Allez sur l’eau !

En quelques années, diverses embarcations ont renvoyé à l’état de relique les traditionnelles barques en bois, qui étaient amarrées durant toute la saison de pêche au bord de l’eau. Les habitudes changent et, aujourd’hui, le pêcheur aux leurres aime changer régulièrement de lieux de pêche. Les pêcheurs citadins souffrent souvent d’un problème de place de stockage d’un bateau de pêche, ce qui fait le jeu des engins légers, dégonflables, voire pliables. Ayant testé récemment nombre de ces kayaks, float-tubes et petits bateaux, nous vous livrons ici un tour d’horizon des nouvelles tendances qui vous aideront à bien vous jeter à l’eau.

Par Jean-Marc Theusseret

Pour la pêche sportive telle qu’on la pratique en France, la navigation n’est qu’une histoire de compromis. Inutile de chercher la solution miracle, elle n’existe pas. Chaque pêcheur devra faire des choix en fonction du type de pêche qu’il pratique, des lieux de pêche, de son budget, de son véhicule et du type de rangement dont il dispose pour stocker l’engin… ailleurs que dans le salon. Pour le confort et la convivialité, rien ne vaut le bateau. Alors que pour la simplicité, la tranquillité et la discrétion, le float-tube ou le kayak n’ont pas d’équivalent. Depuis le développement relativement récent de la pêche en float-tube en France, tous les moyens sont bons pour pêcher depuis diverses embarcations.
Depuis peu, la mode est au kayak de pêche. La célèbre marque américaine Hobie, dont le premier catamaran de sport Hobie Cat fit la Une de Life en 1975, ouvre de nouveaux horizons aux pêcheurs par le développement d’un système de pédalier ingénieux qui rend les mains libres pour pêcher. Avec ou sans pédales, les kayaks dédiés à la pratique de la pêche se multiplient depuis un ou deux ans. Leurs atouts résident dans leur faible encombrement, leur mobilité et surtout dans leur grande discrétion en action de pêche. Une mobilité qui fait défaut avec les float-tubes. Pour autant, ces drôles de bouées représentent toujours le moyen le plus simple et le moins cher pour s’affranchir du rivage. Côté barques et bateaux, les choses évoluent également avec l’arrivée de véritables bateaux de pêche sportive ramenés à des tailles qui correspondent mieux aux besoins des pêcheurs français. La marque Xtrem-Boats propose en effet de véritables petits bass boats de 4 mètres de longueur qui peuvent affronter une belle houle, qui se transportent facilement (130 kg pour la coque nue) et dont le prix est des plus attractifs.
Cette tendance générale aux embarcations légères revient sans doute pour une part à la crise, mais pas uniquement. Le rêve du bass boat américain fortement motorisé et pesant plus d’une tonne nécessite un véhicule adapté pour le tracter, tout comme un sous-sol ou une place dans un hangar, car un simple garage ne suffit plus. Pour tous les pêcheurs qui ne pêchent pas en grands lacs, une solution simple et économique l’emporte le plus souvent. Pêcher en kayak n’est pas une solution au rabais. Il est très facile d’installer un échosondeur, voire un petit moteur électrique, sur ces engins, comme nous l’a démontré Alain Sauvaget, l’importateur des kayaks Hobie. Même les pêcheurs de bar ou de loup se font séduire par cet engin. Et, en plus, on fait du sport en pêchant.
Le bonheur, non ? Sachez toutefois qu’un kayak de 3,5 mètres ou 4 mètres en fibre pèse tout de même une bonne trentaine de kilos et qu’il n’est pas toujours aussi facile qu’on peut le penser de le manipuler seul pour le hisser sur une galerie de toit de voiture. Bien des pêcheurs ont finalement fait l’acquisition d’une remorque pour ménager leur dos. Et, qui dit remorque, dit garage ou place de stockage d’au moins 5 mètres de longueur par 3 de large.

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