20 conseils pour réussir à la mouche en réservoir

Si elle peut paraître basique, la pêche en réservoir est au contraire faite de petits détails techniques qui, au final, font toute la différence. Agrément des conditions de pêche, amélioration des performances de lancers, facilité à régler sa hauteur de pêche sont autant de conseils pratiques pour réussir là où d’autres galèrent.

Par Jean-Marc Theusseret

1- N’oubliez pas les bordures

Trop souvent délaissées, les bordures sont pourtant aussi importantes à bien prospecter qu’en rivière. Les truites de réservoir sont toujours très présentes le long des berges, surtout si celles-ci sont riches en végétation. On peut les aborder en lançant parallèlement à la rive.


2 – Ne ramenez pas votre mouche dans l’axe de la canne

C’est sans doute l’erreur la plus couramment constatée. On lance, puis on ramène la soie et la mouche dans l’axe de la canne. Le poisson prend franchement et c’est la casse dans la demi-seconde qui suit. Un angle de 50 à 90° entre la canne et la soie permet d’amortir une attaque violente sur du fil fin.

3 – Écartez le poisson pris du banc en activité

Lorsqu’on a trouvé un banc de truites mordeuses, il est important, dans la mesure du possible, de très vite écarter les poissons piqués de la zone d’activité des autres poissons. Même s’il s’agit de poissons d’élevage, ils ne tarderont pas à se méfier en voyant leurs congénères se débattre étrangement au bout d’une ligne.


4 – Limitez les faux lancers

Lancer toute une journée au bord d’un lac où les distances de lancer paraissent si faibles face à l’étendue d’eau devient rapidement éprouvant. En limitant les faux lancers au strict minimum, on gagne beaucoup en temps de pêche réel, mais, en plus, cela permet de s’économiser physiquement.

5 – Lubrifiez régulièrement votre soie flottante

Pour de longs shoots qui économisent des efforts inutiles, prenez l’habitude de lubrifier votre soie avant chaque partie de pêche. De nombreux produits permettent à votre soie de glisser à toute vitesse dans les anneaux.


6 – Observez les éclosions

En réservoir aussi, les éclosions déclenchent l’activité des poissons. Cela peut paraître évident, alors pourquoi insister bêtement au streamer alors que les poissons gobent des chironomes ? La présence de truites gobeuses traduit souvent une grosse activité sur les nymphes dans la couche d’eau. C’est le moment de pêcher au chironome.

7 – En cas de multiples suivis, essayez une mouche non ramenée

Lorsqu’ils sont beaucoup sollicités, les poissons d’élevage finissent par comprendre que dans les eaux inertes du lac où on les a déversés, tout ce qui nage en direction de la berge ou de la coque d’un bateau est un leurre. En cas de multiples refus, une technique est très payante. À l’aide d’une soie flottante et d’un long bas de ligne, laisser couler une nymphe plombée sans la ramener. Souvent, le poisson part avec la mouche, ce qui se traduit par une tirée continue sur le bas de ligne.

8 – Prévoir une sélection de micro-mouches

Les éclosions de micro-diptères, de chironomes minuscules sont très fréquentes en lac. Et lorsque les poissons s’attablent sur des insectes de quelques millimètres de longueur, mieux vaut avoir quelques imitations dans ses boîtes. Des imitations de fourmis font l’affaire. C’est avant tout une question de taille. Les micro-nymphes pour la pêche en rivière sont également très utiles.


9 – Profitez des coups de folie des poissons

Où que ce soit, les truites arc-en-ciel réagissent par des périodes de pleine activité suivies de temps morts plus ou moins longs où plus rien ne semble les intéresser. Lorsqu’un moment de frénésie se déclenche, il faut en profiter car cela ne dure jamais très longtemps.


10 – Conservez votre instinct de pêcheur en rivière

Si la pêche en réservoir est artificialisée à plus d’un titre, elle n’en reste pas moins plus efficace si l’on prend le temps d’observer les habitudes alimentaires des poissons. Les pêcheurs en rivière qui ont l’habitude d’observer avant de pêcher peuvent déceler des comportements très intéressants avec les truites arc-en-ciel : circuits, agressivité, attitude face aux insectes flottants, etc.


11 – Prospection ou pêche à poste, mariez les deux !

Si les techniques sont bonnes, elles ont aussi leurs inconvénients. La pêche à poste fait prendre le risque d’être “à côté de la plaque”, tandis que la prospection fait encourir celui de ne pas assez insister et de rater des bons coups. Il peut être intéressant de jouer sur les deux tableaux et de varier les deux techniques.

12 – Choisissez votre heure

En hiver, les poissons deviennent très actifs sur le coup de midi, c’est-à-dire quand tout le monde rejoint le “club house” pour se réchauffer et se restaurer. Décaler l’horaire de son déjeuner vaut souvent la peine, car vous aurez des poissons actifs et le lac pour vous !

13 – Ne courez pas après les truites !

Lorsqu’on pêche à vue ou que les gobages sont nombreux, il est facile de perdre patience et de courir plusieurs truites à la fois. C’est très naturel mais pas très productif. Mieux vaut se concentrer sur un poisson et le pêcher plus calmement. Ce n’est pourtant pas facile !

14 – En bateau, recherchez les coulées de vent

Sur un lac, le vent est rarement uniforme, il prend des couloirs qui rident la surface. Les poissons présents en dessous peuvent être beaucoup plus agressifs sur ces zones que sur des parties plus calmes du lac. Une mouche tricotée lentement en sens inverse du vent est particulièrement attractive.

15 – Apprenez à compter !

Les réservoirs sont parfois profonds et les truites ne se tiennent pas toujours très proches de la surface. Les soies plongeantes s’imposent pour trouver des poissons. Estimer la profondeur de pêche devient un casse-tête. La meilleure solution consiste à compter durant la descente de façon à pouvoir entamer la récupération à la même profondeur sur plusieurs lancers. Cela reste approximatif mais tout de même assez juste.

16 – Variez les vitesses de récupération

La vitesse de récupération des streamers et des mouches noyées est très importante pour “pêcher juste” et obtenir le maximum de touches. C’est pourquoi il faut la modifier jusqu’à trouver un rythme “payant”.


17 – Dégraissez votre bas de ligne

Pour toutes les pêches sous la surface (nymphe, chiro, streamer, etc.) Une pointe de bas de ligne qui coule mal ne permet pas d’atteindre la profondeur souhaitée avec aisance. Le fil peut être gras. Il faut alors le dégraisser avec un produit spécifique.

18 – Observez la façon de pêcher des autres pêcheurs et comparez les résultats

On est rarement seul en réservoir. Chacun choisi une technique et tout le monde se regarde du coin de l’oeil… Les résultats obtenus par les uns et les autres sont très intéressants à analyser : distances de pêche, techniques choisies, fréquences des prises, etc.

19 – Les lunettes polarisantes salvatrices

Lorsque les eaux sont claires, les lunettes polarisantes sont d’un grand secours pour observer l’attitude des truites face aux mouches comme les suivis timides, les refus catégoriques. Il faut alors les interpréter et ajuster la taille des mouches, les vitesses de récupération ou la grosseur du fil.

20 – En sèche, un mot d’ordre, restez patient !

Que c’est dur d’attendre que son imitation ballottée par les vagues finisse enfin par être happée ! Le doute s’installe inévitablement. Suis-je sur un bon poste ? Ai-je lancé assez loin ? Et cette mouche, va t-elle intéresser les truites ? C’est imparable, mais il faut pourtant rester patient. Il est normal qu’en lac, les poissons ne repassent pas au même endroit très régulièrement.

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