New Caledonia Fishing Safaris, un goût de paradis

Il y a quatre ans, Richard Bertin se lançait dans l’aventure d’ouvrir un ambitieux centre de pêche sportive dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui, NCFS accueille des pêcheurs de tous horizons et les possibilités de pêche, qui sont immenses, concernent toutes les pêches sportives en mer.

Rares sont les endroits sur la planète qui peuvent se vanter d’offrir autant de pêches sportives différentes et de qualité que la Nouvelle- Calédonie. Développé par Richard Bertin depuis quatre ans, New Caledonia Fishing Safaris a réussi son implantation grâce à la création d’une équipe soudée, la sélection des meilleurs territoires de pêche et ses propositions très variées de techniques mises à la disposition des pêcheurs selon les saisons et les affinités de chacun. L’île permet aussi bien la pêche à la mouche, notamment du bonefish, la pêche au jig sur les tombants à la recherche d’une multitude d’espèces (carangues géantes, thons à dents de chien, mérous, wahoos, thazars, thon jaune, etc.), la grande et petite traîne, ou encore la pêche au lancer léger. Depuis peu NCFS propose la possibilité de pêcher en kayaks Hobie Pro Angler (voir Pêches Sportives n°88 à propos de cette embarcation) et s’est doté d’un nouveau bateau (coque open, console centrale ), équipé d’un 150 CV 4 temps, qui est maintenant prêt à pêcher dans la région du grand nord calédonien. Le nom qui a été donné au bateau est “Nivââla”, du nom du courant marin qui passe à proximité de l’îlot Tâânlo où se trouve le camp de pêche. Nivââla est prêt tant pour emmener les pêcheurs à la mouche en mer sur les nombreux “flats”, que pour lancer des poppers ou encore dandiner de lourds jigs sur le récif et les nombreux tombants présents dans cette magnifique région de la Calédonie.

Deux heures de rêve

En attendant la marée, avant de commencer à pêcher le bonefish, nous décidons, Renaud, Laurent (notre guide de pêche et skipper) et moi de partir faire un “coup” de pêche au gros à l’extérieur. Nous quittons Boat-Pass vers 7 h 30 du matin pour apercevoir après environ une heure de bateau, la passe de récif qui s’ouvre juste en face de nous. Aujourd’hui, il n’y a pas de vent, le lagon ressemble à un miroir, la lumière est métallique. “Nous n’avons que deux heures de pêche devant nous !“, dis-je.
Nous avions emporté trois bonnes cannes de traîne ; deux de 50 livres et une de 80 livres. Alors que nous venions tout juste de mettre les leurres à l’eau, tout à coup l’une des 50 livres se mit à “chanter”; le rush dura presque une minute lorsque le fil cassa subitement ! Cinq minutes plus tard, toutes les cannes étaient en action. Renaud et moi prenions une canne chacun. Renaud attrapa la canne de 50 livres et commença à combattre le poisson. Celui-ci cassa après seulement trois minutes de combat. J’avais pris la 80 livres lorsqu’après une demi-heure de combat, je fus très heureux de pouvoir ramener au bateau un superbe thon à dents de chien d’environ 140 livres. La troisième canne était restée dans le porte-cannes et le poisson ne nous avait pas attendus bien sûr.
Après tout juste un quart d’heure, toutes les cannes étaient de nouveau en prise. Renaud avait pris l’une des deux 50 livres et combattait un beau thon à dents de chien d’environ 120 livres qu’il amena au bateau. Après quarante minutes de combat avec la seconde 50 livres, je “décrochais” un beau marlin bleu estimé à environ 400 livres. Le poisson accroché sur la troisième canne de 80 livres était une nouvelle fois parti sans demander son reste. Vingt minutes après la remise à l’eau des leurres, les trois cannes étaient encore en action pratiquement simultanément et cette fois-ci, Renaud perdit un poisson à rostre qui se décrocha après trois magnifiques sauts. Quelques instants après, je cassais sur un très gros wahoo sur la 50 livres.
Pendant ce temps, Renaud s’était emparé de la troisième canne et combattait durement un gros thon à dents de chien qui finit par casser net au bout d’un quart d’heure ! Il était temps de songer à repartir vers les flats où les gros “bones” calédoniens nous attendaient. Nous n’avions passé que près de deux heures dans cette fantastique passe, vierge et sauvage, regorgeant de diverses espèces de superbes grands poissons de sport, véritable rêve de tout pêcheur à la ligne. Je reviendrais bientôt avec Laurent, accompagner mes clients pour pêcher autour de cette passe et le long du grand récif. Mais peut-être seulement qu’une seule fois au cours de leur séjour afin de préserver cet incroyable “coin” de pêche. Personne ne vient jamais pêcher cette zone donc aucune pression de pêche n’existe, garantissant ainsi une réelle densité de grands et beaux “adversaires”. Le peu de poissons que nous avons capturés ce jour-là, ont été rendus à leur élément naturel… Mon compagnon de pêche, Laurent précise : “Depuis toujours, nous veillons scrupuleusement à la préservation de nos terres et de la mer en conservant la région sous notre contrôle. Nous ne prélevons dans notre environnement que le strict minimum dont nous avons besoin pour nourrir nos familles“. Ainsi, cette partie de la Nouvelle-Calédonie, tout particulièrement le Grand Lagon Nord, est restée intacte depuis toujours et vient récemment d’être inscrite, par l’UNESCO, au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Richard Bertin

Renseignements :
www.safaris-peche.com

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