Après le Dessoubre, le Cusançin !

En ce début d’année, les bonnes nouvelles sont rares dans
le département du Doubs. Après le Dessoubre, c’est au tour du Cusançin d’être
touché par des mortalités pisciaires importantes. Cette rivière, qui a perdu
son potentiel il y a bien longtemps, comportait encore une faible population de
truites sauvages et d’ombres. Le fait de trouver une truite morte ou malade
tous les 50 à 100 m de rive alors que les conditions de visibilité sont
particulièrement mauvaises (temps et turbidité de l’eau) en dit long. Certains
diront qu’il s’agit d’une mortalité normale suite à la fraye. Malheureusement,
ce spectacle devient de plus en plus fréquent, et en ce qui concerne la Loue,
on entendait la même remarque, avant que les pêches d’inventaires ne fassent
éclater le scandale.

Mes observations datent d’hier
(30 janvier). Comme en ce qui concerne le Dessoubre, un niveau constamment
élevé depuis plusieurs semaines empêchait de voir le désastre. Certains
poissons sont en état très avancé de décomposition, ce qui prouve bien que le
début de l’épizootie date de plusieurs jours voire de plusieurs semaines.

Les élevages de truites de la haute vallée, dont les rejets sont très proches de la rivière, sont également touchés, ce qui fait encourir un risque supplémentaire aux poissons sauvages. 

Le Cusançin était la dernière
rivière à être épargnée par ce type de problème. Le Collectif SOS Loue &
Rivières Comtoises est plus que jamais mobilisé.

Ph.
Boisson.

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