On pêchera encore un peu en 2017 au nord de Brest – Fermer le bar (suite)

pêche au bar

On pourra encore manger du bar en 2017 au nord du 48° parallèle. Mais, si l’on en croit la nouvelle réglementation que le Comité International pour l’Exploitation de la Mer (CIEM) propose de faire adopter par les ministres européens, on en mangera beaucoup moins. Aux partisans d’une interdiction totale de la pêche (notamment les Anglais pour qui cet interdit sera effectif à l’intérieur des 12 milles de leurs eaux territoriales) le CIEM a demandé un délai supplémentaire d’un an qui ménage notamment les ligneurs et les pêcheurs récréatifs. Ainsi, au delà d’Audierne et sur toutes la côte nord de Brest à Calais, la règle générale du point 1 de l’article 10 du règlement du conseil est bien l’interdiction totale de la pêche. Elle sera effective et sans dérogation possible pendant les mois de février et mars pour enfi n laisser tranquille les poissons pendant leur période de reproduction. Les exceptions acceptées par le CIEM concernent d’abord les pêcheurs professionnels à la ligne qui devront toutefois respecter un quota de 10 tonnes par bateau et par mois.

Les pêcheurs de loisirs, dont on nous dit qu’ils sont responsables de 30 % des captures actuelles, seront eux limités à 10 bars par pêcheur et par mois. Enfi n les grosses unités, chalutiers, fi leyeurs, bollincheurs et pélagiques ne pourront détenir à bord plus de 1 % de bar dans leur cargaison. Ce tonnage résiduel étant limité à une tonne par mois. Ces quelques dérogations sont en contradiction avec l’avis du CIEM de juillet 2016 qui « face à l’état alarmant du stock en zone nord, recommandait pour 2017, un moratoire total pour la zone Manche, mer Celtique, et mer du Nord. » Si l’on en croit l’Ifremer, « c’est la prise en compte dans le modèle d’évaluation de nouvelles données, notamment sur les structures démographiques des captures, qui a conduit à une révision du diagnostic par rapport à l’an dernier. » Pour autant « le nouveau diagnostic confi rme la poursuite d’une baisse de la biomasse de reproducteurs. » En fait les experts du CIEM ont pris en compte le grave problème social qu’aurait constitué une interdiction totale pour les artisans pêcheurs. La pêche touristique ayant bénéfi cié de considérations équivalentes. Reste qu’aucune mesure sérieuse ne sera cette année encore prise pour les zones situées au sud du 48° parallèle. Sans doute parce que – comme le nuage de Tchernobyl – l’effondrement des stocks de bar s’arrête au sud d’Audierne.

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