Indignez-vous !

Le “paradoxe” du Doubs franco-suisse

Encore quelques images bien attristantes !
Jusqu’à quand allons nous supporter tout çà !Voir ces poissons mourir après
plusieurs jours d’agonie ! Recouverts de mycoses, pourrissant lentement
mais sûrement ! Après la Loue, le Doubs franco-suisse dans le secteur de
Goumois a connu cet hiver des mortalités importantes de truites durant toute la
période de fraie. Ces rivières qui les accueillaient depuis si longtemps leur
sont devenues inhospitalières, un petit bouillon de culture où leur vie
s’apparente de plus en plus à de la survie ! Si le Doubs comptait cet
hiver de très nombreuses frayères avec des conditions hydrologiques plutôt
bonnes (plusieurs crues, un lit relativement propre, de basses températures), la
surprise fut de taille de voir les truites mourir en plein hiver. Pour l’heure,
il est assez difficile d’évaluer la quantité de truites mortes ou malades. Une
pêche électrique de grande ampleur semblable à celle qui a eu lieu en juillet
sur la Loue permettrait de connaître l’ampleur de ce désastre. Néanmoins, les
simples observations visuelles concluent à une mortalité continue qui s’est
déroulée durant tout l’hiver et qui n’est pas terminée. Il est clair que les
poissons sont toujours affaiblis depuis l’été et que l’effort lié à la
reproduction suffit à les mettre en danger de mort.

Les services de l’État, qui nient l’influence des
pratiques agricoles sur l’état de santé des cours d’eau franc-comtois, mais qui
doit rendre des comptes dans le cadre de la Directive Cadre Européenne sur
l’Eau pour 2015 essaie de comprendre les raisons de la catastrophe de la Loue
(et désormais du Doubs frontalier). L’Etat reconnaît que les poissons meurent
mais trouve paradoxal ce phénomène car selon lui, la Loue présente un bon état écologique
affirmé par de bonnes analyses. En prélevant des échantillons d’eau au milieu
de la rivière et en surface, les taux de nitrates sont sans doute beaucoup plus
faibles que s’ils étaient prélevés sur le fond et dans les zones d’eau morte.
Ainsi, une étude sera menée en 2011 pour comparer la Loue, rivière dont 90% des
poissons sont morts sur certains secteurs (pêches électriques de l’Onema
juillet 2010), avec une rivière présentée comme exempte de problèmes… le
Dessoubre ! Ceux qui connaissent l’état critique du Dessoubre avec son
tapis d’algues filamenteuses qui recouvre la quasi totalité du fond hors
période de crue savent qu’il ne s’agit certainement d’une rivière en bon état.
Certes les poissons n’y meurent pas (encore) en masse, mais tout pousse à croire
que cela ne devrait pas tarder.

Amoureux de ces rivières et de ces
poissons…..INDIGNEZ-VOUS ! Rejoignez-nous : Adhésion et
souscription : SOS Loue et rivières comtoises : http://www.arrete.net/

La manifestation à Ornans courant Juin sera
renouvelée cette année, soyez présents ! Si vous souhaitez écrire et
manifester votre mécontentement :

Direction départementales des territoire du
Doubs :

6 rue Roussillon 25000 Besançon.

E-mails : ddt-itb@doubs.gouv.fr

ddt-directeur@doubs.gouv.fr

ddt-sear@doubs.gouv.fr

ddt-sgrmn@doubs.gouv.fr

Préfecture du Doubs :

8 bis rue Charles Nordier, 25035 Besançon
Cedex

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