Fish Fight, pétition pour la fin des rejets de poissons morts en mer

Près de 50 % des poissons pêchés en mer du Nord sont rejetés par-dessus bords, morts. Et ce par obligation réglementaire européenne. Ce n’est plus un secret pour personne, les océans souffrent actuellement de surpêche. Certains scientifiques pensent même que si rien ne change nous connaîtrons la disparition des espèces commerciales comestibles dès le milieu de ce siècle ! Que des milliers de tonnes de nourriture comestible soient rejetées chaque année à l’eau alors que nos océans sont en pleine crise est révoltant. Il faut se battre pour que ce gâchis prenne fin, pour interdire les rejets en utilisant des méthodes de pêche plus sélectives et plus respectueuses des autres espèces. La réglementation européenne (politique commune de pêche) doit être renégociée prochainement. Avec l’arrivée du nouveau gouvernement, il faut mobiliser toutes les énergies afin que les intérêts des générations futures soient protégés.

L’histoire de la campagne Fish Fight

C’est avant tout celle d’Hugh Fearnley- Whittingstall, journaliste, écrivain et présentateur de la télévision anglaise. Très populaire en Grande-Bretagne, Hugh a obtenu le feu vert de Channel 4 pour diffuser Hugh’s Fish Fight, une émission qui a fait éclater ce scandale. Hugh’s Fish Fight a eu un énorme impact, ce qui a permis de lancer une pétition en ligne appelant à la fin de ces rejets. En quelques jours, des centaines de milliers de personnes ont signé la pétition en ligne et ont participé à l’envoi collectif d’une lettre adressée à la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki et aux députés européens. Au cours des mois suivants, la campagne a continué. Les supporters de Fish Fight ont écrit à leurs députés pour les inciter à signer une motion parlementaire pour soutenir la campagne. La motion a été débattue en mai 2011 à la Chambre des communes et a été adoptée. Mais surtout, la campagne a commencé à faire de grosses vagues en Europe. En mars 2011, Maria Damanaki a organisé une “réunion extraordinaire à Bruxelles” et a proposé la mise en place progressive d’une interdiction des rejets. Le Royaume-Uni, le Danemark, la France et l’Allemagne ont rapidement signé une déclaration en ce sens, en s’engageant à une réforme ambitieuse de la Politique commune de la pêche. Ce sont d’excellentes nouvelles, mais rien ne garantit que les choses vont vraiment changer. Aussi, Fish Fight a besoin d’obtenir le soutien d’un maximum de personnes dans toute l’Europe continentale, dans chacun des vingt-sept États membres. Une raison supplémentaire de demander la transformation de cette déclaration en loi européenne est que la France et le Royaume Uni, pourtant prompts à la signer sous la pression publique, sont toujours les plus mauvais élèves européens en matière de rejets…

Vous pouvez signer la pétition sur le site www.fishfight.fr

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