La pêche du saumon en période automnale

L’automne est arrivé, et ces moments pour pêcher le saumon me plaisent beaucoup. Cette pêche automnale n’a rien à voir avec celle de printemps ou celle d’été, mais elle est très intéressante et demande quelques modifications pour les mouches et aussi dans la façon de la pratiquer.

Par Jacky Boileau

A chaque fois que je me retrouve au bord d’une rivière à saumons où l’on peut pêcher en arrière saison (septembre-octobre), avec l’odeur des feuilles mortes et des champignons, je retrouve cette envie de prendre un saumon pour bien terminer l’année. Mais il faut pour cela changer un peu sa façon de pêcher et utiliser des modèles de mouches plus appropriés, car souvent nous avons à faire à des poissons qui sont dans la rivière depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour certains. Cependant, il faut compter aussi sur des poissons frais montés et, souvent, il y a de beaux sujets dans le lot. En ce qui concerne les mouches, leur taille doit être plus grosse que celles utilisées en période estivale. Si, l’été, vous pêchiez avec des modèles montés sur des hameçons n° 8 ou 10, le 6 est plus approprié en période automnale, avec un peu plus de tinsel pour augmenter l’effet de leurre à la mouche, car les poissons peuvent être très agressifs. Cela permet de réveiller les poissons qui “dorment” au fond des pools. L’Ecosse compte de nombreuses rivières, surtout sur la côte ouest. Ces rivières connaissent une remontée d’automne de saumons et ferment plus tard, de fin octobre au 15 novembre. Cela permet une pêche tardive du saumon. Ces rivières sont faciles d’accès, les parcours publics sont nombreux et peu onéreux. Je vous conseille d’y faire une petite expédition et de trouver la rivière de vos rêves.

Renseignez-vous sur les dates de fermeture, qui varient beaucoup d’une rivière à l’autre. La Bretagne, avec toutes ses rivières ouvertes en fin de saison, se prête bien à la pêche d’arrière-saison. Les biefs ou les “étangs” de moulin breton sont très prometteurs, il suffit de donner de la vitesse à la mouche et de l’animer convenablement pour obtenir des résultats. Il y a beaucoup de refus, mais quel plaisir de voir surgir un poisson qui fait au minimum 60 cm de dessous la berge, pours’arrêter à quelques centimètres de la mouche et faire demi-tour : l’adrénaline est à son maximum. Quand le poisson prend, alors quel plaisir ! Bien souvent l’hameçon simple est obligatoire et cela n’est pas facile. Je préfère les hameçons doubles, ils équilibrent mieux la mouche.
Toutefois, grâce à l’apparition de mouches tubes casqués, l’hameçon simple est possible sur ce genre de mouches et permet de faire des montages assez homogènes et très pêchants, surtout sur les courants vifs. L’hameçon simple est une bonne formule pour remettre les poissons à l’eau, car en général les poissons sont très colorés et doivent retourner à la rivière. Concernant la couleur des mouches, l’orange est une bonne teinte ; avec du tinsel, cela marche très souvent en fin de saison. Le noir fonctionne bien également, surtout en petit modèle ; le jaune est aussi une valeur sûre, particulièrement en fin de journée. Les mouches doivent être munies d’une queue assez longue pour avoir plus de mobilité, les saumons aiment bien cela. En ce qui concerne la soie, il faut quelquefois mettre une pointe plongeante si l’eau est forte, un 25/100 ou 30/100 au cas où un gros poisson frais vous prendrait votre mouche, ce que je vous souhaite à tous !

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