10 techniques ou matériaux qui ont révolutionné le montage des mouches

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Vous ne vous êtes peut-être pas posé la question, mais les petites choses qui rendent vraiment service au monteur, au pêcheur et souvent aux deux à la fois n’ont pas toujours existé. Voici ce qui a fait évoluer le montage des mouches depuis les années 1990, période de transition qui a vu l’arrivée de nouveaux matériaux et ensuite de nouvelles techniques.

A l’origine, c’est bien connu, il n’y avait rien ou presque… Ou plutôt si, plein de poissons, plein de pêcheurs, mais pas grand chose pour faire des mouches, mis à part des plumes souvent glanées auprès des chasseurs, voire ramassées à même le sol lors de la balade du dimanche autour des étangs et des cours d’eau. Si vous avez ne serait-ce qu’une cinquantaine d’années, vous vous souvenez forcément des magasins d’articles de pêche façon pharmacie à l’ancienne, tels qu’ils étaient du temps où nous n’avions pas un accès direct aux produits qui y étaient proposés.
Dans bien des cas, la situation était cocasse, surtout si le détaillant aimait se faire passer pour un gourou. Bon pêcheur, et de bon conseil, tout le monde n’avait d’autre choix que de lui témoigner une confiance totale. J’ai connu un de ces détaillants comme on en fera jamais plus, aussi rassurant que terrorisant, surtout vu du haut de mes 16 ans.
– « Bonjour, vous auriez du dubbing de phoque ? »
– « C’est pour quoi faire ? »
– « Euh, des nymphes de sedges, j’ai vu ça dans un magazine… » « Vous avez déjà vu une nymphe de sedge Mooonsieur ? Et pourquoi pas du dubbing de mammouth ou de la plume de ptérodactyle pendant qu’on y est ? »
Et vous repartiez avec ce qu’il avait décidé de vous vendre, après vous avoir dit ; « Vous savez Mooonsieur, on lit beaucoup d’âneries dans les journaux de pêche ».
Il faut bien reconnaître que ce détaillant avait à la fois raison et tort. Car avec un peu de poils de lièvre, quelques plumes de faisan et de coq, on prendra toujours des truites, mais en revanche, ne pas avoir accès aux nouveautés nous privait d’un terrain d’exploration fantastique. Mais au milieu des années 1980, les nouveaux matériaux étaient rares. Il aura fallu attendre le milieu des années 1990 pour que la situation se débloque. Avec un ami, nous commandions au Luxembourg chez Tony Van Der Molen, qui à l’époque (c’était le tout début d’Internet, mais il n’était pas encore possible d’acheter en ligne) éditait un catalogue avec toute la gamme des hameçons Tiemco, les premiers fils de montage fins Danville et même un large choix de matériaux de montage pour le saumon, le bonefish et tous les poissons qui se pêchent à la mouche.
L’évolution du montage de mouches s’est faite comme un puzzle. Il y a eu la plume de cul de canard, qui a véritablement révolutionnée la pêche de la truite et de l’ombre (voire la mouche de légende de ce numéro p. 70), puis les techniques ont évolué avec le twister à dubbing, puis les pinces pour travailler ces plumes qui, au départ, étaient systématiquement enroulées ou plus tard posées droites façon “voilier”. Pour les nymphes, les billes métalliques, tout d’abord en laiton, puis bien plus tard en tungstène ont favorisé la miniaturisation des modèles. Depuis peu, la résine UV est à la mode, pour son aspect lisse qui améliore l’immersion.
Mais c’est surtout les streamers et les mouches pour la pêche en mer qui ont le plus bénéficié des produits dérivés du textile et qui font merveille pour imiter des petits poissons et des crustacés.

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