Le Doubs encore victime d’un dysfonctionnement de barrage !

Le début de saison sur le Doubs ressemblait à un petit rayon de soleil dans la grisaille ambiante.
En effet, les pêcheurs ayant jusqu’à maintenant arpenté ses berges semblaient plutôt enclin à la satisfaction par rapport aux épisodes passés de mortalités. Tout était loin encore d’être parfait mais un semblant d’embellie laissait augurer des jours plus radieux pour cet écrin halieutique. Jusqu’à ce que ce communiqué soit envoyé par la Franco-Suisse à la presse hier:

Le printemps démarrait trop bien
pour le Doubs avec un important dispositif mis en place par le Barrage du
Châtelot afin de trouver des solutions concernant la diminution de l’amplitude
des éclusées et une gestion raisonnée de la baisse des débits en fin de période
de crue.

Les pêcheurs et autres amoureux
du Doubs se réjouissaient d’une grande réussite de la fraie des truites et des
ombres, suivie d’une bonne préservation des alevins par l’efficacité évidente
des mesures en place. Les grandes eaux de ce printemps avaient en outre
contribué à garder la rivière dans un état de propreté que personne ne se
souvient avoir vu de manière aussi durable depuis bien longtemps.

C’était sans compter sur
l’installation hydroélectrique du Refrain (EDF) qui à la
suite d’une avarie, a une nouvelle fois provoqué une importante baisse de
débit, causant la mort d’innombrables poissons piégés sur les bordures au matin
de ce 16 juin. Patrice Malavaux,
garde-pêche de la Franco-Suisse :
“Nous
avons collecté près de 600 cadavres sur quelques stations dont certaines se
trouvent à près de 15 kms en aval de l’ouvrage. Cela en fait un nombre incalculable
sur l’ensemble du linéaire. Nous sommes dans la période la plus sensible
de l’année avec notamment le développement des alevins de truites et d’ombres,
ainsi que des autres espèces les accompagnant”
. Les gestionnaires de
la Franco-Suisse s’insurgent depuis des années contre le manque de fiabilité de
cette installation aux problèmes plus que récurrents. D’autres
dysfonctionnements avaient été détectées
au mois de mai par les membres de la Franco-Suisse qui avaient en vain déjà
demandé des explications. Christian
Triboulet, Président de la Franco-Suisse : « On nous promet
éternellement des progrès, mais ce sont à chaque fois de nouvelles anomalies
qui surviennent. Les conséquences catastrophiques sur la rivière, elles,
restent les mêmes ».

Les autorités ont été sollicitées
afin de faire cesser immédiatement cette situation inacceptable.

Une nouvelle affaire à suivre, malheureusement !

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