de l’Allier avait été saccagé par des exploitants agricoles. En tête de
file, le président de la FDSEA du département. Un président qui écope de quatre
mois de prison… avec sursis.

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